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Guerre de tranchées entre Ennahdha et Saïed
négociations serrées pour la formation du gouvernement tunisien
Publié dans Liberté le 10 - 08 - 2020

La Constitution tunisienne oblige le chef du gouvernement à soumettre pour adoption la liste de son équipe au Parlement.
Une semaine après le début des consultations politiques pour la formation d'un nouveau gouvernement en Tunisie, le parti islamiste Ennahdha, de Rached Ghannouchi, pose ouvertement ses conditions pour voter au Parlement en faveur du futur cabinet de Hichem Mechichi, l'homme qui a gagné la confiance du président de la République pour sortir la Tunisie de l'impasse politique et économique.
Dans une déclaration à la presse, le président du conseil de la choura d'Ennahdha et ancien ministre des Transports dans le gouvernement précédent d'Elyas Fakhfakh, Abdelkrim Harouni, a ouvertement rejeté l'idée d'un cabinet apartisan promu dans les coulisses par le chef du gouvernement désigné, Hichem Mechichi, et certaines autres voix en Tunisie. "Notre principale condition pour la réussite de ces consultations, c'est de travailler pour la formation d'un gouvernement de politique, un gouvernement qui respecte le rôle des partis et la volonté des électeurs et des équilibres au Parlement", a-t-il déclaré, soulignant que les "consultations politiques n'ont pas suffisamment avancé" avec M. Mechichi. Frisant presque le chantage politique, les propos du dirigeant d'Ennahdha justifient la position de son parti par le fait qu'il est indispensable de faire participer les partis "afin qu'il soit un gouvernement élargi, qui disposera d'une majorité parlementaire, pour prendre des décisions, adopter des lois, effectuer des réformes". La Constitution tunisienne oblige le chef du gouvernement à soumettre pour adoption la liste de son équipe au Parlement.
Etant majoritaire à l'Assemblée nationale tunisienne et bénéficiant de l'appui de nombreux partis dans l'hémicycle, Ennahdha pourrait rejeter cette liste, même s'il prend le risque de rejouer la partie lors de nouvelles législatives anticipées que Kaïes Saïed est en droit de convoquer dans ce cas de figure. "Aussi, il n'est pas possible de former un gouvernement issu de partis minoritaires ou de partis qui n'ont même pas réussi à disposer d'une assise de solidarité parlementaire ou gouvernementale et de délaisser les principaux partis", a-t-il asséné, ajoutant que cela "donnera un exécutif instable ou qui ne peut pas faire passer ses décisions au Parlement, et privera ainsi le chef du gouvernement de la possibilité d'exécuter ses propre décisions". Beaucoup d'experts et analystes pensent que Kaïes Saïed veut faire cavalier seul et affaiblir les partis qui, neuf ans après la chute de l'ancien régime du défunt président Zine al-Abidine Ben Ali (janvier 2011), ont déçu énormément les Tunisiens.
La désignation par M. Saïed d'un chef de gouvernement en ignorant les propositions des partis siégeant à l'Assemblée nationale est un signe qui ne trompe pas sur cette guerre froide qui oppose le président tunisien aux partis politiques en général et à Ennahdha en particulier, alors que le pays est confronté à de nombreux défis socioéconomiques que la crise sanitaire du coronavirus rend encore plus urgents à relever. Pour éviter un probable et périlleux bras de fer, des voix appellent à un compromis et conseillent à M. Mechichi de brasser large pour constituer un cabinet répondant aux attentes des Tunisiens.
Pour l'ancien président de la République Mohamed Ennaceur, il y a nécessité de tenir une "conférence de salut national", à laquelle partis, associations, groupes parlementaires et organisations de la société civile devraient être conviés, a rapporté la TAP. En attendant, M. Mechichi a jusqu'à la fin du mois d'août pour annoncer sa liste.

Lyès Menacer


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