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Un limogeage et des interrogations
Mise à l'écart "brutale" du ministre des transports
Publié dans Liberté le 12 - 03 - 2022

Contre toute attente, le chef de l'Etat, Abdelmadjid Tebboune, a limogé, jeudi, Aïssa Bekkaï de son poste de ministre des Transports pour "faute grave". Une mise à l'écart qui prête le flanc à beaucoup de spéculations.
Le limogeage d'Aïssa Bekkaï de son poste de ministre des Transports a été annoncé par le biais d'un communiqué laconique de la présidence de la République diffusé sur les réseaux sociaux jeudi en fin de matinée. Selon la présidence de la République, il a été limogé "pour avoir commis une faute grave lors de l'accomplissement de ses missions". Mais la Présidence ne fournit aucun autre détail. Que reproche-t-on au juste à ce ministre ? Quelle est la nature de cette "faute" ? Si rien ne filtre pour l'heure sur les motifs exacts de ce limogeage, il reste que la manière est pour le moins singulière, alimentant toutes les spéculations sur les vraies raisons qui sous-tendent cette mise à l'écart qui fleure la "brutalité".
Très discret, Aïssa Bekkaï, qui a fait l'essentiel de sa carrière dans le secteur du commerce où il a occupé le poste de ministre délégué au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Abdelaziz Djerad, a eu ces derniers temps quelques activités publiques dont des visites sur le terrain. Mais il aurait tenu des propos qui peuvent paraître trancher avec l'obligation de réserve à laquelle il est tenu. Certaines de ses déclarations ont été réprises par le président du Mouvement de la société pour la paix, Abderrezak Makri, qui a cru y déceler les motifs de la mise à l'écart du ministre.
On y lit ainsi qu'Aïssa Bekkaï aurait évoqué la corruption qui ronge son secteur. Des bateaux de sociétés publiques saisis en Europe, dont certains ont été vendus en pièces détachées, à la mauvaise gestion de certains groupes publics, jusqu'aux déficits chroniques de trésorerie qui empêchent certaines entreprises de se développer, l'ancien ministre n'a pas mâché ses mots. Il a évoqué "la mauvaise gestion" d'Air Algérie et de l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV).
Selon différentes sources, l'ancien ministre aurait tenu des propos similaires lors de son récent passage devant la commission des transports de l'Assemblée populaire nationale. Mais ces déclarations ne suffisent pas à expliquer une décision aussi rapide que subite. D'autres observateurs renvoient cette intervention présidentielle à l'annonce faite par l'ancien ministre d'avoir accordé des licences d'exploitation de l'espace aérien et maritime à des opérateurs privés. Une société basée à Oran a déjà obtenu son registre du commerce pour faire du transport low cost. Mais dans ce genre de décision, il est rare qu'un ministre agisse seul, surtout qu'il s'agit d'un domaine de souveraineté.
Plus que cela, la veille de l'annonce du limogeage du ministre, son département annonçait, via un communiqué, un vaste programme de reprise des vols de la compagnie Air Algérie qui ajoute au programme 180 nouvelles dessertes. La primeur de l'annonce devait-elle être laissée à la Présidence, comme lors de la décision de la réouverture des frontières en juin 2021 ? Là encore, une telle décision n'aurait pas été prise sans consulter les hautes autorités du pays.
Faut-il voir alors dans le limogeage un lien avec le scandale du passager qui a pu voyager à bord d'un vol dans la soute à bagages et dont l'incident a été largement relayé sur les réseaux sociaux ? Toutefois, certaines sources évoquent une incompatibilité d'humeur entre Aïssa Bekkaï et le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane. Ce dernier aurait écrit plusieurs rapports pour se plaindre du ministre des Transports. Mais le chef de l'Etat aurait préféré temporiser avant de décider de se séparer du ministre jeudi dernier. Âgé de 57 ans, Aïssa Bekkaï est le deuxième ministre à être congédié par Abdelmadjid Tebboune en plein exercice de ses fonctions après Lazhar Hani, limogé en janvier 2021. Il a été mis fin à ses fonctions, ainsi qu'à celle de Bakhouche Allèche, P-DG d'Air Algérie et du responsable du catering au sein de la compagnie aérienne.
"Cette décision a été prise à la suite de l'engagement d'une opération d'importation par la compagnie nationale Air Algérie de fournitures liées à l'activité de catering, et ce, sans tenir compte du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises et la priorité à accorder à la production nationale", avait indiqué un communiqué du Premier ministère.

Ali Boukhlef


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