Naples : Revirement de situation pour Koulibaly ?    Lutte contre la rage : atteindre l'objectif de "zéro cas" en Algérie    Arrestation d'un usurpateur de fonction de cadre auprès de la présidence de la République    Les avocats maintiennent la pression    Les commerçants de boissons alcoolisées reviennent à la charge    Campagne de sensibilisation pour l'utilisation des TPE    La flamme de l'espoir    48 directeurs d'annexes Ansej limogés    Adel Kansous, nouveau P-dg de l'Anep    L'Azerbaïdjan et l'Arménie au bord de la guerre    Investiture controversée de Loukachenko au Bélarus : L'opposition redescend dans la rue    Le ministère de la Défense dénonce une atteinte à la sécurité    Le SG de l'ONU en appelle à la responsabilité des états    Téhéran dévoile un nouveau missile sur fond de tensions avec les états-Unis    Le ministre des Affaires étrangères à Tunis pour une visite de travail    Visite du président du gouvernement espagnol    Trump exige un contrôle antidopage de Biden en vue de leur débat    Mohamed Sbahi dément sa convocation par la justice    La fille des Aurès    Mandi buteur face au Real    Belhoucini à Umm Salal, c'est fait !    Nabila Smaïl démissionne de l'APW de Tizi Ouzou    Le soutien sans réserve du FLN    Hamidou appelle à la promotion d'un tourisme responsable et durable    Prise en charge psychiatrique d'adolescents : Plaidoyer pour l'aménagement de structures d'hospitalisation    Les partenaires sociaux pas très convaincus    ...sortir ...sortir ...sortir ...    Un tribunal de la "raison" et de la "saison"    "Le prix Yamina-Mechakra toujours dans l'attente d'un agrément"    Actucult    Beni Amrane : Le déplacement de la stèle des martyrs contesté    Mascara: Le foncier industriel inexploité sera récupéré    Adrar: Des promesses pour le secteur de la jeunesse et des sports    Protection des consommateurs: «Les Associations sont empêchées d'accomplir leur mission»    Pluies orageuses sur le Centre et l'Est    Djelfa: Trois morts dans une collision    CA Bordj Bou-Arréridj: Vers une autre saison ratée    USM Bel-Abbès: Chérif El-Ouazani ne fait pas l'unanimité    Mutisme !    Une délégation en visite à la Zone industrielle d'Es-Senia: La Chambre du Commerce apporte son soutien aux opérateurs économiques    Sites expropriés pour l'implantation des logements AADL à Es-Sénia: Des exploitants agricoles non indemnisés en appellent au ministre    LE BIENFAIT D'UN VIRUS    De pays de demain et de l'Algérie post-novembriste    «Le vent du sud ou ouargla la sultane des oasis»    Sit-in des avocats à Alger    Report du procès en appel    L'Algérie a besoin d'un baril à 157 dollars    Guardiola encense de nouveau Mahrez    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Début de décantation sur la scène politique
Une vingtaine de prétendants à la candidature malgré le rejet de la rue
Publié dans Liberté le 22 - 09 - 2019

Les choses se clarifient davantage au sein de la classe politique. Au fur et à mesure que l'échéance du 12 décembre approche, partis et personnalités nationales choisissent chacun son camp. C'est la décantation. Entre ceux qui ont choisi d'accompagner la rue dans son mouvement et ceux qui adhèrent à la feuille de route du pouvoir, le champ politique offre à présent une meilleure lisibilité.
D'un côté, des partis qui font des exigences du soulèvement citoyen leurs principales revendications. De l'autre, ceux qui ont choisi de suivre la voie tracée par le pouvoir, soit celle de l'élection présidentielle. La convocation du corps électoral et la programmation du scrutin pour le 12 décembre ont fini par provoquer cette décantation. Jusqu'à hier, une vingtaine de responsables de parti ou d'indépendants ont retiré les formulaires de candidature.
La situation que vit actuellement la classe politique n'est pas nouvelle. C'est souvent les positions des uns et des autres face à des situations ou événements donnés qui départagent les formations politiques. Le mouvement populaire que vit le pays depuis le 22 février en est la parfaite illustration. Entre ceux qui pensent l'accompagner pour en finir avec le système en place et ceux qui y voient un tremplin pour arriver au pouvoir, les appréciations faites de ce soulèvement impliquent un début de décantation.
Ceux qui aspirent à jouer un rôle quelconque lors du scrutin du 12 décembre font fi d'une rue qui mobilise plus que jamais pour faire avorter, pour la troisième fois, une tentative du pouvoir de faire élire un président. Cela dit, rien ne garantit, par-dessus tout, la tenue de cette élection, qui pourrait être condamnée à connaître le même sort que celles du 18 avril et du 4 juillet.
C'est dire que, tout compte fait, ceux qui ont fait le premier pas vers la participation à l'élection risquent de ne pas aller plus loin dans cette direction, sachant eux-mêmes que le scrutin pourrait ne pas avoir lieu. C'est donc un saut dans l'inconnu pour les Benflis, Makri, Belaïd, Sahli et plein d'autres prétendants. La détermination de la rue à rejeter tout processus électoral qu'imposerait le régime sans passer par une transition qui garantira un assainissement de la vie publique est une donnée que les soutiens de la feuille de route du régime ne peuvent ignorer.
La démonstration de force du mouvement populaire au 31e vendredi, notamment à Alger, confirme, si besoin est, que la prochaine élection a toutes "les chances d'échouer". Le choix des partis de la mouvance démocratique et des personnalités regroupés au sein de l'Alternative démocratique est plus judicieux. Contrairement aux autres courants auxquels on attribue l'épithète de nationaliste ou d'islamiste, ceux du camp des démocrates ont trouvé dans la rue un prolongement de leur discours, de leur position et de leur projet.
Le rejet de l'élection du 12 décembre prochain par les citoyens suppose également la récusation des candidats. Dans ce cas de figure, toute participation au processus de règlement de la crise tel que défini par le pouvoir, va signer, fatalement, l'acte de décès de ceux qui l'adoptent ou y souscrivent en faisant acte de candidature.

Mohamed Mouloudj


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.