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Le port de l'emblème amazigh n'est pas un délit
Le Tribunal d'Annaba a rendu son verdict jeudi
Publié dans Liberté le 10 - 08 - 2019

Le jugement rendu par le tribunal d'Annaba sera-t-il l'exception ou indiquera-t-il la manière avec laquelle sera résolue l'incarcération, sans fondement juridique de manifestants ? La réponse viendra bientôt du tribunal de Sidi Mhamed.
"Relaxe et restitution des emblèmes réquisitionnés" (drapeau national et étendard amazigh), tel est le verdict prononcé, jeudi 8 août, par la magistrate, qui a présidé l'audience au tribunal d'Annaba dans le procès de Nadir Fetissi. Poursuivi pour atteinte à l'unité nationale par le biais du port d'un emblème autre que le drapeau national, le quadragénaire a été arrêté lors de la marche du 5 juillet dernier et placé sous mandat de dépôt par le juge d'instruction. Il a recouvré sa liberté ce jeudi.
Au-delà, l'issue du procès revêt une importance capitale dans le contexte actuel, par sa portée politique et son incidence indubitable sur le sort d'une quarantaine d'autres détenus pour des motifs identiques. Mme Ghania Semah, réputée, selon des avocats d'Annaba, pour ses jugements équitables, n'a pas suivi le procureur lequel a requis dix ans de prison ferme et une amende de 200 000 DA contre le prévenu.
Elle a rendu sa décision en se basant sur l'absence de dispositions pénales criminalisant le port de l'emblème amazigh sur la voie publique, comme l'a plaidé le collectif de défense de Nadir Fetissi. Le verdict servira théoriquement de jurisprudence dans les autres cas en suspens, notamment à Alger où les procès débuteront le 15 août courant. Dans l'absolu, il sera difficile de justifier, à présent, une condamnation des hirakistes, détenus à cause de la bannière amazighe, même à deux mois de prison avec sursis, peine écopée par deux manifestants à Chlef et un à Jijel.
En ordonnant la restitution des drapeaux à Nadir Fetissi en sus de sa relaxe, le tribunal d'Annaba confirme que le fait de les arborer, lors des manifestations ou ailleurs, ne peut être considéré comme un délit. La justice a, ainsi, pour la première fois, contredit le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, qui a formellement interdit, dans son discours datant de fin mai, l'association d'un autre emblème au drapeau national lors des démonstrations de rue.
La police a entrepris, alors, une chasse aux manifestants, et les juges d'instruction, dans certaines villes, particulièrement Alger, ont ordonné des mandats de dépôt et des contrôles judiciaires pas dizaines. La mobilisation s'est organisée pour leur libération. Chaque vendredi, des citoyens, par milliers sur l'ensemble du territoire national, scandent : "Libérez nos enfants ya haggarine" (despotes). Le panel de dialogue et de médiation, dirigé par l'ancien président de l'APN Karim Younès, a posé, aussi, la sortie de prison des détenus d'opinion comme un préalable.
C'était compter sans la volonté du chef de l'institution militaire, qui les a qualifiés "de traîtres à la nation", refusant catégoriquement de concéder leur libération comme mesure d'apaisement. Le jugement rendu par le tribunal d'Annaba sera-t-il l'exception ou dictera-t-il la manière avec laquelle sera résolu le problème des détenus d'opinion ? La réponse sera donnée, dans les prochains jours, par le tribunal de Sidi M'hamed.

Souhila Hammadi


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