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L'infrangible lien…
26e partie
Publié dans Liberté le 30 - 03 - 2020

Résumé : Samira ne trouve pas le sommeil. Elle refait le monde avec des "si". Elle a conscience que Houari rencontrera des difficultés pour l'imposer. Sa famille n'allait pas sauter de joie en apprenant qu'elle était mère célibataire. Houari a aussi une insomnie et se met à lui envoyer des messages. Il voudrait parler avec elle mais elle ne décroche pas. Elle a une boule dans la gorge. Elle ne voudrait pas qu'il se fâche avec sa famille. Elle aspire à en fonder une, pas à en détruire une.
"Samira, ce ne sont pas eux qui vont se marier mais nous. Ils devront accepter. Je pense à aller les voir ce week-end. Ne pense pas à eux mais à nous."
"Mais c'est ce que je fais, répond-elle. Je pense à nous, à ma fille, à la vie qu'on aura. J'ai un mauvais pressentiment. Houari, tout est compliqué dans ma vie."
"Arrête de penser. Positive. Tu vas te marier et récupérer ta fille, insiste-t-il. Cela devrait t'aider à dormir et même à faire de beaux rêves. Mets une musique douce pour te détendre. On se voit demain ?"
"Oui. Je t'appellerai avant. Je vais suivre ton conseil et mettre un peu de musique. Je te souhaite une bonne nuit."
"Si tu voulais que je passe une bonne nuit, tu aurais accepté mes appels. Ta voix me manque. Non. Rectification, tu me manques."
"À ce rythme, écrit-elle, on sera encore en train de s'écrire demain matin. Je vais éteindre mon téléphone. À demain, inchallah."
Elle ne lui laisse pas le temps de répondre. Elle éteint son portable et la veilleuse, espérant trouver le repos une fois dans l'obscurité. Elle n'a pas mis de musique. Dans le silence de la nuit, elle se rappelle la voix de sa fille et combien elle est belle. Radia est si adorable qu'elle tremble à l'idée qu'on puisse lui refuser sa garde. Sa mère adoptive a su prendre soin d'elle, lui donner une bonne éducation et, surtout, beaucoup d'amour. Cela se voyait qu'elle n'a pas manqué d'amour, et l'assurance qui se dégageait de ses gestes met du baume à son cœur. Radia n'a jamais été maltraitée ni battue.
Si elle est adoptée par une autre famille, Samira en mourra. Elle tremble à l'idée de la perdre. Personne d'autre qu'elle ne prendra soin d'elle mieux qu'elle. Elle est sa mère biologique et tient à profiter de ce miracle pour corriger son erreur et l'avoir près d'elle.
"Ya Allah, aide-moi. Ne nous sépare pas." Samira ne cesse de prier et finit par s'endormir au petit matin. Elle rêve qu'elle est en train de jouer avec Radia, au bord de la mer, les pieds dans l'eau. Sa fille rit et lui jette de l'eau au visage, l'aveuglant un moment. Lorsque Samira la cherche des yeux, elle voit une vague gigantesque s'abattre sur elle et l'emporter au loin. "À l'aide ! Aidez-moi ! Ma fille va se noyer."
Ce sont ses propres cris qui la tirent de ce cauchemar. Elle se réveille en larmes et le cœur battant à tout rompre.
"Starghfirullah ! Starghfirullah ! Qu'Allah me pardonne ! Qu'Allah me pardonne !"
Samira essuie ses larmes.
"Hamdoullah, ce n'était qu'un mauvais rêve ! Hamdoullah ya Rebi !" La jeune femme quitte son lit. Elle se rend compte qu'il est plus de huit heures. Elle va se préparer. Elle s'est rappelée que Rahima et elle devaient se voir. En allumant son portable, elle trouve plusieurs messages. Houari et
Rahima ont tenté de la joindre. Elle rappelle son amie mais son portable est fermé. Elle se rend chez elle. Elle a la mauvaise surprise de trouver son mari. Son accueil est glacial.
- Pars d'ici et ne reviens plus ! crie-t-il, avant de lui claquer la porte au nez, sans même lui laisser le temps de dire un mot.
Elle est sous le choc. Elle en tremble…

(À SUIVRE)
T. M.
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