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"Plumes" en ouverture du programme "No Means No"
Le film a fait l'objet d'une polémique en Egypte
Publié dans Liberté le 17 - 03 - 2022

Ce programme, qui soulève la question de la violence faite aux femmes à travers le cinéma, a été inauguré par la projection de "Plumes", d'Omar El-Zohairy – plusieurs fois primé à Cannes, en Tunisie et en Egypte – à la Cinémathèque d'Alger.
L'évènement "No Means No", qui vise à "sensibiliser et susciter le débat sur la question de la violence sexiste" a fait escale à Alger et plus exactement à la Cinémathèque algérienne, du 15 au 17 mars. Lancé en Tunisie en 2018, puis en Palestine et Jordanie, ce programme, qui soulève la question de la violence faite aux femmes à travers la fiction, le documentaire et les conférences-débats, est organisé par Keral Production, en collaboration avec Making of Films et sponsorisé par IMS (International Media Support).
Pour la soirée d'ouverture qui a eu lieu mardi, c'est le film Plumes (Feathers) du réalisateur Omar El-Zohairy, qui a été projeté devant une salle quasi-comble. Cette fiction – qui a raflé de grands prix à la quinzaine des réalisateurs au festival de Cannes, aux Journées cinématographiques de Tunis (JCC) ou encore au festival du film d'El-Gouna (Egypte) – a fait l'objet d'une polémique et suscité la colère de nombre de personnalités culturelles et politiques égyptiennes. Car le contenu est loin de "refléter" l'Egypte actuelle.
L'histoire se déroule dans un bidonville situé à proximité d'une usine, dans laquelle travaille un homme autoritaire, qui exerce une grande emprise sur son épouse. À l'anniversaire de leur fils, un magicien est invité à animer le show et en un coup de baguette magique, le mari se "transforme" en poule ! Si cette histoire semble farfelue, la poule est un prétexte pour raconter la misère et la situation de ces femmes prises au piège par le patriarcat. Et la disparition de son époux l'oblige à se prendre en main pour nourrir ses trois enfants. Alors, cette femme, soumise réduite au silence, tente de trouver un travail de technicienne de surface ou de remplacer son époux à l'usine : "Un métier inapproprié pour les femmes !" Si au début, elle se fait accompagner pour ses entretiens par un ami de la famille, elle commence à sortir de son mutisme et de s'affirmer au fil des jours pour sa survie et celle de sa progéniture. Sur un rythme très lent et silencieux, Omar El-Zohairy démontre une facette de cette Egypte des bidonvilles où tout se monnaye, et quand on est une femme dans ce milieu d'hommes, il n'est nullement facile d'en sortir indemne... D'ailleurs, s'il suggère que cette maman ait pu se "vendre" pour nourrir ses gamins, elle finit par devenir maitresse de son destin.
Et paradoxalement, elle continue de prendre soin de sa poule, pour ne pas dire son mari ! Outre la trame et le fond, Plumes est bien maitrisé techniquement et offre de beaux plans et images malgré l'insalubrité des lieux. Sur ce point, il y a une part de vérité sur ce qui a été émis comme critiques par les artistes égyptiens, lors de la projection à El-Gouna. Si l'extérieur répond probablement à la réalité – un bidonville au milieu d'un no man's land – la saleté est exagérée dans le domicile du couple : être nécessiteux ne veut pas forcément dire être sale ! Une mère qui se bat pour ses enfants ne peut négliger son domicile, surtout qu'il y a l'eau courante...
Plumes, qui a attiré du monde pour le lancement de "No Means No", a suscité de l'incompréhension et de l'ennui chez certains spectateurs et de l'intérêt chez d'autres. En somme, Omar El-Zohairy, qui signe son premier long métrage avec cette œuvre, a réussi son pari, car c'est cela la vraie magie du cinéma ! A noter que les projections se poursuivent jusqu'à aujourd'hui, avec l'avant-première, à 18h, de Soula" de Salah Issaad (un film à voir absolument) et une conférence à 16h sur les questions des droits, de l'égalité des genres, du statut de la femme et de la violence dans l'art, sera animée à 16h par l'écrivain Amin Zaoui, l'avocate Aouicha Bekhti, la réalisatrice Yasmine Chouikh et la comédienne Leïla Touchi.

Hana M.


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