Sahara occidental: l'Algérie déplore l'incapacité de la Minurso à remplir sa mission    France-Allemagne : Les compositions probables    Football: la sélection du Liberia à pied d'oeuvre à Oran    Le Real prêt à chiper une cible du FC Barcelone ?    BEM à Alger: les épreuves débutent dans de bonnes conditions    La feuille de route du nouveau gouvernement    FLN, MSP et RND sur le podium    Les premiers résultats donnent le MSP en tête, suivi du Front El Moustakbal    Bonnes nouvelles du front pétrolier !    Les Canaris se compliquent la tâche en Ligue 1    Quatorze joueurs boudent la reprise des entraînements    À cause de l'Algérie, le sélectionneur sur la sellette    «L'APN doit veiller à l'indépendance de la justice»    Saisie de 4,1 kg de kif et arrestation de 13 personnes    Un espace public pour la vaccination contre la Covid-19    Mini-donuts    Youcef Lahrèche, un artiste impliqué dans la promotion de l'image touristique du Sud    Comédie, psychodrame et Histoire    Les gérants des salles des fêtes reviennent à la charge    L'Anade sensibilise les jeunes bénéficiaires de terre agricole    "La fin d'une des pires périodes du conflit", selon les Palestiniens    VERNISSAGE DE LA 3e EXPOSITION "INTRAMUROS" À DAR ABDELTIF    Azouz Begag ou la recherche de soi    "Tourisme et Voyages" met l'Algérie en haut de l'affiche    Le 21e Festival culturel européen à partir du 24 juin à Alger    Sit-in des souscripteurs du Q23 devant le siège de l'AADL    Bouira : Le programme PASA à la rescousse de l'oléiculture    Brésil : Tite loue les qualités de l'extraordinaire Neymar    52 personnes mortes noyées depuis le 1er mai    Deux entreprises installées: Relance prochaine du projet de 600 logements sociaux d'Es-Sénia    El Tarf: Des opérations pour améliorer l'alimentation en eau potable    ANIE et probité des élections: Des partis recadrés    Vainqueur avant l'heure ?    SADEG : des milliards de créances impayées    G7 et confrontation d'intérêts    Retrait d'accréditation à France 24: Paris «regrette» la décision d'Alger    À quand une «police de l'eau»?    L'euro et le dollar flambent    Moscou souligne la détérioration des relations    Les annonces de l'ambassadeur russe    101 migrants partis de Libye secourus par la Tunisie    La JSK piégée par l'USB    Le clou des forces étrangères    La faillite de l'islamisme officiel    Des candidats malheureux crient à l'arnaque    Les 11 députés connus    Des femmes latinas qui s'imposent à Hollywood    Décès du poète et traducteur irakien Saâdi Youssef    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un legs patrimonial et culturel à ressusciter
20E ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE CHEIKH AHMED ATBA BENATBA
Publié dans Liberté le 12 - 08 - 2020

Contrairement aux années précédentes, la commémoration du 20e anniversaire de la mort de l'érudit cheikh Ahmed Atba Benatba de Chlef, célébrée au cours de la semaine, n'a pas connu l'engouement habituel, où séminaires, colloques et autres journées d'étude étaient à chaque fois au programme que des grands chouyoukh et historiens animaient durant plusieurs jours.
Conséquemment aux mesures de prévention dues à la Covid-19, les proches et les amis du défunt se sont contentés d'une exposition de documents, d'ouvrages et de photos qui relatent les différentes étapes de la vie professionnelle de celui qui avait formé, des années durant, à l'époque coloniale, des générations qui n'ont pas tardé à reprendre le flambeau du cheikh. "Tous ses élèves étaient devenus par la suite des cadres de l'Etat qui ont su comment faire sortir les populations algériennes, alors pauvres, démunies et opprimées sous l'occupation coloniale, de l'analphabétisme dans lequel elles sombraient durement.
La lutte contre l'analphabétisme était, durant toute sa carrière professionnelle, son principal cheval de bataille", dira Moulay Atba Benatba, fils du cheikh, en marge de ladite exposition tenue à l'école coranique El-Falah qu'il a lui-même fondée il y a quelques années. Tout en respectant les mesures barrières sanitaires imposées, les quelques visiteurs rencontrés (des jeunes, des étudiants et même des assoiffés de savoir) ont tous pris connaissance des étapes difficiles et délicates que l'érudit défunt Ahmed Atba Benatba avait traversées.
Historien et religieux, cheikh Ahmed, natif d'El-Attaf (Aïn Defla) en 1916 et descendant d'une famille de juristes et de savants, puisque son père cheikh Djilali avait dirigé, des années durant, une institution religieuse qu'il avait lui-même fondée, était dès son jeune âge doté d'une intelligence et d'un savoir-faire remarquables et exceptionnels, notamment dans les domaines des sciences, de l'histoire, de la littérature arabe et de la jurisprudence entre autres. Il disposait déjà d'une capacité importante et inégalable en ce qui concerne l'étude approfondie des oulémas, à l'exemple de Sidi Khelil et de l'imam Malek, d'après de nombreux témoignages.
"C'est pourquoi d'ailleurs on ne tardera pas à lui attribuer de grandes responsabilités surtout en matière d'enseignement et de formation de qualité que dispensait l'école El-Khaldounia d'El-Asnam (Chlef actuellement) qu'il avait créée en 1935 avec d'autres chouyoukh", racontaient brièvement de nombreux historiens dans diverses occasions à Chlef. Mais pour le fils Moulay, il est temps pour les chercheurs universitaires et historiens de se pencher sur le patrimoine culturel et historique "riche et varié laissé par le défunt que nous mettons à leur disposition pour que les futures générations puissent prendre connaissance d'un autre volet de leur histoire, car cela fait partie intégralement partie de leur identité nationale".


AHMED CHENAOUI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.