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Ahcène Kadi et Karim Boutata placés sous mandat de dépôt
Les deux militants du Raj sont accusés d'"atteinte à l'unité nationale"
Publié dans Liberté le 30 - 09 - 2019

Ils ont été arrêtés jeudi séparément à Alger-Centre et transférés aussitôt, selon leurs proches, à la brigade de gendarmerie de Bab Jdid où ils ont été maintenus en garde à vue.
L'information est tombée hier vers 13h. Les deux militants de l'association RAJ, Ahcène Kadi et Karim Boutata, sont poursuivis pour atteinte à l'unité nationale conformément aux articles 76 et 79 du code pénal, affirment les avocats chargés de les défendre. Les accusations énoncées dans l'article 76 sont particulièrement graves : "Est puni de la réclusion de deux (2) à dix (10) ans, et d'une amende de dix mille (10 000) dinars à cent mille (100 000) dinars, quiconque, en temps de paix, enrôle des volontaires ou mercenaires pour le compte d'une puissance étrangère en territoire algérien." Dès lors, les citoyens, rassemblés devant le tribunal de Sidi M'hamed en soutien aux détenus du hirak, n'avaient pas vraiment d'espoir quant à une hypothétique libération.
Les appréhensions se sont confirmées une heure plus tard. Le juge d'instruction, devant lequel les deux jeunes militants actifs du RAJ (Rassemblement Actions Jeunesse) ont comparu, a ordonné le mandat de dépôt à la désormais célébrissime prison d'El-Harrach. Ils ont été arrêtés jeudi séparément à Alger-Centre et transférés aussitôt, selon leurs proches, à la brigade de gendarmerie de Bab Jdid. Par ailleurs, dans la matinée, Oudihat Tahar et Abiche Djaber, deux manifestants arrêtés le 21 juin dernier lors d'une marche dans la capitale pour port de l'emblème amazigh et placés en détention préventive le dimanche 23 juin, ont été présentés devant le juge d'instruction de la chambre n°11 du tribunal sis à la rue Abane-Ramdane.
Ils sont accusés d'atteinte à l'unité nationale sur la base des dispositions de l'article 79 du code pénal. Me Seddik Mouhous, qui leur a porté assistance juridique, a dénoncé, à l'instar de nombreux de ses confrères, un abus dans le mandat de dépôt contre des prévenus justifiant d'une adresse connue et qui ne présentent aucun risque de destruction de preuves. "Nous attendons l'ordonnance du juge. Il peut décider de renvoyer l'affaire au tribunal ou prononcer un non-lieu", a-t-il expliqué, sans augurer d'une issue heureuse pour les deux détenus. Il se réfère dans son pronostic pessimiste au verdict suspendu de plusieurs manifestants incarcérés. Près d'un mois après les avoir entendus (audition le 4 septembre dernier), le juge d'instruction n'a pas tranché le cas de Samira Messouci, d'Aouissi Hocine Mustapha, de Challal Amokrane et de Kichou El-Hadi, entendus jeudi dernier.
"Je ne crois pas avoir une décision aujourd'hui. D'autres détenus seront présentés demain (aujourd'hui lundi, ndlr) et mardi", a estimé notre interlocuteur. Il est approché alors par trois jeunes hommes qui voulaient s'enquérir du sort de Smaïl Chebili, un étudiant en sixième année de chirurgie dentaire, arrêté vendredi 27 septembre parce qu'il portait une écharpe aux couleurs de l'emblème amazigh. Il a passé deux nuits dans une cellule du commissariat de Cavaignac et a été présenté, hier, devant la chambre d'accusation n°4 du tribunal de Sidi M'hamed, a rapporté son frère Idir. Pour lui aussi, la sentence est sans appel : le mandat de dépôt.
Révoltés, quelques dizaines de citoyens et militants politiques et des droits de l'Homme n'ont eu de cesse de crier, devant l'enceinte du tribunal d'Alger-Centre : "Vous les despotes, libérez nos enfants", "Les détenus du hirak, cause nationale", "Familles des détenus, vos enfants sont les nôtres"… Areski Chaâlal, président du Collectif des familles des détenus, a motivé davantage les manifestants lorsqu'il a relevé le traitement particulier de l'affaire de l'emblème amazigh entre les juridictions d'Alger et celles des autres wilayas. "Alger-Annaba, même loi" a résonné, en écho à ses propos, aux alentours de la rue Abane-Ramdane. Youssef Ramdane Tazibt, cadre dirigeant du Parti des travailleurs, Amina, épouse du cinéaste Moussa Haddad décédé il y a quelques jours, la coordinatrice d'Amnesty International en Algérie, le président du RAJ, Abdelouahab Fersaoui, et des militants du RCD ont participé au rassemblement.

Souhila Hammadi


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