Coronavirus: 197 nouveaux cas 161 guérisons et 3 décès    Le Président Mahmoud Abbas achève sa visite en Algérie    Foot: les dettes des clubs professionnels dépassent les 1.000 milliards de centimes    LDC : Le programme des matchs de ce mardi    Légère baisse de la production d'agrumes    Les Benhamadi condamnés    12 militaires et "des dizaines de terroristes" tués    Une Association sahraouie tient l'ONU pour responsable des crimes marocains    Le SG de l'ONU condamne "fermement"    Le dossier sera traité jeudi prochain    Seules deux femmes siégeront à l'APW de Béjaïa    Le procès de Chakib Khelil aura lieu le 20 décembre    En souvenir d'Omdurman    Belmadi quatrième    Plusieurs routes bloquées dans l'est du pays    Tentatives de relance des projets d'amélioration urbaine    Des exploitations agricoles privées d'électricité    "l'industrie musicale vit sa plus mauvaise période"    Importation de véhicules neufs : Les opérateurs dans l'expectative    Grippe saisonnière : Les pharmaciens autorisés à pratiquer la vaccination    Nouvelles de Mostaganem    Une bureaucratie remplace une autre !    Khalfallah Abdelaziz. Moudjahid et auteur : «Notre histoire doit être engagée contre l'amalgame et la déformation...»    Tout dépendra encore des recours    Le RND remporte la présidence de l'APW    L'armée d'occupation israélienne assiège une ville dans le Nord de la Cisjordanie    Le détail qui échappe à Charfi    Séminaire des chefs de mission et des délégués techniques    Purée de courgettes à la menthe    Du gluten dans votre shampooing    Kaïs Yaâkoubi satisfait    Retrouvailles inédites à Doha !    A Tierra met le cap sur Annaba    Et la relance socio-économique ?    Au bled de cocagne !    Le 11 décembre à l'Institut «Cervantès» d'Oran: Conférence en ligne sur des monuments historiques d'Oran    Le renvoi révélateur?    Aziza Oussedik en paisible retraite    Les points à retenir du Conseil des ministres    L'axe incontournable de la relance    Le bras de fer continue !    L'interaction Tamazight et l'informatique    Un riche parcours et des réalisations    7e édition des Journées du cinéma amateur    10 milliards de dollars octroyés à de faux investisseurs    L'Algérie octroie 100 millions de dollars à la Palestine    Les talibans nient les accusations d'«exécutions sommaires»    Mort du combattant anti-apartheid, Ebrahim Ismail Ebrahim    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Marche pour le respect des droits humains aujourd'hui
Dans un contexte de crise sanitaire et socioéconomique en Tunisie
Publié dans Liberté le 06 - 02 - 2021

Cette protestation intervient alors que le pays vit dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle, à savoir socioéconomique, sanitaire, constitutionnelle et politique.
Outre la crise politique et surtout socioéconomique qui perdure, le pays fait face depuis quelques jours à un mouvement de protestation populaire, réprimé par les forces de sécurité Nombre d'organisations et associations ont appelé à une grande marche aujourd'hui qui prendra le départ à la place Chokri-Belaïd au niveau de l'avenue Mohammed-V, dans le centre de Tunis, pour réclamer la libération des personnes arrêtées lors des violences nocturnes mais aussi pour appeler au respect des droits humains, notamment le droit d'expression, de manifestation et de protestation pacifique, ainsi que pour exprimer leur rejet de toutes les lois pénales contraires à la démocratie comme la loi 52.
Dans ce sillage, soixante-six organisations et associations ont indiqué, dans un communiqué, que les récents mouvements de protestation avaient été "confrontés à d'horribles répressions et brutalités policières, qui avaient conduit au décès du martyr Haikel Rachdi à Sbeitla et à l'arrestation de plus de 1 600 manifestants des quartiers populaires", a ajouté ce média. Selon la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), le nombre d'arrestations s'élevait à 1 680 en date du 18 janvier, dont 632 citoyens des quartiers d'Ettadhamon, Malassine, Fouchana, Sijoumi et Rebourba.
Cette protestation intervient alors que la Tunisie vit dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle, à savoir socio-économique, sanitaire, constitutionnelle et politique. Ainsi, hormis la crise sanitaire et la situation économique qui ne cesse de se détériorer, le pays connaît une crise politique dans une conjoncture qui est de nature à exacerber davantage la tension sociale qui est à l'origine des émeutes marquant le 10e anniversaire de la chute de Benali. Cette crise latente s'est déclenchée suite au rejet par le président élu, Kaïs Saïed, du remaniement ministériel, effectué par le chef du gouvernement, Hichem Mechichi au motif que ce remaniement a enfreint la Constitution en ce sens que les ministres proposés étaient impliqués dans des affaires de conflits d'intérêts.
Face à la fermeté du président Kaïs Saïed, le chef du gouvernement aurait décidé de céder et de privilégier le dialogue politique pour trouver une solution à la crise, suite au conseil des représentants de la coalition gouvernementale, qu'il aurait reçu en fin de semaine. À ce propos la rencontre attendue pour hier entre le président de la République et le chef du gouvernement Hichem Mechichi — à la demande de ce dernier après la réunion politique — porterait sur le remaniement ministériel, a indiqué Mosaïque FM.
Selon la même source, le chef du gouvernement a sollicité une entrevue avec le chef de l'Etat pour dépasser la crise actuelle, causée par le refus de ce dernier de convoquer des ministres, suspectés de corruption et de conflit d'intérêts, pour prêter serment. M. Mechichi envisageait de demander à Kaïs Saïed de lui donner les noms des ministres pour lesquels avait été émise une objection, en vue de leur remplacement, et ainsi permettre au gouvernement de prendre ses fonctions.
Plusieurs hommes politiques ont également proposé des solutions afin de résoudre la crise. Ces solutions consistent essentiellement à inviter les ministres —que le président de la République, Kais Saïed, refuse de recevoir pour prêter serment — à céder leurs portefeuilles ministériels à d'autres.

A. R.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.