L'ONU qualifie la pandémie de pire crise humaine et économique : Des décennies de progrès remises en question    Révision des perspectives économiques africaines en 2020 : Le PIB de l'Algérie devrait se contracter de 4,4%, selon la BAD    Bordj Menaïel : Les souscripteurs Aadl 2 s'impatientent    Libye : Le chef de l'ONU dénonce une «interférence étrangère» sans précédent    Football Amateur : Attention au chant des sirènes    MO Béjaïa : Hadjar a subi une intervention chirurgicale    Annulation de la CAN-2020 Féminine : Une pétition pour la restauration du tournoi    Benbouzid annonce la dotation de l'hôpital Dr Saadane de Biskra d'une machine PCR pour le dépistage de la Covid-19    Incendies de forêt : Tizi Ouzou, Béjaïa et Sétif les plus touchées à ce jour    Relance du Barrage vert : ce qu'il faut éviter    Affaire Tahkout : poursuite du procès jeudi avec les plaidoyers de la défense    Libye : Boukadoum plaide pour une solution "opérationnelle et pratique"    FAF - Reprise du championnat: Décision finale dans une semaine    Le Trésor public réclame plus de 300 milliards de DA de dommages et intérêts: 16 ans de prison requis pour Tahkout, 15 ans contre Sellal et Ouyahia    Dr Lyes Merabet: « Les citoyens sous-estiment le danger du coronavirus »    Dépistage de la Covid-19: Plaidoyer pour les tests rapides    Alors que 43 nouveaux cas ont été enregistrés, en 24h: 90 patients guéris du Covid-19 quittent le CHUO    Les chouhada sont revenus ce vendredi    Le président Tebboune préside une réunion de travail    Nouveau calendrier pour les pensions de retraite    Appel à commentaires pour l'élaboration d'une feuille de route    Les walis entrent en action    Le Dr Berkani s'exprime    Le Trésor public réclame 309 milliards de DA à Tahkout et ses associés    DILAPIDATION DU FONCIER A ORAN : Le procès de l'ex directeur de l'agence foncière reporté    Le parquet requiert 16 ans de prison pour Tahkout, 15 ans pour Sellal et Ouyahia    Surveillance des droits de l'homme : La Minurso ne doit pas faire exception, affirme le Polisario    Le Kremlin promet de riposter aux sanctions britanniques    L'Algérie constitue "un point d'appui" dans la perspective de renforcer les relations du Chili avec l'Afrique    Visite du ministre de l'Industrie    «Notre économie fonctionne à un niveau sous optimal»    Le MSP pour un régime parlementaire    «Les revendications politiques occultées»    Bensebaïni nommé pour le titre de joueur de la saison    Laskri annonce son boycott du congrès    Pourquoi une nouvelle république pour l'Algérie d'aujourd'hui ?    Un cycle cinématographique «Des classiques avec toi»    Le musée du Louvre rouvre, mais l'affluence est pour plus tard    Oran : Distribution de 5000 ouvrages aux bibliothèques communales    Lancement d'un service de prêt sur réservation    Ligues 1 et 2: La reprise du championnat s'éloigne    Derradji confiné à l'hôtel Mouradi en Tunisie    Le Salon international de Genève de 2021 annulé    Le groupe PSA se mobilise en Algérie    Marché automobile : le bout du tunnel ?    Belhadj actionne la tenue de l'AG    Epopée d'un pays en construction    Beaucoup de promesses et peu de décisions concrètes de la France    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le Sahel s'enfonce dans la crise sécuritaire
Six ans après la mise sur pied de la force conjointe des pays du G5
Publié dans Liberté le 26 - 05 - 2020

