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L'électrique divise les constructeurs
La DATE BUTOIR de la Fin des moteurs thermiques DIFFÈRE D'UN PAYS À L'AUTRE
Publié dans Liberté le 17 - 02 - 2021

Le problème des bornes de recharge inquiète les automobilistes qui risquent de se retrouver, faute d'un maillage maximal d'infrastructures, à faire la queue pour faire le plein sur les autoroutes comme dans les grandes agglomérations.
Dans le monde entier, les gouvernements se penchent sur la stratégie à adopter pour mettre fin aux motorisations thermiques, à savoir l'essence et le diesel. "Aux Etats-Unis, deuxième pays le plus pollueur en termes d'émissions de CO2 derrière la Chine, la décision se fera probablement au niveau des différents Etats", notent des rapports relatifs aux énergies propres. Ainsi, c'est en Californie, pionnière dans les questions environnementales et sur le sujet de l'automobile, qu'on annonce, dès le mois de septembre dernier, la fin de la vente de véhicules thermiques pour 2035.
Cette grande ville sera suivie par la Chine. "Si l'ambition était initialement d'interdire les moteurs à combustion en 2035, il n'en sera finalement rien. Le premier marché du monde vise plutôt une part de marché de 60% pour les électriques à cette date", selon Automotive News. Mais, selon Auto Plus, un site français, dès le début du mois de décembre 2020, le Japon a annoncé la date butoir de 2035 pour la vente de thermiques. "Reste à savoir comment un constructeur comme Toyota, leader de l'hybride, va réagir.
L'accent est pour l'instant mis sur le développement de l'hydrogène", note la même source, qui fait son bilan sur les dates butoirs et les effets d'annonce. "Facile, en 2020, d'annoncer des mesures drastiques pour dans 10, 15 ou 20 ans. D'ici là, les gouvernements auront changé, la situation économique aussi. Mais les électriques devraient être aussi beaucoup plus compétitives, avec des temps de charge réduits et des coûts à l'achat comparables à ceux des essences et de diesel.
Le vrai point d'interrogation est sur l'infrastructure, et notamment les bornes. Si des dizaines de millions d'automobilistes roulent demain en électrique en France, il va falloir multiplier le nombre de points de charge. Sans quoi, bonjour la queue pour faire le plein sur l'autoroute des vacances", déplorent encore des experts, qui s'interrogent également sur la question de la production et du recyclage des batteries.
À ce propos, il faut relever que l'Union européenne (UE), au moins, "semble prendre conscience de l'ampleur du problème et a décidé en décembre 2020 de réglementer le secteur, avec notamment la mise en place de passeports électroniques pour les batteries", souligne la même source. Mais, développent les experts, "il est probable" que de nombreux autres pays annoncent leur date limite pour la vente de voitures à combustion.
Mais "le vrai test" viendra en 2025, avec le passage de la Norvège au 100% électrique, premier pays du monde à franchir le cap. Et si l'ensemble de la population doit passer à l'électrique, il faudra développer l'infrastructure et notamment les bornes de recharge. Et sur ce point précis, l'UE est encore divisée. "En effet, cette année, nombreux sont les pays à annoncer une date à partir de laquelle la vente de voitures essence ou diesel sera interdite", précise encore ce magazine spécialisé.
Ainsi, avec le Royaume-Uni, le Japon et l'Europe, les annonces se multiplient. Du coup, on relève, de part et d'autre, que les voitures thermiques seront interdites à partir de 2030, 2035, 2040 et... 2050 ! Selon Auto, nombreux sont les pays qui se dirigent vers "le tout-électrique", à commencer par la France où l'interdiction de la vente de véhicules thermiques est fixée à 2040.
Dans ce groupe, sont aussi incluses les voitures hybrides et hybrides rechargeables. "Mais dans la pratique, l'utilisation de véhicules thermiques va devenir difficile bien avant cette date pour beaucoup de Français. En effet, la mise en place des ZFE (zones à faibles émissions), avec le système Crit-Air, va progressivement interdire aux thermiques l'accès aux grandes agglomérations.
À Paris, l'objectif est d'interdire l'entrée en ville à tout le monde sauf les ‘Crit-Air Zéro' les électriques et hydrogènes, d'ici à 2030. Avant cela, les diesels dans leur ensemble et les essences d'avant 2006 (Crit-Air 2 et plus) seront interdits en 2024. Les diesels d'avant 2006 (Crit-Air 4 et plus) seront interdits dès juin 2021", note Auto Plus. En outre, dans le reste de la France, la liste des grandes agglomérations qui rejoignent le programme ZFE continue de s'allonger, avec, par exemple, Lyon et Strasbourg.
Un décret paru en septembre 2020 rend obligatoire l'adoption d'une ZFE sur une agglomération en cas de dépassement des normes de pollution, sujet sur lequel la France se fait régulièrement épingler par l'Union européenne. Entree-temps, en Europe, "des divisions subsistent".
Mais le calendrier français pourrait être amené à se durcir, si l'on en croit les annonces de l'Union européenne, qui table sur 2035 pour l'interdiction à la vente des thermiques et des hybrides. "C'est donc cinq ans plus tôt que la France, qui pourrait être forcée de s'y plier", ironise encore ce magazine. Ailleurs en Europe, "certains sont plus volontaires encore".
C'est le cas de la Norvège où la vente des thermiques sera interdite dès 2025, soit dans maintenant presque quatre ans. Un record mondial ! Le pays est depuis longtemps un leader sur les ventes d'électriques qui occupaient presque 60% des ventes en 2019. En revanche, le Royaume-Uni a, récemment, annoncé "faire de même", mais en 2030.
Dans le pays, des mesures similaires à nos ZFE sévissent déjà, notamment à Londres. À Copenhague ou Oslo, il est déjà interdit de circuler en diesel. En parallèle, l'Allemagne, "pourtant notoirement pro-écologie", n'a pas encore fait d'annonce sur ce sujet, indique la même source.
"Doit-on y voir l'influence de ses grands constructeurs ?" s'interroge Auto Plus, qui estime par ailleurs que "toujours est-il que si une proposition d'interdiction de la vente de véhicules thermiques pour 2030 a été avancée, rien de concret n'est encore prévu, à part une ambition de voir 10 millions de véhicules électriques sur les routes en 2030".
Idem en Italie, même si quelques villes comme Rome commencent à interdire les diesels en cas de pic de pollution. En Espagne, la date 2040 a été proposée, sans être validée pour l'instant.

F. B.


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