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Mehdi Charef primé pour "Rue des pâquerettes"
11e Prix littéraire de la Porte Dorée
Publié dans Liberté le 11 - 07 - 2020

Organisé par le Musée national de l'histoire de l'immigration (Paris), ce prix littéraire tend à récompenser chaque année "une œuvre écrite en français ayant pour thèmes l'exil, l'immigration, les identités plurielles ou l'altérité liée aux réalités migratoires".
Le prix littéraire de la Porte dorée du Musée national de l'histoire de l'immigration (12e arrondissement de Paris) a été décerné cette année à l'auteur et réalisateur Mehdi Charef pour son roman Rue des pâquerettes (2019, éditions Hors d'Atteinte). Ce prix littéraire, qui en est à sa 11e édition, "récompense chaque année une œuvre écrite en français ayant pour thème l'exil, l'immigration, les identités plurielles ou l'altérité liée aux réalités migratoires".
Le jury a été présidé par l'écrivain d'origine turque, Nedim Gürsel, auteur d'une trentaine de romans dont À l'ombre des pyramides (2019). Il a déclaré à propos du livre de Mehdi Charef : "C'est un enfant algérien qui parle de son itinéraire, de son rapport à ses parents dans un espace assez surprenant. Nous sommes à Nanterre, dans les années soixante. Peut-être que les gens, aujourd'hui, ne savent pas qu'il y a eu à cette époque, tout près de Paris, un quartier de bidonville. C'est là que se déroule l'histoire de ce livre. Il y a une écriture transparente, sans emphase, mais qui finit par toucher le lecteur." Pour lui, "l'exil n'est pas seulement un thème littéraire, mais une réalité d'aujourd'hui".
Dans ce bidonville de Nanterre, "le petit Mehdi, ses frères, ses sœurs et sa maman arrivent tout droit de la région de Tlemcen pour retrouver le père de famille, travailleur en France depuis plusieurs années et installé dans un baraquement de fortune, au sein d'un environnement quasi uniformément algérien". Mehdi a 10 ans, "il observe et commente ce qui l'entoure avec acuité, intelligence, parfois même avec humour". Dans Rue des pâquerettes, le réalisateur du film Le thé au harem d'Archimed "décrit le froid, la boue, l'humiliation du bidonville et le racisme ordinaire d'une France où les ratonnades étaient banales, mais aussi l'instituteur qui leur apprend à aimer la vie autant que Victor Hugo ou la douceur d'une voisine.
Rue des Pâquerettes revient sur les raisons profondes pour lesquelles la France vit, aujourd'hui encore, l'immigration comme un problème". Né à Maghnia en Algérie en 1952, romancier, scénariste et réalisateur, Mehdi Charef est arrivé en France en 1962. Il a connu les bidonvilles, les cités de transit et l'usine avant de publier quatre romans dont deux aux éditions Paris : Mercure de France À bras le cœur ( 2006), Le Harki de Mériem (1989, réédition Agone, 2016)... Mehdi Charef a, en outre, réalisé onze films, parmi lesquels Le Thé au harem d'Archimède (1984) et Cartouches gauloises (2007). Il est à rappeler que le prix 2019 a été décerné à Omar Benlâala pour son livre Tu n'habiteras jamais Paris (éditions Flammarion). Le prix 2018 à Mohamed Mbougar Sarr pour Silence du chœur (éditions Présence africaine).


De Paris : Ali Bedrici


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