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L'ONU craint une régionalisation du conflit éthiopien
ELLE EVOQUE LE RISQUE DE "VIOLENCE GENERALISEE"
Publié dans Liberté le 18 - 12 - 2021

La guerre a éclaté en novembre 2020 après que le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l'armée au Tigré afin d'en destituer les autorités locales, issues du Front de libération du peuple du Tigré, qui défiaient son autorité et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires.
L'ONU a assuré, hier, que les toutes les parties au conflit en Ethiopie poursuivent leurs exactions, mettant en garde contre une "violence généralisée" aux conséquences majeures pour la région. L'Ethiopie a taxé pour sa part de "néocolonialisme" le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, réuni en session spéciale pour se pencher sur les violations des droits dans le pays en guerre.
"Le multilatéralisme est une fois de plus pris en otage par une mentalité néocolonialiste. L'Ethiopie est prise pour cible et montrée du doigt au Conseil des droits de l'homme pour avoir défendu un gouvernement démocratiquement élu, la paix et l'avenir de son peuple", a déclaré l'ambassadeur éthiopien Zenebe Kebede pendant les débats.
Lors de cette réunion – demandée par l'Union européenne avec le soutien de plusieurs dizaines de pays dont les Etats-Unis – les 47 Etats membres du Conseil étudient la proposition de nomination d'enquêteurs qui travailleront sur de possibles violations des droits humains dans le cadre de la guerre.
"La gravité et l'ampleur des violations et des atrocités commises contre les civils par toutes les parties sont inacceptables. (...) La mise en place d'un mécanisme d'enquête international indépendant est urgente et nécessaire", a assuré l'ambassadrice slovène Anita Pipan, au nom de l'UE.
Les pays africains, par la voix du représentant du Cameroun, l'ambassadeur Salomon Eheth, ont en revanche apporté leur soutien à l'Ethiopie en expliquant qu'un tel mécanisme d'enquête "est contreproductif et susceptible d'exacerber les tensions".
Pour la Haute-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, Nada Al-Nashif, "un mécanisme international serait un complément important" en l'absence d'"efforts significatifs" des autorités pour établir les responsabilités, alors que l'ONU continue "de recevoir des rapports crédibles de violations graves et atteintes aux droits humains commises par toutes les parties".
"Le danger d'une montée en puissance de la haine, des violences et des discriminations est très élevé et pourrait dégénérer en violence généralisée. Cela pourrait avoir des conséquences majeures non seulement pour des millions de personnes en Ethiopie, mais aussi dans toute la région", a affirmé Mme Al-Nashif.
La guerre a éclaté en novembre 2020, après que le Premier ministre, Abiy Ahmed, ait envoyé l'armée au Tigré afin d'en destituer les autorités locales issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) qui défiaient son autorité et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires. M. Abiy avait proclamé la victoire trois semaines plus tard, après la prise de la capitale régionale, Mekele. Mais en juin, le TPLF a repris l'essentiel du Tigré et poursuivi son offensive dans les régions voisines de l'Amhara et de l'Afar.
Le conflit en Ethiopie a fait plusieurs milliers de morts, plus de deux millions de déplacés et plongé des centaines de milliers d'Ethiopiens dans des conditions proches de la famine, selon l'ONU. Dans une enquête conjointe avec la Commission éthiopienne des droits de l'Homme, créée par le gouvernement éthiopien, le Haut-Commissariat de l'ONU a conclu, début novembre dernier, à de possibles crimes contre l'humanité commis par toutes les parties.
Le 2 novembre, le gouvernement a décrété un état d'urgence qui "suscite d'importantes préoccupations en matière de droits humains", car il a entraîné l'arrestation de milliers d'Ethiopiens, dont des membres du personnel de l'ONU, a souligné Mme Al-Nashif.
"Si certaines des personnes arrêtées ces six dernières semaines ont été libérées, nous estimons qu'entre 5000 et 7000 personnes sont toujours détenues, dont 9 membres du personnel de l'ONU", a-t-elle ajouté, en précisant que la plupart des personnes arrêtées appartiennent à l'ethnie tigréenne.
La haute responsable onusienne réclame que des observateurs indépendants, notamment la Commission éthiopienne des droits de l'Homme, soient autorisés à accéder à tous les lieux de détention.

R. I./Agences


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