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Après l'angoisse, le désarroi
Les élèves face à la préparation des examens
Publié dans Liberté le 14 - 05 - 2020

Les candidats à l'examen du baccalauréat et leurs parents ne savent plus où donner de la tête. Après avoir vécu deux mois dans les conditions d'incertitude et de stress que l'on sait — sentiments aggravés par le confinement et la peur — ils sont désormais confrontés à la problématique de la révision des cours et de la préparation psychologique aux examens prévus pour l'automne. "Ma fille était extrêmement stressée par l'incertitude qui entourait la tenue du baccalauréat. Et maintenant que la date de l'examen est fixée, elle est confrontée au problème de la préparation", s'inquiète Mohamed, dont la fille, Lina, s'interroge sur la manière d'organiser ses révisions en plein confinement, seule, sans l'aide de ses professeurs de lycée et de l'institut de soutien fermé depuis la mi-mars.
Même inquiétude chez Inès, élève en électricité. "Six mois, c'est très long et j'avoue que je suis un peu perdue, même si le report à septembre m'enchante", admet-elle en expliquant avoir potassé ses cours, les tripes serrées, en pensant à l'éventualité des examens en juin, avant que l'éducation nationale ne se prononce sur leur tenue au mois de septembre. "On ne sait pas comment l'aider à réviser ses cours en l'absence d'un soutien extérieur. Et l'assistance proposée à la télévision et sur les sites internet ne me semble pas suffisante", s'angoisse sa mère qui prie pour que la pandémie de Covid-19 soit rapidement endiguée pour permettre aux candidats de bénéficier du soutien de leur professeurs.
Professeur de français dans un lycée de banlieue, Abdelkader reconnait que la situation est extrêmement compliquée. "Nous n'avons jamais été confrontés à ce genre de situation, il n'y a donc pas de mode d'emploi pour se préparer en situation de confinement, de peur, de rupture scolaire…", avoue-t-il en déplorant que les Algériens n'arrivent pas encore à désacraliser le baccalauréat, "simple examen qui ne doit pas déterminer l'avenir des jeunes". L'enseignant va plus loin en estimant que L'éducation nationale aurait dû faire mieux qu'ajourner les examens à septembre.
"À mon avis, les pouvoirs publics auraient pu décréter des mesures plus courageuses : accorder le baccalauréat aux candidats dont la moyenne des deux premiers trimestres est égale ou supérieure à 12 et organiser une session pour les autres, par exemple. Il y a certainement d'autres solutions mais il faut avoir la volonté de les trouver et le courage de les appliquer. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles", lance ce professeur en ajoutant que la famille de l'éducation nationale devrait profiter de la situation présente pour réfléchir à la réforme du système éducatif.
Pour Fatima-Zohra Sebaâ-Delladj, psychologue et maître de conférences, l'important est de positiver le report des examens, même si le contexte n'est pas tellement favorable. "Ce serait justement l'occasion de mieux se préparer et réviser plus intelligemment (sans apprendre par cœur). Le stress est toujours présent avant un examen, c'est son absence qui ne serait pas normale chez un individu.
L'adolescent doit pouvoir compter sur la sérénité de son entourage et surtout de ses parents", conseille-t-elle en soulignant toutefois la nécessité de s'imposer une discipline. "Il y aurait tout de même quelques règles à respecter : organiser son temps (tâche ardue pour les adolescents...), centrer sur les matières où on constate un retard ou des difficultés... et assurer une bonne hygiène de vie, sommeil, nutrition, activités physiques", énumère-t-elle.
Mme Sebaâ-Delladj en appelle également à la responsabilité des adultes qui entourent les candidats. "Si l'adolescent perçoit autour de lui des personnes (parents et éducateurs) confiantes, sûres d'elles et lui prêtant une attention soutenue il sera rassuré.
De plus l'enfant et l'adolescent vivent plus l'instant présent, s'ils sont confiants ils appréhenderont l'avenir et leur examen avec sérénité". Même si le report des examens à l'automne semble avoir libéré les candidats, l'angoisse et l'incertitude sont là, vrillant les tripes et altérant des vacances déjà compromises par l'évolution de la situation du coronavirus.


S. Ould Ali


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