Cour d'Alger: début du procès en appel de l'homme d'affaires Mahieddine Tahkout    L'occupant israélien veut vider El Qods de ses habitants et de ses repères    Man City : Pep Guardiola n'a rien prévu pour son avenir    Des vents forts sur plusieurs wilayas à partir de dimanche après-midi    Eni cède une partie de ses participations à Snam dans les gazoducs reliant l'Algérie à l'Italie    La Juventus communique sur l'enquète de la police financière    Les multinationales de production d'énergie doivent quitter "immédiatement" le territoire sahraoui occupé    "Une révision profonde des textes en 2022"    "Vous serez relogés après le vote"    Il sera bientôt mis en service    Une secousse tellurique de magnitude 4.0 enregistrée à Bejaia    "Une conjonction entre la pensée et les actes"    Les Aigles du Sahara prêts pour l'attaque !    L'Italie et le Portugal versés dans la même voie    Faible participation, pas d'incidents    La police disperse des manifestants contre le pouvoir à Ouagadougou    L'Ethiopie risque de se diriger vers un génocide    Renforcer la recherche scientifique    Souriez, nous allons tous mourir !    Sachez que...    3,420 kg de kif saisis    Modeste engouement    ACTUCULT    «Valeurs arabo-musulmanes et algériennes» ? (3)    Les enfumades du Dahra    Locales du 27 novembre: mettre le "dernier jalon" pour l'édification institutionnelle de l'Algérie nouvelle    MC Alger: Un gros chantier pour Ben Yahia    Pour promouvoir la coopération bilatérale: Visite de l'ambassadrice de Finlande à la CCIO    Chômage, prix et impératif civisme    Misserghine et Boutlelis: Une production de 43.000 quintaux d'agrumes attendue    Le culte fécond ou stérile du passé    Giroud absent 3 semaines    L'enjeu des locales    La caution d'un «pacte»    Depuis le front, Abiy Ahmed promet «d'enterrer l'ennemi»    L'assaillant est un islamiste extrémiste    Les Algériens offusqués    L'oeil vigilant de la Présidence    Tebboune plaide le patriotisme économique    L'escroc des réseaux sociaux arrêté    Une ambiance bon enfant à Alger    Les élections locales par les chiffres    Relative affluence    «Ils veulent casser l'équipe nationale»    Accord avec Torres – Barça?    Un album pour préserver Tabelbala    Vendu 2,66 millions d'euros aux enchères    La classe au bout des doigts    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ali Ghediri reste en prison
La chambre d'accusation a renvoyé l'affaire devant le tribunal criminel
Publié dans Liberté le 22 - 02 - 2021

La demande de mise en liberté provisoire a été refusée au général à la retraite, en détention préventive depuis vingt mois.
Hier pour la troisième fois en un mois, des proches et des partisans d'Ali Ghediri se sont rassemblés devant la cour d'appel d'Alger, guettant des nouvelles sur le sort réservé par la justice au général à la retraite.
Les espoirs, nourris pendant une attente de plusieurs heures, ont été déçus. La chambre d'accusation a tranché dans le dossier, à contresens de ce que suggérait la décision de la Cour suprême rendue le 13 décembre 2020. Elle a, ainsi renvoyé l'affaire devant la chambre criminelle près le tribunal de Dar El-Beïda et a rejeté la demande de mise en liberté conditionnelle.
L'ancien directeur des ressources humaines au ministère de la Défense nationale ne quittera donc pas sa cellule de la prison de Koléa. Des membres de son comité de soutien et de sa famille, qui se préparaient à l'accueillir à sa sortie du pénitencier, se disent effondrés. "Nous ne comprenons rien à ce qui arrive", s'exclame, consterné, Yazid Rebouh, un de ses proches collaborateurs.
L'entourage autant que les avocats envisageaient effectivement une issue de la procédure judiciaire nettement différente. Ils pensaient que la chambre d'accusation près la cour d'Alger allait prononcer un non-lieu sur l'unique accusation maintenue dans le dossier, soit la "participation à une entreprise visant la démoralisation des troupes de l'ANP en temps de paix".
La décision de la Cour suprême, en faveur du pourvoi en cassation interjeté par le collectif de défense contre l'arrêt de renvoi de la chambre d'accusation près la cour d'Alger, confortait raisonnablement cette hypothèse. La haute juridiction avait estimé que la chambre d'accusation a outrepassé ses prérogatives en portant un jugement sur la culpabilité du prévenu avant le procès.
Elle a renvoyé l'affaire, pour réexamen, devant la même instance autrement constituée. Cette dernière a auditionné Ali Ghediri, le 8 février, entendu les plaidoiries des avocats et mis l'affaire en délibéré pour ce 21 février. Le timing a coïncidé, à 72 heures d'intervalle, avec l'exécution de la mesure prise par le chef de l'Etat, en l'occurrence grâce présidentielle en faveur de 33 détenus d'opinion condamnés définitivement et liberté provisoire pour une cinquantaine d'autres dont les jugements définitifs ne sont pas encore prononcés.
La libération du journaliste Khaled Drareni et des activistes Rachid Nekkaz, Brahim Laâlami, Dalila Touat... et tant d'autres militants incarcérés pour leurs idées, leurs opinions et parfois dans l'exercice de leur métier, augurait un sort pareil pour le général à la retraite. Il n'en fut rien.
"Il n'y a absolument rien pour justifier un procès. Le dossier est vide. L'accusation a été montée sous l'effet d'un règlement de comptes", nous déclare Me Nabila Silmi, membre du collectif de la défense. Une déclaration de l'ancien candidat à l'élection présidentielle avortée du 18 avril 2019 sur le rôle que devrait jouer l'armée pour empêcher le cinquième mandat aurait provoqué l'ire du défunt général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.
Outre l'atteinte au moral des troupes, deux autres chefs d'inculpation sont retenus contre Ali Ghediri : "participation à la fourniture d'informations au profit de pays étrangers en portant atteinte à l'économie nationale" et "faux et usage de faux dans la collecte de parrainages de candidature à la présidentielle". Ces deux charges ont été abandonnées en cours de procédure.
Il est en détention préventive depuis vingt mois. Il risque d'y rester jusqu'à septembre ou octobre prochain. Son procès ne pourrait être programmé, nous dit son avocate, avant l'ouverture de la session criminelle d'automne. Elle n'écarte pas non plus la possibilité que son mandant, attaché à la proclamation de son innocence avant le procès, opte pour un pourvoi en cassation de la décision de la chambre d'accusation.

Souhila HAMMADI


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.