Covid-19: le personnel soignant appelés à fédérer ses efforts pour endiguer la pandémie    430 nouveaux cas confirmés et 9 décès en Algérie    Boubaghla, un symbole de bravoure et de résistance face à l'occupation française    Athlétisme-Covid19: la Fédération algérienne décrète une saison à blanc    Accidents de la circulation : 10 morts et 357 blessés en 48 heures    L'UE ne reconnait pas la marocanité du Sahara Occidental    Skikda: "la récupération du crâne du chahid Bensaâd, permettra d'enseigner l'Histoire aux nouvelles générations"    Djerad préside une cérémonie de remise des clefs à 1.000 bénéficiaires de logements AADL à Baba Hassen    Le nouveau tsar    Les Syriens et les Français en tête    Disponibilité d'Android 11 Beta sur OPPO Find X2 Series    Chanegriha confirmé au poste de chef d'état-major de l'ANP    Le Mali à la croisée des chemins    Ce que risquent l'Algérie, le Maroc et le Rwanda    Le bilan s'alourdit à 89 morts    Le chef du gouvernement tiendra-t-il le coup ?    La Corée du Nord contre tout assouplissement «prématuré» du confinement    Le Président proroge de trois mois le recours à l'armée pour la mise en œuvre du confinement    Débat virtuel sur le hirak avec Bouchachi et Belkaïd    Les clubs de la Ligue 1 ont cumulé un déficit estimé à 1 000 milliards de centimes    Zidane ne souhaite pas un départ de Messi du Barça    Mohyiddine Kerrache signe pour quatre ans    LE HIRAK EST UN MOUVEMENT DE PROTESTATIONS, DE REVENDICATIONS ET NON UN PARTI POLITIQUE OU UNE COOPTATION DE CERTAINS INDIVIDUS.    Les candidats à l'instance présidentielle connus mardi prochain    Un geste d'apaisement qui en appelle d'autres    Les médecins critiquent la gestion de la crise    L'organisation des fêtes de fin d'année interdite    «L'obstination de certains pour un projet inutile»    Les citoyens ferment le siège de l'APC    Deux navires de Sonatrach mis sous séquestre    Décès du poète et parolier Mohamed Angar    Chanegriha: le rapatriement des crânes des résistants, un complément aux fondements de la souveraineté nationale    Brèves    Chlef : Le projet des deux trémies toujours en souffrance    JSMB : Nacer Yahiaoui n'est plus    Mouloudia d'Alger : La direction fustige la FAF    Taleb Omar appelle à davantage de mobilisation contre l'inaction de l'ONU face aux dépassements de l'occupant    Biskra : La Casnos active un portail électronique pour ses affiliés    Poésie. Agarruj Yeffren de Mohamed Said Gaci : Un trésor caché    Agression de l'éditeur Karim Chikh : Vague d'indignation sur la toile    Paléontologie : Le jurassique au pied de la cite Malki    Ligues 1 et 2: Encore des divergences sur la reprise    En dépit d'une décision de l'UE: L'Espagne ne rouvrira pas ses frontières aux Algériens    Non respect des mesures préventives contre le Covid 19 : 1034 infractions en un mois    De l'eau pour tous...    L'INDEPENDANCE, LE HIRAK ET LE MAL PROFOND    Adrar: L'ex-député Mohamed Guerrot n'est plus    l'Algérie a honoré sa dette    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les propositions du FCE
Entreprises en difficulté
Publié dans Liberté le 13 - 10 - 2019

C'est un véritable cri de détresse qu'ont lancé, hier, les chefs d'entreprise. "La réalité aujourd'hui est amère", a indiqué le président du Forum des chefs d'entreprise (FCE), Mohamed Sami Agli, lors de l'université d'été de l'organisation patronale, organisée à l'Ecole nationale supérieure de l'informatique à Alger. M. Agli a évoqué une situation extrême. "Les entreprises souffrent, et de l'autre côté on ne voit pas forcément de réactivité", a relevé le président du FCE. "Tous les jours nous perdons des entreprises et des emplois", a-t-il ajouté, regrettant l'absence d'action, qui "malheureusement" risque, encore "de s'accentuer". La crise que vivent les entreprises remonte à 2014, depuis la chute du prix du pétrole, mais, selon Mme Nacira Haddad, directrice générale de l'entreprise Incosyn, les difficultés des entreprises se sont exacerbées. "L'opération mains propres a eu un effet boomerang", a-t-elle estimé, relevant l'inertie totale qui caractérise l'administration, avec comme corollaire "l'absence de décision et d'interlocuteurs".
Les entreprises font face, également, aux problèmes de financement et d'endettement. "Au niveau des banques publiques, c'est la panne. Il n'y a aucune prise de décision. On ne finance pas l'exploitation encore moins l'investissement", relève Mme Nacira Haddad. Concernant l'endettement, les entreprises sont confrontées à des difficultés sérieuses. Du coup le FCE plaide pour des moratoires avec les banques et les caisses de sécurité sociale.
L'organisation patronale a évoqué, également la question de la commande publique, qui aurait pu jouer un rôle de levier de consolidation des entreprises. "20% du PIB est tiré par la commande publique", révèle le FCE, évoquant, aussi, la nécessité de réviser les dispositifs d'accompagnement à la création au développement des entreprises. Selon Mme Nacira Haddad, de 1991 à 2010, l'Etat a consenti plus de 50 milliards de dollars en assainissement des entreprises publiques.
De 2010 à 2014, environ 20 milliards de dollars ont été consacrés pour les plans de développement des entreprises publiques, "90% d'entre elles sont incapables de pouvoir continuer leur fonctionnement et assurer leur développement".
Autre constat : un million de mètres carrés de foncier dormants dans le secteur public. "Il ne faut pas diaboliser le privé", plaide le président du FCE, estimant qu'à "une situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles". L'organisation patronale propose pour le traitement de l'endettement, la réactivation du dispositif du rééchelonnement des dettes fiscales des entreprises déjà mis en œuvre en 2012.
Le FCE suggère d'appliquer un moratoire d'une année à deux années et l'étalement du principal, sur une période d'une à trois années, selon le degré d'endettement de l'entreprise. Le même dispositif pourrait être appliqué pour les dettes parafiscales. Le FCE souhaite, aussi, la réactivation du dispositif banques-entreprises, mis en place en 1996 en matière d'endettement bancaire.
Pour le financement de l'investissement, l'organisation patronale juge nécessaire la prise de mesures à la fois contraignantes et incitatives aux banques à capitaux privés pour les amener à s'impliquer dans de le financement l'investissement productif.
Pour les banques publiques, le FCE souligne la nécessité d'ouvrir le conseil d'administration à de l'expertise indépendante aux lieu et place de la composante de fonctionnaires actuelle déconnectée de la réalité économique. Il faut également mettre un terme aux injonctions extérieures pour la location des ressources.
Par ailleurs, lors d'un point de presse le président du FCE a estimé, que le moment n'est pas opportun pour l'examen de l'avant-projet de loi de finances.

Meziane Rabhi


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.