Selon le rapport de l'ONU, publié début mai, "la situation désastreuse dans la région du Sahel est encore aggravée avec la propagation de la pandémie, avec des groupes terroristes qui l'exploitent à des fins de propagande".
Les régions situées dans les frontières communes du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont devenues depuis quelques mois le centre de gravité de l'action terroriste, dans ces trois pays du Sahel, menée notamment par la nouvelle nébuleuse criminelle dirigée par Adnane Abou Walid al-Sahraoui, l'autoproclamé Etat islamique dans le Grand-Sahara (EIGS). Ce mouvement terroriste a multiplié depuis plus d'un an ses attaques dans cette zone, profitant de la porosité des frontières et des complicités locales pour y opérer et se replier sans la moindre difficulté.
C'est surtout dans le nord du Burkina Faso et de l'ouest du Niger qu'il s'est positionné, alors qu'au Mali il est entré dans une guerre sans merci avec Al-Qaïda, où plus précisément avec Djamaat ansar al-islam wa al-muslimin (GSIM, Groupe de soutien à l'islam et aux musulman) que dirige l'ex-chef rebelle targui Iyad Ag Ghali.
Depuis janvier dernier, de meurtriers affrontements opposent ces deux mouvements dans le centre-ouest du Mali, dans une tentative de l'EIGS d'étendre son influence dans ce pays, où le processus de paix peine à être mis en œuvre depuis la signature en mai-juin 2015 de l'accord d'Alger.
Ces violences ont même commencé à déborder sur la région est de la Mauritanie, où sont accueillis des réfugiés maliens depuis 2012.
Dans son dernier rapport sur la situation dans le Sahel, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a affirmé que le nombre de "morts dans des attaques terroristes" a été multiplié par cinq depuis novembre 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger, estimant ce bilan à plus de 4 000 victimes l'an dernier contre 770 morts en 2016.
Et il y avait de quoi s'inquiéter de la "détérioration (de la situation, ndlr) au Mali et dans la région sahélienne", car, selon toujours M. Guterres, "les attaques terroristes (sont devenues) de plus en plus complexes dans les forces de sécurité" et entraînent aussi la mort de dizaines de civils, provoquant en parallèle plus de 1,2 million de déplacés.
La fermeture des écoles a laissé également sur le carreau quelque 8 millions d'enfants non scolariés, selon l'Unicef. Faute de fonds suffisants pour s'occuper à la fois des besoins en nourriture, en médicaments et en éducation, environ 4,8 millions de personnes sont en situation d'"insécurité alimentaire", selon toujours l'Unicef et le Fonds alimentaire mondial (PAM).
La création de la forces conjointe du G5-Sahel avait pourtant l'ambition de freiner ce cancer qui ravage toute la région et qui ne cesse de se métastaser en l'absence d'une réponse forte et coordonnée entre les pays membres. Il faut dire aussi que la force du G5-Sahel n'a pas réussi à récolter les fonds nécessaires et promis pour mener à bien ses opérations de lutte contre le terrorisme. Les donateurs avait promis 400 millions d'euros, dont une partie n'a jamais été débloquée.
S'y ajoute aussi le vaste territoire que cette force ne peut pas couvrir avec seulement 5 000 soldats, issus de ses cinq pays membres. Les incursions du groupe terroriste Boko Haram (Nigeria), dans le sud du Niger et le centre-ouest du Tchad, a dispersé les efforts de lutte contre le terrorisme dans le Sahel, en dépit d'un considérable soutien matériel et militaire des puissances occidentales (France et Etats-Unis surtout), dont les forces sont, elles aussi, la cible de nombreuses attaques dans le centre et le nord du Mali, ainsi que dans l'ouest du Niger.
Dans ce contexte de pandémie de coronavirus, la situation s'est nettement dégradée, selon le même rapport de l'ONU, publié debut mai. "La situation désastreuse dans la région du Sahel est encore aggravée par la propagation de la pandémie de Covid-19 en Afrique, avec des groupes terroristes qui l'exploitent à des fins de propagande et d'action, avec un impact potentiel grave sur la région", a affirmé encore M. Guterres.
La situation n'est pas pour s'améliorer dans les mois et années à venir, en raison d'une véritable politique de lutte contre le terrorisme, prenant en considération les objectifs de développement dans la région. Beaucoup de jeunes de la région du Sahel ont rejoint les groupes armés par désespoir d'une vie meilleure, ne cessent d'alerter les études faites par les experts sur le terrorisme dans le Sahel.


Lyès Menacer


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.