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Qui protège la députée de la "honte" ?
Elle déverse depuis des semaines sa haine en toute impunité
Publié dans Liberté le 26 - 06 - 2019

Elle a été élue députée de la circonscription de Boumerdès lors des législatives de mai 2017. Dès lors qu'elle bénéficie de l'immunité parlementaire, "la dépitée" ne s'est pas gênée pour déverser sa haine du Kabyle, de l'amazighité et plus récemment, elle s'en était même prise à Djamila Bouhired, une icône de la résistance contre le colonialisme. Il est, à vrai dire, inopportun de s'intéresser aux sorties de cette inqualifiable femme politique. Mais la question lancinante qui se pose est qui est cette partie qui la protège ?
La justice qui reste spectatrice devant cet affligeant spectacle qu'elle donne chaque fois sur les réseaux sociaux est suspect. Elle s'est pourtant autosaisie, par le passé, dans des affaires encore moins polémiques que celles remuées par cette dame. La justice qui a promis le recouvrement de son indépendance depuis le soulèvement citoyen, est restée de marbre devant la persistance de la bêtise de cette députée. Idem pour les officiels qui sont restés, même avant le soulèvement, silencieux devant tant de haine et d'agressivité répandues par cette dame contre une partie des Algériens. D'aucuns doutent qu'elle bénéficie d'une protection d'où sa persistance dans "son œuvre".
Tout récemment, elle a même reconnu qu'elle était "raciste" et a appelé "à rompre toute relation commerciale et matrimoniale" avec les Amazighs qu'elle présente, honteusement, comme "adeptes de la fourchette", dans une allusion au signe Z (aza) en tifinagh gravé au milieu de l'emblème amazigh. Les attaques de cette désillusionnée contre les Kabyles en particulier et les Amazighs en général ne se résument pas à des critiques d'ordre politique ou idéologique. Elles ont pris, depuis quelque temps, des orientations inattendues tant elle appelle clairement et franchement à la scission entre ce qu'elle appelle "nous", donc "les Arabes" et ceux qu'elle présente comme Amazighs.
Mais face à toute cette agitation venimeuse et sournoise, la justice n'a pas jugé utile d'intervenir afin de mettre fin à cette escalade d'animosité. Cette institution a préféré jeter en prison des manifestants qui ont brandi l'emblème amazigh. Qualifier une partie des Algériens de "zouaves", de "danger" qu'il faudrait "exterminer" n'est surtout pas "un acte isolé". Les mots qu'elle utilise reflètent une réelle intention. Sinon sa récidive est un acte puni par la loi.

Mohamed Mouloudj


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