Report du procès de Karim Tabbou au 29 juin prochain    Belhimer: la transition numérique de la presse écrite, une nécessité "impérieuse"    Boukadoum: nécessité d'un "consensus national" sur la politique extérieure du pays    Le premier document juridique en version amazighe dédié aux droits de l'enfance, publié    Opposée à l'indépendance de l'Algérie, l'OAS adopte le terrorisme à grande échelle    Les pays producteurs se réuniront les 9 et 10 juin    Choc sanitaire et pétrolier : L'endettement contrôlé et des réformes comme unique voie de sortie de crise    Les députés engagent un débat à l'APN    7 décès et 127 nouveaux cas en 24 heures    Alger ferme ses plages    Le drame des Algériens bloqués en Turquie    Plages de Jijel: la GN sensibilise les estivants sur les mesures de prévention contre le Covid19    "L'infatigable avocat de la cause maghrébine"    Déclaration de devises par les voyageurs: les députés votent pour le maintien du montant à 5.000 euros    Deux ouvrages de Abderrezak Dourari bientôt publiés    15.000 commerçants et artisans à l'arrêt depuis trois mois: L'UGCAA demande la réouverture des commerces    Le taux d'inflation à 1,8% en avril    El Tarf: De nombreuses cultures ravagées par le mildiou    Un lourd héritage    Coronavirus: Dix wilayas sous microscope    Aïn El Turck: Aménagement de 15 grands parkings retenus pour la saison estivale    Les effets du confinement: Les commerçants s'impatientent    FAF - Réunion du BF: Ni arrêt définitif, ni saison blanche !    Un nouveau directeur à la jumenterie    RC Arba: Entre espoir et appréhensions    La mort au temps du corona    Les violentes manifestations se poursuivent    Le mode d'emploi fixé    Mahrez victime d'un cambriolage    225 morts lors des manifestations de novembre    Future destination de Benayada    Benzia gravement blessé à la main    Arab : "Helfaïa est toujours en poste"    Des députés plaident pour un retour au dialogue en Libye    L'ADE rassure ses abonnés    Une récolte de 300 000 quintaux à l'hectare prévue    L'armée égyptienne annonce avoir tué 19 terroristes présumés    Le reflet de l'intolérance sociale    Le poète assassiné    Cour d'Alger: le procès de Abdelghani Hamel et des membres de sa famille reporté    L'Algérie présidera le CPS de l'UA durant le mois de juin 2020    CONGRES DU PARTI FLN : Abou El Fadl Baadji plébiscité nouveau secrétaire général    Malte : Saisit pour 1,1 milliard de dollars de fausse monnaie libyenne    ES Sétif : Halfaia remet sa démission    Réunion du Conseil des ministres aujourd'hui: «Mémoire nationale» et relance de l'industrie au menu    BRAS D'HONNEUR    Il y a trente ans, un confinement à Oran    Au-delà de «Algérie mon amour» : tant de naïveté (réelle ou feinte) ne peut qu'interpeller    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le confinement n'est toujours pas une priorité
Des localités d'Oran continuent d'ignorer les mesures de sécurité
Publié dans Liberté le 30 - 03 - 2020

Alors que des voix médicales supplient depuis plusieurs jours les Algériens à se confiner chez eux et à n'en sortir qu'en cas d'urgence, de nombreux citoyens continuent de vaquer à leurs occupations quotidiennes sans protection et sans observer les plus simples mesures de sécurité décrétées par les organismes de santé. Si à Oran-ville une bonne partie des habitants a pris les devants et décidé de casser la chaîne de propagation du coronavirus en se coupant volontairement de la société — certains se sont enfermés une dizaine de jours avant l'appel des autorités nationales — et en obéissant aux recommandations de l'OMS, la situation est quelque peu différente dans les communes environnantes, où nombre de citoyens ne semblent toujours pas prendre la mesure du danger que le Covid-19 représente.
À Douar Boudjemâa, à Hassi Bounif, à Hassi Ameur, à Hassiane Toual..., petites localités de quelques milliers d'habitants situées au sud-est du chef-lieu la wilaya, les citoyens circulent sans protection aucune et se côtoient allègrement devant les vendeurs de fruits et légumes ambulants, qui, il est vrai, affichent des prix plus avantageux que ceux des grands centres urbains. Ici, les masques de protection et la distance de sécurité entre les personnes ne semblent avoir aucune signification chez les consommateurs ni auprès des marchands.
Le retard mis par les autorités algériennes à évaluer le danger d'un virus qui se propageait à grande vitesse et à agir en conséquence, notamment en termes de sensibilisation, pourrait bien avoir des retombées désastreuses sur la santé des Algériens. Des jeunes et moins jeunes, sans bavette ni masque, ne craignent pas de se rassembler au coin des rues ou autour d'une table disposée devant une boutique — comme cela s'est vu à Hassi Ameur — pour discuter le bout de gras, s'échanger cigarettes et postillons. À Gdyel, daïra située à environ 25 km à l'est d'Oran, la majorité des commerces sont fermés, mais là aussi, le confinement ne semble pas être une priorité, ni le port de bavette un souci.
À l'exception de quelques femmes masquées qui démontrent, une nouvelle fois, qu'elles peuvent se montrer beaucoup plus responsables que les hommes. Sur la route principale, une supérette interdit l'entrée de plus de quatre clients à la fois, mais dès que la vigilance du jeune veilleur fléchit, les consommateurs s'engouffrent dans le grand magasin. Résultat : des clients sans masque s'entrecroisent, se frôlent parfois avec insouciance entre les rayons, avant de se retrouver à moins de 10 cm l'un de l'autre devant les deux caisses enregistreuses tenues par des caissières en bavette.
Alors que les autorités viennent d'instaurer le couvre-feu nocturne, beaucoup appellent de leurs vœux le confinement total pour briser la chaîne de transmission du virus : "Tant que les contacts sociaux sont maintenus, le virus continuera de se propager de manière exponentielle et il sera de plus en plus difficile de le contenir", avertissent les spécialistes, en donnant en exemple des pays aux systèmes de santé beaucoup plus performants que le nôtre, qui n'ont pas hésité à imposer le confinement total pour tenter de circonscrire la propagation de Covid-19. Une mesure qui s'avère d'autant plus impérative pour l'Algérie que les mesures de protection sont encore très peu observées par la population.



S. Ould Ali


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.