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Le MSP pose ses conditions
participation dans le prochain gouvernement
Publié dans Liberté le 17 - 06 - 2021

Arrivé en quatrième position, en obtenant 64 sièges, le MSP estime toutefois qu'il a été lésé dans certaines circonscriptions.
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP, ex-Hamas), Abderrezak Makri, n'écarte pas l'idée de participer au futur gouvernement sous certaines conditions, à commencer par les résultats des recours que son parti va introduire quant aux "dépassements" qu'il a enregistrés lors du scrutin. "Avant de parler du gouvernement, nous devrions d'abord parler des recours et du Conseil constitutionnel, pour voir si les anomalies seront corrigées ou pas", a expliqué Makri, lors d'une conférence de presse organisée hier au siège de son parti à Alger.
"Dans tous les cas, nous avons nos instances qui trancheront cette question. Nous avons notre majliss echoura (conseil consultatif du parti) qui va décider du choix à faire", a-t-il ajouté, expliquant que "si cela se fait dans le cadre d'un dialogue national véritable proche de notre vision et contenant des propositions et les aspirations du peuple, nous n'avons aucun complexe à étudier toutes ces questions, puis revenir au majliss echoura qui tranchera en toute souveraineté". Et d'insister : "Si les propositions sont proches de notre programme et de notre vision et s'il y a une volonté de dialogue sérieux et stratégique, nous les étudierons et les évaluerons."
Arrivé en quatrième position et comme lors des législatives de 1997, en obtenant 64 sièges, le MSP estime, toutefois, qu'il a été lésé dans certaines circonscriptions, sans pour autant crier à la fraude que ni Makri ni les cadres de son parti n'ont évoquée, préférant parler de "dépassements" en mettant surtout hors d'accusation le président de la République Abdelmadjid Tebboune. "À propos des dépassements constatés lors de ces élections, moi, je dis, au nom du conseil national et du mouvement, et pour être clair, que nous exonérons le président de la République de tous les dépassements dangereux qui ont eu lieu et qui ont influé sur les résultats de ces élections. Nous sommes confiants et croyons en la sincérité des propos du président de la République et de ses engagements. Et sans lui, la catastrophe aurait été plus importante. Je le dis en toute sincérité et à travers ce que je sais", a souligné M. Makri qui a opté pour l'apaisement avec le président de l'Anie, Mohamed Charfi, en affirmant ne pas avoir le moindre problème avec lui.
"Nous n'accusons pas Mohamed Charfi de fraude, mais il ne sait pas ce qui peut arriver dans les autres wilayas. Il n'a pas les outils pour tout vérifier. Il ne faut donc pas qu'il s'énerve. Et je l'ai informé personnellement durant notre rencontre et j'ai su qu'il n'avait pas les outils de contrôle. Cependant, M. Charfi et ceux qui sont avec lui doivent répondre à nos observations. Nous avons essayé avec un contact direct avec lui, mais nous avons compris qu'il ne pouvait rien. Ce pourquoi, nous avons décidé d'informer l'opinion publique et la presse sur ces dépassements. Et c'est à lui d'y répondre", a affirmé le leader du MSP.
Le président de l'ex-Hamas et ses cadres sont revenus sur les p.-v. sanctionnant l'opération du vote. Ils ont dressé une liste d'anomalies, de dysfonctionnements au sein de l'Anie et des dépassements qui ont été enregistrés le 12 juin dernier. Le MSP a dénoncé le fait que les p.-v. n'aient pas été remis aux représentants des partis dans plusieurs wilayas du pays, ainsi que l'annulation des bulletins nuls à Alger et à Oran notamment, et pas dans d'autres wilayas, contrairement à la loi.
"Est-il normal que dans les p.-v. que nous avons récupérés dans certaines wilayas, nous arrivions en tête des résultats, et que dans ceux que nous n'avons pas obtenus, les résultats sont contre nous et complètement changés ?" s'est-il interrogé. Evoquant la question de la participation des listes indépendantes, Abderrezak Makri a affirmé qu'il n'y avait pas de quoi être étonné, puisque cela n'est pas nouveau.
"Mais ce que nous avons constaté, c'est qu'une grande partie de ces listes indépendantes est menée par des candidats qui étaient élus ou militants au sein de certains partis", a-t-il accusé, sans les citer nommément. Malgré tous les dépassements soulevés par le MSP et qui nuisent à la crédibilité du scrutin, déjà discrédité par le fort taux d'abstention (76,7%), Abderrezak Makri affirme que son parti continuera à participer à toutes les échéances électorales, justifiant cela par sa volonté de combattre la corruption politique et financière du système.
Lyès Menacer


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