Le Canada a retiré samedi ses militaires déployés depuis plus d'un an à Gao au Mali, a annoncé le ministre canadien de la Défense dans un communiqué rendu public. Cette force opérationnelle aérienne déployée depuis juillet 2018 dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a mobilisé ses capacités d'évacuation en matière aéromédicale, de logistique et de transport. La force canadienne déployée au Nord du Mali est composée de quelque 250 militaires avec huit hélicoptères et autres équipements militaires. Une logistique qui s'est avérée "essentielle à la conduite des opérations des Nations unies dans les régions éloignées et vulnérables du pays", a précisé un communiqué des autorités canadiennes. Les forces armées canadiennes ont commencé leur départ progressif du Mali le 31 juillet avec l'arrêt des tâches de transport aérien. En revanche, pour limiter l'écart entre le départ de la Force opérationnelle aérienne (FOA) du Canada et l'arrivée de la Roumanie, qui devait prendre le relais hier, le Canada devait maintenir un "service minimum" en assurant les évacuations sanitaires aériennes de réserve jusqu'au 31 août. D'ailleurs, une équipe restreinte de militaires canadiens va assurer la transition pour aider la Roumanie à déployer ses effectifs. "Cela permettra d'atténuer les perturbations dans la disponibilité des capacités critiques pour les forces de la Minusma et aidera à mettre en place la rotation roumaine pour assurer le succès opérationnel", précise-t-on de même source, ajoutant que l'engagement du Canada au Mali "contribue à assurer la stabilité et à bâtir un avenir meilleur pour sa population en favorisant le développement durable, la paix et la sécurité". Une approche qui englobe l'aide diplomatique et humanitaire ainsi que l'expertise militaire et policière canadiennes, selon la diplomatie canadienne qui dit soutenir l'ONU dans ses missions de maintien de la paix dans le monde. "Le Canada est déterminé à participer aux missions de maintien de la paix de l'ONU, que nous considérons comme un outil essentiel pour créer un monde plus sûr et plus pacifique. Par notre soutien à la Minusma et d'autres contributions au Mali et au Sahel, nous prenons des mesures concrètes pour assurer une paix et une stabilité durables au Mali", a estimé pour sa part Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères. Pour preuve, l'engagement des Forces armées canadiennes envers l'ONU se poursuit dans le cadre de l'opération Présence-Ouganda avec le déploiement d'un détachement de transport aérien tactique à l'appui des opérations de paix en Afrique. Le Canada avait refusé de prolonger sa présence au Mali, en dépit des sollicitations des Nations unies.