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Un procès peut en cacher un autre
Le verdict de l'affaire de l'islamologue SaId Djabelkhir, attendu aujourd'hui
Publié dans Liberté le 22 - 04 - 2021

C'est aujourd'hui que la juge du tribunal de Sidi M'hamed devra rendre son verdict dans l'affaire de l'islamologue Saïd Djabelkhir. La juge devra ainsi trancher dans une affaire inédite. En effet, l'islamologue est poursuivi par un enseignant universitaire qui lui reproche ses interventions sur les réseaux sociaux où il traite de la religion, soit le domaine d'étude de l'accusé. Traité la fin du mois dernier, le procès a réuni plusieurs citoyens venus assister à un "échange" le moins que l'on puisse dire curieux.
Ainsi, lors de sa prise de parole, le plaignant a estimé que "les écrits sur les réseaux sociaux de Saïd Djabelkhir le touchent dans son amour-propre".
L'accusé a, quant à lui, défendu son droit à la libre expression, mais aussi le droit à la liberté de la recherche. Si le procès, en apparence, met au prise deux conceptions diamétralement opposées de la pratique religieuse, au fond il pose la lancinante question des libertés. C'est sur ce registre que les avocats, comme les militants, ont construit leurs plaidoiries et leurs répliques aux détracteurs de Djabelkhir. "J'exprime une opinion et les résultats de recherches et d'études sur les livres de la tradition prophétique", a répondu Saïd Djabelkhir qui ne perd pas de vue que ses interventions dans le débat sur la religion "déstabilisent" à plus d'un titre les adeptes de la pensée rétrograde. "Je prône l'effort et la réflexion, et non pas la guerre sainte", avait déclaré Saïd Djabelkhir devant la juge, au moment où ses détracteurs s'appuyaient sur la sacralité de la religion.
À rappeler que Saïd Djabelkhir est poursuivi en vertu de l'article 144 bis 2 du code pénal. Il est accusé de "moquerie à l'égard des sciences de la religion et des rites islamiques". L'article 144 bis 2 stipule que "quiconque offense le prophète, les envoyés de Dieu, le dogme ou les préceptes de l'islam" est passible de 3 à 5 ans de prison ou d'une amende allant de 50 000 à 100 000 DA. Cette accusation concerne tout écrit, dessin, déclaration ou tout autre moyen à travers lequel ce qui est qualifié d'offense est exprimé.
Mohamed Mouloudj


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