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Menaces de mort contre Saïd Djabelkhir
Une plainte contre les auteurs sera déposée aujourd'hui
Publié dans Liberté le 27 - 04 - 2021

Après sa condamnation en première instance à 3 ans de prison ferme pour "offense à l'islam", pour ses réflexions sur la religion, l'islamologue Saïd Djabelkhir fait, désormais, face à des menaces d'un autre genre. En effet, il a été menacé de mort à travers des messages envoyés sur sa messagerie électronique.
Des menaces claires et sans équivoque qui l'ont poussé à saisir la justice contre les auteurs. "J'ai décidé de saisir la justice", a-t-il dit à Liberté, assurant ne pas se sentir en sécurité. "Je ne me sens pas en sécurité", a-t-il lâché. Le concerné a confirmé que les menaces ont été proférées par plusieurs personnes sur les réseaux sociaux et que le contenu ne laisse aucun doute sur les visées de leurs auteurs. "Nous savons comment t'attraper", "Nous t'attendons en prison", ou bien "On va te couper la tête".
Voici quelques messages envoyés à Saïd Djabelkhir par des internautes qui lui reprochaient ses positions et ses réflexions sur la religion. "Je reçois des messages du genre depuis un moment, mais cette fois-ci, j'ai décidé de saisir la justice et de mettre chacun face à ses responsabilités", a-t-il dit. Contacté par Liberté, Moumen Chadi, avocat de la victime, a précisé que la plainte sera "déposée demain (aujourd'hui, ndlr)". Me Chadi a souligné que les comptes Facebook, à travers lesquels les auteurs de ces menaces agissaient, "sont identifiables". Cela dit, l'enquête pourrait, en toute vraisemblance, identifier les propriétaires de ces comptes et les écrouer le cas échéant.
"Trois comptes sont facilement identifiables", a indiqué l'avocat, ajoutant qu'un auteur d'une vidéo partagée sur la plateforme YouTube "comporte également de graves menaces contre Djabelkhir". Me Chadi a précisé, à ce propos, que l'auteur de la vidéo "serait une des personnes présentes au procès de Djabelkhir, à la fin du mois dernier au tribunal Sidi M'hamed". Interrogé sur les motifs de la plainte, Me Chadi a informé qu'elle comporte trois accusations essentielles.
À savoir "menace de mort", "diffamation" et "incitation à discours haineux".
Selon Me Chadi, les messages et la vidéo à travers lesquels Saïd Djabelkhir est menacé constituent "légalement" une raison suffisante "pour justifier le dépôt de plainte" contre les auteurs. Pour l'avocat, ces réactions violentes contre Djabelkhir "ne datent pas d'aujourd'hui". Il a confirmé que Djabelkhir "recevait des menaces sur sa messagerie depuis longtemps". L'avocat ne perd surtout pas de vue que toute cette violence et ces menaces de mort qui visent l'islamologue "sont intimement liées à ses réflexions sur la religion".
Pour rappel, l'islamologue Saïd Djabelkhir a été poursuivi en justice par un enseignant d'informatique à l'université de Sidi Bel-Abbès.
Le plaignant a justifié sa plainte par les réflexions de Djabelkhir qui "le touchaient dans son amour propre". Mais aussi par le fait que, avait appuyé l'enseignant en informatique, "Saïd Djabelkhir est très suivi sur les réseaux sociaux, donc, il peut influencer les gens avec ses réflexions".
Le procès intenté à Djabelkhir tout comme le verdict du tribunal ont soulevé, pour rappel, un large mouvement de soutien et de solidarité avec l'islamologue, mais aussi une vague d'indignation tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Les messages de dénonciations se essentiellement sont axés sur "une atteinte à la liberté de recherche et de pensée".


Mohamed Mouloudj


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