PRESIDENTIELLE DU 12 DECEMBRE : Tebboune déposera son dossier samedi    LES RETRAITES MILITAIRES INTERDIT D'EXERCER EN POLITIQUE : Le statut général des personnels militaires à l'APN    CNAS : Plus de 25 000 travailleurs non déclarés en 2019    AFFAIRE DES 701 KG COCAINE : Les deux frères ‘'d'El Bouchi'' devant le juge d'instruction    ORAN : Grève des collecteurs privés d'ordures ménagères    SIDI BEL ABBES : La santé mentale, thème d'une formation de 5 jours    Tribunal de Bab El Oued : 18 mois de prison ferme requis contre 5 détenus du drapeau amazigh    Real Madrid: Zidane reste optimiste pour Hazard    Ligue 1: Le programme des rencontres de ce mercredi    La Tunisie veut forcer son destin    Des manifestants exigent la fermeture du bureau des élections    "Nos enfants ne sont pas des bandits !"    Mahrez dans la liste des 30 nominés    Chita de retour    Les étudiants empêchés de rallier le tribunal de Sidi M'hamed    Les Kurdes ont quitté la zone de sécurité    La Russie se replace en Afrique    Les exclus du logement social bloquent la route    TBC pour atténuer le "terrorisme routier"    Promouvoir et encourager les jeunes cinéastes    Le dernier sourire de Larbi Ben M'hidi ou le peuple algérien en son miroir    Incendie à l'Ecurie royale de Turin, site Unesco    La diversité culturelle est à même de produire une élite équilibrée et efficiente dans la société    Le taux d'inflation à 2,4% sur un an    Hôpital Mustapha Bacha : Organisation de la circulation des véhicules    «Elargir le champ des investigations sans se passer du contrôle de la justice»    Les étudiants pointent une justice subsidiaire    Situation socioéconomique, politique et perspectives de l'Algérie 2020/2030    Ouverture du Salon Hassi-Messaoud Expo 2019    Ligue des champions d'Europe: Gros choc à Milan, Ajax et Barcelone pour la confirmation    Le NB Staouéli dans le groupe 2    Une femme à la tête de la Ligue de football de la wilaya    Ludovic Batelli a échoué, il s'en va, ses références dénoncées    Bensalah se rend à Sotchi    Fin de l'info box : Une sensation verte à Glaris    USA: Trump déclare son amour aux russes    Brexit: Boris Johnson ne s'avoue pas vaincu malgré les obstacles    Omnisports : Signature d'un accord-programme de pratique sportive au sein des universités    Libye SOS Méditerranée cherche de nouveau un port sûr pour 104 migran    Election présidentielle : Un nouvel Etat de droit issu de la volonté du peuple    Présidentielle Rabehi met en garde les professionnels de l'information contre les "fake news"    Sétif: A la recherche des modalités pour harmoniser et réduire les inégalités entre les territoires    Transport: Tassili Airlines renforce ses dessertes vers le Grand Sud à partir de novembre    M. Zitouni " 90% des dossiers gelés de moudjahidine ont été traités "    Publication: "Aperçu de la culture et les chants amazighs dans les Aurès, Ouargla et la Kabylie", nouveau livre de Salim Sahali    237 détenus libérés pour désengorger les prisons    16 oeuvres de jeunes cinéastes en compétition    "Nous n'avons pas fermé d'églises"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Début de décantation sur la scène politique
Une vingtaine de prétendants à la candidature malgré le rejet de la rue
Publié dans Liberté le 22 - 09 - 2019

Les choses se clarifient davantage au sein de la classe politique. Au fur et à mesure que l'échéance du 12 décembre approche, partis et personnalités nationales choisissent chacun son camp. C'est la décantation. Entre ceux qui ont choisi d'accompagner la rue dans son mouvement et ceux qui adhèrent à la feuille de route du pouvoir, le champ politique offre à présent une meilleure lisibilité.
D'un côté, des partis qui font des exigences du soulèvement citoyen leurs principales revendications. De l'autre, ceux qui ont choisi de suivre la voie tracée par le pouvoir, soit celle de l'élection présidentielle. La convocation du corps électoral et la programmation du scrutin pour le 12 décembre ont fini par provoquer cette décantation. Jusqu'à hier, une vingtaine de responsables de parti ou d'indépendants ont retiré les formulaires de candidature.
La situation que vit actuellement la classe politique n'est pas nouvelle. C'est souvent les positions des uns et des autres face à des situations ou événements donnés qui départagent les formations politiques. Le mouvement populaire que vit le pays depuis le 22 février en est la parfaite illustration. Entre ceux qui pensent l'accompagner pour en finir avec le système en place et ceux qui y voient un tremplin pour arriver au pouvoir, les appréciations faites de ce soulèvement impliquent un début de décantation.
Ceux qui aspirent à jouer un rôle quelconque lors du scrutin du 12 décembre font fi d'une rue qui mobilise plus que jamais pour faire avorter, pour la troisième fois, une tentative du pouvoir de faire élire un président. Cela dit, rien ne garantit, par-dessus tout, la tenue de cette élection, qui pourrait être condamnée à connaître le même sort que celles du 18 avril et du 4 juillet.
C'est dire que, tout compte fait, ceux qui ont fait le premier pas vers la participation à l'élection risquent de ne pas aller plus loin dans cette direction, sachant eux-mêmes que le scrutin pourrait ne pas avoir lieu. C'est donc un saut dans l'inconnu pour les Benflis, Makri, Belaïd, Sahli et plein d'autres prétendants. La détermination de la rue à rejeter tout processus électoral qu'imposerait le régime sans passer par une transition qui garantira un assainissement de la vie publique est une donnée que les soutiens de la feuille de route du régime ne peuvent ignorer.
La démonstration de force du mouvement populaire au 31e vendredi, notamment à Alger, confirme, si besoin est, que la prochaine élection a toutes "les chances d'échouer". Le choix des partis de la mouvance démocratique et des personnalités regroupés au sein de l'Alternative démocratique est plus judicieux. Contrairement aux autres courants auxquels on attribue l'épithète de nationaliste ou d'islamiste, ceux du camp des démocrates ont trouvé dans la rue un prolongement de leur discours, de leur position et de leur projet.
Le rejet de l'élection du 12 décembre prochain par les citoyens suppose également la récusation des candidats. Dans ce cas de figure, toute participation au processus de règlement de la crise tel que défini par le pouvoir, va signer, fatalement, l'acte de décès de ceux qui l'adoptent ou y souscrivent en faisant acte de candidature.

Mohamed Mouloudj


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.