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Accablant réquisitoire
Le procureur demande de lourdes peines contre tahkout, sellal et ouyahia
Publié dans Liberté le 09 - 07 - 2020

Le procureur de la République n'y est pas allé de main morte avec le patron de CIMA Motors et plusieurs membres de sa famille, ainsi qu'avec les deux anciens Premiers ministres Ouyahia et Sellal.
Le procureur de la République a requis hier après-midi de lourdes peines d'emprisonnement contre les principaux accusés dans le dossier Tahkout pour lesquels il a réclamé la saisie de tous leurs biens. Le parquet a, ainsi, demandé une peine de 16 ans pour le patron de Cima Motors Mahieddine Tahkout et 8 millions de dinars d'amende, 10 ans contre son fils Bilal, 12 ans et 8 millions de dinars d'amende contre son frère Rachid, 8 ans de prison et 5 millions de dinars d'amende contre Hamid Tahkout, 3 ans de prison contre le troisième frère Nacer. Ces peines sont assorties de la saisie des biens de la famille acquis dans le cadre des transactions incriminées. Le procureur de la République a, en outre, demandé 32 millions de dinars d'amende pour les personnes morales.
Mahieddine Tahkout est poursuivi avec ses trois frères et son fils pour corruption et indus avantages accordés par des fonctionnaires de l'Etat dans le cadre de l'assemblage automobile, des œuvres universitaires, du transport urbain et suburbain. Le procureur a, dans le cadre du même dossier, réclamé 15 ans de prison ferme et 8 millions de dinars d'amende, ainsi que la confiscation des biens contre les anciens premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, 10 ans de prison ferme et 2 millions de dinars d'amende contre les ex-ministres Amar Ghoul (Travaux publics), Youcef Yousfi (Energie et Industrie) et Abdelghani Zaâlane (Travaux publics et Transports) et 20 ans de prison ferme contre l'ex-ministre de l'Industrie Abdeslam Bouchouareb avec la saisie de ses propriétés et le lancement d'un mandat d'arrêt international à son encontre, après à sa fuite à l'étranger.
Le procureur de la République a récusé dans son réquisitoire de s'être engagé dans des poursuites politiques. "Nous sommes devant un dossier de corruption et je suis plutôt enclin à dire de corruption nationalisée. Je déplore dans ce sens l'attitude du ministère de l'Industrie qui a demandé un dinar symbolique de dédommagement, estimant qu'il a subi un préjudice uniquement moral. Cette affaire est un véritable crime contre l'Etat et le Trésor public." Quelques heures plus tôt, l'avocat du ministère de l'Industrie a effectivement soutenu que "le ministère de l'Industrie était pendant des années dans l'œil du cyclone à cause de l'implication de plusieurs de ses ministres successifs et cadres dans des affaires de corruption qui ont porté atteinte à sa crédibilité. On allait vers la privatisation de l'Etat et la constitution d'un empire qui dictait ses lois et sa feuille de route", a plaidé Me Cherbal.
Toujours dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a énuméré 71 transactions conclues entre l'Etat et les sociétés de Mahieddine Tahkout dans le domaine du transport universitaire, affirmant, par ailleurs, que l'usine Suzuki, dont il détient 41% des parts, est entrée en activité avant l'aval du Conseil national de l'investissement. De son côté, l'avocat de la société Suzuki Manufacturing, qui s'est constituée partie civile dans cette affaire, a accusé Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ainsi qu'Abdeslam Bouchouareb d'avoir bloqué son projet d'usine de montage de véhicules en partenariat avec Takhout abusivement, lui causant un préjudice estimé à 5 millions de dinars. "La preuve, le Conseil national de l'investissement a validé ce projet fin 2019 pendant la détention de Mahieddine Takhout", avance la défense de la marque Suzuki.
Dans la matinée, le représentant du Trésor public a soutenu que le préjudice causé à l'Etat dans le cadre de l'assemblage automobile et transport urbain est énorme, revendiquant devant le juge un dédommagement de plus de 309 milliards de dinars à Mahieddine Takhout et ses associés. Dans un document distribué à l'audience aux avocats, le Trésor public a évalué dans le détail le préjudice causé par TMC Manufacturing de Takhout à plus de 9,5 milliards de dinars, les avantages fiscaux qui lui ont été accordés à 136,6 milliards de dinars, les avantages douaniers à 6,8 milliards de dinars, des redevances de concessions agricoles... à 1,2 milliard de dinars et une perte sèche de l'ordre de 100 millions de dinars dans le domaine du transport urbain et suburbain. Quant aux transferts à l'étranger opérés entre 2017 et 2019, le même document cite la somme de 1,2 milliard de dollars, mais à l'audience, le représentant du Trésor public n'a parlé que d'un million de dollars. Mahieddine Tahkout a reconnu devant le magistrat qu'il possédait trois appartements à Nice et un à Nîmes.
Le représentant du Trésor public a, en outre, réclamé un dédommagement de l'ordre d'un million de dinars à chacun des anciens hauts responsables de l'Etat, poursuivis dans le dossier de l'assemblage automobile ou transport urbain, en l'occurrence Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal et Abdeslam Bouchouareb. La même somme est demandée par le Trésor public pour les autres prévenus, au nombre de 66 selon le procureur de la République, avec la confiscation de leurs biens se trouvant à l'intérieur du pays et à l'étranger.


Nissa H.


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