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Du couffin d'antan au couffin du Ramadhan
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 09 - 2011

Que d'artisans talentueux ont travaillé la paille pour façonner, avec toujours quelque note d'originalité, couffins et chapeaux de paysans de différentes tailles, rangés dans la catégorie des vestiges ou des reliques des temps anciens.
Qu'es-tu devenu, couffin d'antan ? Tu as été d'abord façonné dans une matière dont l'Algérie regorge, la raffia, sinon dans la paille, selon les usages. Mais la demande s'étant considérablement réduite à cause du plastique, plus léger et beaucoup moins coûteux. On te voit rarement sous ta forme originelle, en monochrome ou en polychrome, exactement comme pour les tapis ou les chapeaux de paille encore à la mode pour quelques rares conservateurs. D'avant à aujourd'hui En réalité, chaque pays aux longues traditions artisanales a ses couffins portant d'autres signatures. Ah ! si l'on pouvait faire un musée du couffin, cela donnerait à voir une mosaïque des couleurs et des formes. Et c'est partout que les artisans en vannerie sont en voie d'extinction, à l'image de toutes les activités relevant des arts manuels et représentatives d'un génie populaire étalé sur des siècles d'histoire. La régression a atteint son paroxysme à la fin du siècle passé avec la généralisation des sachets et sacs en plastique faits industriellement, sont moins coûteux, moins lourds à porter, mais dépourvus d'esthétique. Tous ceux qui confectionnaient avec habileté des couffins de différentes formes à l'aide de fibres végétales ou des corbeilles en osier ou en fines branches d'olivier ont fini par disparaître, leurs produits n'intéressant que de rares acheteurs restés attachés aux traditions artisanales. Ce qui est arrivé aussi aux ustensiles en bois. Il arrive que, de temps à autre, on assiste à de rares apparitions de balais anciens dont l'utilisation exigeait que l'on se baissait, de chapeaux de paille remplacés par la casquette, mois chère et moins encombrante. Revenons aux couffins pour dire qu'il a disparu au profit des sacs en plastique qui enlaidissent la nature lorsqu'ils y sont semés par le vent. ? Et lorsqu'il en faut un pour chaque produit, vous pouvez imaginer le nombre de sachets qui rentrent quotidiennement dans chaque maison. Par rapport au sachet en plastique transparent, le couffin permettait d'être plus discret dans ses achats et, à l'époque où il y avait de la vie dans nos villages, l'artisan de la paille n'avait jamais cessé de penser aux transporteurs à dos d'âne. Aussi, on revenait du marché traditionnel avec le chouari rempli de toutes sortes de denrées : légumes, fruits, viande, à condition que l'on eût les moyens. Le couffin à valeur métonymique Il est devenu presque un symbole à multiple valeur. C'est d'abord un vestige du passé : il rappelle tous les objets portant la signature d'un artisan qui les a produits à la main. Les couffins au sens traditionnel du mot se font rares pour ne pas dire qu'ils n'existent plus. Lorsqu'on dit couffin aujourd'hui, il s'agit d'un métonyme désignant un contenu, c'est-à-dire une quantité donnée de denrées qu'on offre à un nécessiteux. Dans l'ancien temps, le couffin représentait une quantité de semoule à la surface de laquelle on disposait un nombre donné d'œufs que l'on offrait à quiconque dans votre famille vous invitant à une fête. Cela se passait avant que l'on ait inventé le cadeau. Au lieu du couffin, on pouvait faire porter à une femme et sur son dos une grande corbeille remplie de légumes et de fruits. Transporter le couffin ou la grande corbeille était une tâche réservée exclusivement à la femme qui, dans la famille traditionnelle, allait le dos chargé, seule ou accompagnée d'autres femmes ou des siens. Quand la famille était trop pauvre pour s'acheter un âne, on chargeait la femme d'assurer le transport des récoltes d'olives, de figues, d'orge, de toutes sortes de légumes et fruits ; on lui faisait porter sur son dos la fameuse grande corbeille à double anse, pourtant le chouari ou double couffin qui est plus pratique pour le transport de denrées. Dans l'ancien temps, c'étaient les femmes qui faisaient le porte-à-porte pour vendre de la viande, des poivrons, des tomates et toutes sortes de légumes ou de fruits frais. On raconte qu'un jour, des femmes chargées comme des bourriques se rendaient de village en village pour écouler une denrée impropre à la consommation, de la viande de bêtes douteuses que leurs maris bouchers avaient abattues. La vente s'était vite faite tant la viande manquait au temps des couffins et des corbeilles. On avait confiance en ces femmes qui n'arrêtaient pas de jurer que la viande était de bonne qualité. Cette fois, elles ont été malhonnêtes malgré elles car ayant agi sous la pression de leurs maris. Mais le soir, aucune des mères ménagères qui croyaient offrir un couscous garni n'avait retiré de sa marmite de la viande mangeable. Aux dires des témoins, c'était comme des morceaux de cuir restés des heures dans le bouillon. Le repas du soir état gâché pour tout le monde, mais les femmes étaient reparties vite sans que personne n'ait pu relever le moindre indice sur leur adresse. Et tout le monde s'est souvenu de leurs couffins pleins à craquer de viande dure et immangeable.

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