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"Les émirats ont fait pression concernant l'emblème amazigh"
Louisa Hanoune prédit une deuxième "vague du Hirak"
Publié dans Liberté le 29 - 09 - 2020

La secrétaire générale du PT dresse un s ombre tableau de la situation, autant sur le plan des libertés que de la situation socio-économique.
Dans une allocution prononcée hier au terme des travaux du comité central du parti, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a fait une révélation qui ne manquera pas de faire grincer des dents : les Emirats arabes unis, cette richissime monarchie du Golfe que le mouvement populaire avait dénoncée lors de certaines manifestations, se sont bel et bien "ingérés" dans les affaires internes du pays.
"Pourquoi allons-nous nous asseoir avec ceux qui normalisent avec les sionistes (...) Et les Emirats ne vont pas faire pression sur nous ? Ils ont déjà fait pression l'année passée, ils ont fait pression, sans aucun doute, concernant l'emblème amazigh ; ils se sont ingérés dans nos affaires plusieurs fois", a affirmé Louisa Hanoune en réponse à des propos attribués au ministre de la Communication qui soutenait que l'Algérie refusait la "politique de la chaise vide", comme pour répondre à ceux qui invitent l'Algérie à quitter la Ligue arabe après la décision de normalisation décidée par nombre de pays arabes avec l'Etat hébreu.
Louisa Hanoune refuse que l'Algérie s'assoie avec ceux qui ont "rivalisé de zèle pour normaliser avec Israël". Selon elle, ceux qui ont autorisé les entreprises émiraties doivent être en prison. "On dit qu'on est contre la normalisation et on s'assoit avec ceux qui normalisent et viennent faire pression ici chez nous, à la maison.
Qu'ils partent !! ni au port d'Alger, ni à Sider, ni à l'usine de véhicules ils ne seront acceptés. Ils n'ont pas de place ici car ils ne feront pas une normalisation de façon détournée, ils vont nous ramener des produits d'Israël et pratiqueront la pression. Comme le système est fragilisé, on le voit à travers les décisions, ils peuvent arriver à leurs fins", dénonce-t-elle.
Au plan interne, Louisa Hanoune dresse un sombre tableau de la situation, autant sur le plan des libertés que de la situation socio-économique. Elle relève une "dégradation terrifiante de la situation économico-sociale depuis le confinement" et une "augmentation des arrestations". "C'est une situation intenable, explosive", dit-elle.
Compte tenu de cette situation, conjuguée à l'état des entreprises et du cafouillage autour de la rentrée scolaire, elle prédit une "deuxième vague forte" du Hirak. "Au regard de l'effondrement général (...) la deuxième vague de la révolution aura un contenu social et économique. C'est ce qui s'exprime dans l'état d'esprit et des mouvements sociaux sur tout le territoire".
C'est pourquoi, le PT qui tient sa "boussole de la révolution de février", a décidé de se préparer pour apporter le soutien "politique au mouvement" et afin d'"éviter les dérapages".
Considérant que la prochaine Constitution vise à sauver le système et le régime présidentiel, Louisa Hanoune a violemment critiqué l'implication des institutions dans la création de nouveaux partis et une pseudo-société civile constituée essentiellement des militants des partis du pouvoir qui tentent de se recycler. "C'est une caporalisation totale, c'est d'une extrême gravité. Cette société civile est un piège dangereux.
Derrière, il y a la tentative de sauver le système et d'aspirer la révolution (...) c'est l'extension de la corruption politique". Par ailleurs, elle a exprimé son soutien à l'ex-député, Khaled Tazaghart, condamné à une année de prison ferme, ainsi qu'à Khalida Toumi, et a appelé à la libération de tous les détenus d'opinion et politiques. Aussi, soutient-elle les médias qui "résistent".

Karim K.


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