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L'ECONOMIE ALGERIENNE RENOUE AVEC LA CROISSANCE
APRÈS QUATRE TRIMESTRES DE CONTRACTION
Publié dans Liberté le 22 - 08 - 2021

Le produit intérieur brut a crû de 2,3% au premier trimestre de l'année en cours annonce l'Office national des statistiques. La hausse du PIB a été tirée principalement par l'accroissement de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures de 7,5%.
Après quatre trimestres de récession due aux méfaits néfastes de la pandémie de Covid-19, l'économie nationale renoue avec la croissance. C'est du moins ce qu'indique un bilan de l'Office national des statistiques (ONS) repris par l'APS. L'économie algérienne a enregistré une croissance au premier trimestre 2021 avec un bond du produit intérieur brut (PIB) de 2,3% sur un an, souligne l'ONS. Or, sur toute l'année 2020, le PIB a baissé de 4,9%.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait fait état d'une reprise de l'économie nationale. "Selon les derniers chiffres, nous avons atteint un taux de croissance de 3,8%, et ce, après un recul dû à la pandémie de Covid-19 et à la baisse des cours du pétrole", avait indiqué le chef de l'Etat lors d'une entrevue accordée, il y a dix jours, à des responsables de médias nationaux.
Ce taux reflète la dynamique que connaît l'économie nationale qui s'incarne également dans le retour des investissements, puisque "les banques ont accordé environ 1 600 milliards de dinars de prêts", avait souligné le Président. Le ministère des Finances avait annoncé également, en juin dernier, que la croissance économique de l'Algérie "a été revue à la hausse et devrait se situer à +4,2% en 2021 (contre +3,98% dans la LF 2021), en relation avec le retour progressif de l'activité économique".
Le ministère a précisé que la croissance hors hydrocarbures "se situerait à +3,2% dans la LFC 2021, contre +2,4% prévus dans la LF 2021, pour tenir compte de la reprise de l'activité des secteurs de la construction (+3,8%) et des services marchands (+3,6%)". Selon l'ONS, les trois premiers mois de l'exercice en cours ont été marqués par "des croissances positives de tous les secteurs d'activité économique".
Cette hausse du PIB, on la doit à l'accroissement de la valeur ajoutée du secteur des hydrocarbures de 7,5% au premier trimestre 2021, contre une forte baisse de 13,3% à la même période de 2020. Ce résultat est la conséquence de l'augmentation considérable des prix sur le marché pétrolier, à 61,7 dollars le baril au premier trimestre 2021 contre 52,2 dollars une année auparavant, soit une hausse de +18,1%.
"Les augmentations de prix des hydrocarbures ont conduit à une hausse du déflateur de la valeur ajoutée des hydrocarbures de 11,9% au premier trimestre 2021 après la forte baisse de 19,3% au premier trimestre 2020", précise l'ONS. La croissance a touché également les secteurs hors hydrocarbures durant le premier trimestre.
Le PIB hors hydrocarbures a enregistré un accroissement de 1,4% contre une baisse de 1,2% une année auparavant. C'est l'œuvre de l'industrie, du bâtiment-travaux publics et hydraulique (BTPH y compris services et travaux publics pétroliers) et des services non marchands qui connaissent des taux d'accroissement de respectivement 3,3%, 4% et 2,5%.
L'activité agricole impactée par les conditions climatiques
Les chiffres de l'ONS par secteur affirment que l'activité agricole a connu, pendant le premier trimestre 2021, une augmentation modérée de l'ordre de 0,6% au lieu d'une croissance de 2% durant la même période de l'année 2020. Cette contre-performance est essentiellement due aux "conditions climatiques sévères" et à un "stress hydrique important" auxquelles est confronté le secteur de l'agriculture ces derniers mois.
Dans le secteur de l'industrie, la valeur ajoutée globale réalisée au premier trimestre 2021 a donné lieu à une croissance de 3,3%, contre une baisse de 0,2% à la même période de l'année précédente. Cette croissance est tirée essentiellement par la valeur ajoutée des industries agroalimentaires, des ISMME (industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques et électriques) et des matériaux de construction.
Le secteur du bâtiment a affiché, lui aussi, un léger frémissement pendant le premier trimestre de l'année en cours. Le BTPH (y compris les services et travaux publics pétroliers) a enregistré une croissance de 3,9% au premier trimestre 2021, contre 1,8% pendant la même période de l'année précédente.
Après une baisse importante de 8% au premier trimestre 2020, le sous-secteur des services et travaux publics pétroliers a rebondi fortement avec une hausse de 10,1%. En ce qui concerne les services marchands, ils affichent une légère croissance de 0,3% contre une décroissance de 2,7% une année auparavant.
Le sous-secteur des transports et communications et celui des hôtels-cafés-restaurants ont subi des baisses respectives de 1,5% (contre -4,8% au premier trimestre 2020) et 7% (contre -3,5%). Ce n'est pas le cas du sous-secteur du commerce qui a crû de 2,8% (contre -1,5%), des services fournis aux entreprises de 2,1% (contre 1,2%) et des services fournis aux ménages de 1,2% (contre -0,9%).
Quant aux services non marchands, la valeur ajoutée a enregistré une augmentation de 2,5% pendant la période de calcul contre une baisse de 0,5% une année auparavant. Cela est le résultat conjugué de l'accroissement en volume des valeurs ajoutées des activités des administrations publiques (2,5% contre -0,7%), des services financiers (1,9% contre 2,4%) et des affaires immobilières (3% contre 2,3%).
Par ailleurs, le bilan de l'ONS fait ressortir une hausse de la demande finale totale estimée à 1,2% du fait, notamment, de l'augmentation de 11,2% du volume des exportations de biens et services.
Cette hausse (de la demande) est également liée à l'augmentation du volume de la consommation finale des ménages au 1er trimestre 2021 de 1,8% après la baisse 0,7% du 1er trimestre 2020. À l'inverse, la demande intérieure (PIB + importations de biens et services-exportations de biens et services) a évolué en volume à un rythme de -0,5% par rapport au 1er trimestre 2020.
"Cette légère baisse de la dépense intérieure s'explique par le recul de l'accumulation, même si l'investissement a augmenté en volume de 3,3% au 1er trimestre 2021 contre une baisse de 4,5%", argue l'ONS dans son rapport. Elle est, en outre, le fait du recul de 3% du volume des importations de biens et services après la baisse de 16,6% au 1er trimestre 2020.

B. K.


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