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La fille des Aurès
66e partie
Publié dans Liberté le 29 - 09 - 2020

Résumé : Pour ne pas faillir à leur promesse, Nawel et Hakima se rendirent à la soirée indienne. Ammir est heureux de les recevoir et les présente à sa famille. Une grande surprise les attendait : Hakima parlait le "hindi". Nawel ne savait pas que son amie connaissait aussi bien cette langue. La journaliste avait développé un grand intérêt pour la culture indienne. Dans l'intervalle, la mère d'Ammir est ravie de rencontrer Nawel.
Comme si elle avait lu dans les pensées de sa fille, la vieille femme tendit le bras et prend la main de Nawel avec un sourire.
-Choukria... Nawel.
-Pardon ?
-Elle te remercie, lance Hakima avec un sourire.
-Ah ! Et que dois-je lui répondre ?
-Dis-le en anglais. For nothing, ou bien You're welcome.
Nawel sourit en regardant la vieille femme. Cette dernière avait un regard franc, et un charme aussi séducteur que celui de son fils. Elle joignit les mains.
-For nothing.
Farida ébauche un sourire.
-Ma mère n'arrive pas à apprendre une autre langue que sa langue maternelle.
Hakima s'insurge.
-Samdjouna (comprends-le) Farida. Comme nos vieilles mamans, elle est celle qui veille sur les origines et la culture familiale, il est... comment vous dites ? Zarouri (indispensable) pour elle de ne pas trop s'éloigner de son fil conducteur. Djantihou (le sais-tu ) ?
Farida hoche la tête en joignant les mains.
-Ji (oui) matlab (tu veux dire) que sans nos aïeules, nous aurions perdu nos repères.
-Somta (je vois) que tu as compris. Enfin, je sais que tu as saisi le fond de mes pensées.
Ammir, qui s'était éloigné un moment, revint vers elles.
-Je vois que vous avez sympathisé. Je crois que le premier volet va commencer. Je vais vous conduire à vos places respectives.
-Le premier volet consiste en un récital de Ghazal (poésie) n'est-ce pas ?, demande Hakima en consultant son programme.
-Oui, nous allons assister à une petite opérette romantique.
-Le romantisme est si ancré dans vos mœurs, que cela se reflète non seulement dans vos films, mais même dans votre quotidien.
-On voit que vous vous intéressez à notre culture. C'est un honneur pour moi de rencontrer quelqu'un de votre envergure.
-Sono (écoute) Ammir... Un bon journaliste doit s'imprégner des cultures universelles. Nous sommes appelés à courir le monde pour la couverture médiatique des différentes manifestations. Alors, il est indispensable pour chaque journaliste respectueux de son métier d'avoir un point de vue précis sur les grandes cultures mondiales.
-Je suis d'accord avec vous. Dois-je comprendre que vous êtes appelée aussi à couvrir des manifestations cinématographiques prochainement ?
-Hakima va participer au Festival de Cannes, lance Nawel, non sans une certaine fierté dans sa voix.
-Formidable, vous aurez l'occasion de vivre un véritable bouillon de culture.
Hakima sourit.
-J'ai visionné certaines productions indiennes dernièrement. Je vois que votre Bollywood n'a plus rien à envier au grand chantier du 7e art.
Ammir sourit.
-Nous avons toujours été parmi les premiers dans ce domaine.
-Je sais. Le célèbre film Djanitou avait fait ravage en son temps. Jusqu'à ce jour les gens s'en rappellent. Il y avait bien une vedette comme Shashi Kappoor et une autre comme Sharmila Tagore.
-Bien parlé. Mais de nos jours, nous assistons à une émergence incroyable de nouvelles stars.
Hakima lève la main.
-Laissez-moi vous citer certains. Shahrukh Khan, Ajay Devgan, Kajol et Aamir Khan...
-Quelle assurance dans votre façon de citer les noms de ces célébrités. Vous avez sûrement visionné leurs œuvres.
-La plupart, pour Aamir Khan par exemple, j'ai visionné une bonne partie de sa filmographie. J'ai beaucoup apprécié ses interprétations et sa sensibilité dans Lagaan, Fanna, Mann, Akel Tulm, etc.
Elle sourit et tend son index.
-Le cinéma algérien ne pourra peut-être pas concurrencer votre Bollywood, mais nous avons aussi notre industrie du 7e art, et de très bons comédiens. Il y en a même qui sont parvenus à se faire connaître universellement.
-Je n'en disconviens pas, puisque moi-même, je suis un fan de Hadj Abderrahmane, Yahia Benmabrouk, Keltoum, Sid-Ahmed Agoumi et tous les autres. Je me suis beaucoup intéressé aux grandes œuvres, telles que l'Opium et le bâton, La grande maison, la fameuse Bataille d'Alger, etc.
Ils étaient arrivés à l'entrée de la salle et Nawel s'impatientait.
-Vous avez fini vos palabres tous les deux. Le spectacle va commencer, et nous ne sommes pas encore installés.
-Nos places sont réservées, dit Farida d'une voix douce, tandis que sa mère prenait les devants.

(À SUIVRE)
Y. H.
[email protected]
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