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Imène Kaci Moussa, gardienne du tapis de Beni Izguen
Lauréate du 3e prix "Ali-Maachi"
Publié dans Liberté le 23 - 03 - 2020

Lauréate du troisième prix "Ali-Maachi" pour les jeunes créateurs dans la catégorie des arts plastiques, Imène Kaci Moussa a fait du tapis de Beni Izguen son thème : "Le tapis amazigh, étude plastique aux formes et aux couleurs", à l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Alger.
Le tapis berbère, qui a séduit et inspiré l'artiste peintre d'origine allemande Paul Klee (1879-1940), n'a de descendance que son authenticité qu'il puise d'une lignée de tisseuses du terroir.
C'est dire qu'il ne laisse pas indifférent, le tapis de l'Afrique du Nord. Pas même l'artiste peintre Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier (1887-1965). Et pour cause, le tapis berbère est conçu au secret séculaire du métier à tisser et s'illustre d'abord de l'historicité du savoir-faire de ces dames, gardiennes de l'oralité mais aussi des signes millénaires berbères. En témoigne le doigté de ces "brodeuses" d'où a éclos le fleurage qu'elles ourdissent jusqu'à obtenir l'aquarelle d'une kyrielle de motifs qui soient, comme par magie, l'égal des figures de l'art rupestre. Et de la vallée du M'zab qui s'enorgueillit de son tapis de Beni Izguen, la lecture du symbolique du logo s'en trouve aisée à mesure que se déroule le tapis sous nos yeux. Et bien que le tapis daigne s'ouvrir à ses admirateurs, le signe qu'il y a en ses fils ne s'ouvre en revanche qu'à l'initié ou au curieux de l'art qui y voit au-delà même du signe. C'est le cas de l'artiste peintre Imène Kaci Moussa, qui a fait du tapis de Beni Izguen son thème : "Le tapis amazigh, étude plastique aux formes et aux couleurs", à l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Alger, a-t-on su de notre interlocutrice. "Le tapis mozabite s'harmonise au signe de la fertilité et aux multiples tranches de vie de la femme berbère", a tenu à préciser l'artiste peintre Imène Kaci Moussa, qui a intégré l'exposition de "La peinture du signe", qui est à sa quatrième édition à la galerie d'art Mustapha-Kateb de l'établissement Arts et Culture.
Elle y expose à ce propos deux toiles, où cette native de Berriane (Ghardaïa) croque Une scène du Tassili qu'elle colore à la nuance ocreuse et aux lettres du tifinagh. "Le chevalet est pour moi l'idéal support où j'affiche mes acquis en termes de connaissance de notre patrimoine matériel et immatériel", a déclaré l'autrice de la thèse au thème : "Le patrimoine algérien via le site électronique de l'Unesco, la vallée du M'zab et l'Imzad comme modèle, étude analytique et étude de terrain". Conçu dans l'abstrait où la poésie s'allie à l'hardiesse de croquer en toute témérité, la nuance de l'ocre chaud s'ajoute au cuivré de la dune sableuse.
Autant d'indices qui identifient notre consœur de la radio nationale à ses repères de l'immensité désertique où il est aussi aisé de lire les toiles de cette spécialiste dans La Terminologie amazighe dans le dialecte algérien, étude sémantique/phonétique.
Autre toile de la lauréate du troisième prix "Ali-Maachi" pour les jeunes créateurs dans la catégorie des arts plastiques, celle qu'elle a intitulée "pour nous" : À Samia, où il y a également le bleu de l'habit du "Kel Tamasheq" ou le vaillant guerrier touareg qu'il est loisible d'admirer jusqu'au 27 mars prochain.

Louhal Nourreddine


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