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Parcours artistique du chanteur populaire M'hamed Zighem
Publié dans La Nouvelle République le 30 - 04 - 2012

M'hamed Zighem, né le 27.10.1950 à Kenadsa de la wilaya de Béchar, est père de famille. Il a grandi dans le berceau artistique des anciens chanteurs et musiciens de la région du sud-ouest du pays. A l'âge de 15 ans, encore adolescent, il convoitait le chant populaire, algérien, marocain et tunisien aussi. En spécialité musicale, il joue de la derbouka aux modes berwali et Haddari, ainsi que tous les autres instruments de percussion seulement avec tous les rythmes et notamment les rythmes des maqams arabes.
Les chansons populaires ont été acquises et héritées de son défunt père, Bensalem Zighem, qui chantait les chants folkloriques des ksours du nord de Béchar (Boukaïs, Moughel et Lahmar). Quant à M'hamed Zighem, il était l'émule de son père. Il chantait lui aussi le chant spirituel de la zaouia lors des célébrations des fêtes religieuses. La première chanson de sa jeunesse était une chanson narcissique titrée Sqini Lataadbini (qui signifie Donnes-moi à boire, ne me torture pas). M'hamed nous rappelle les très anciens chioukhs de Kenadsa, à savoir Ahmed Zaïd, Himmi Dimi, Abderrahmane l'fermli (l'infirmier), Fezioui Laredj, Sidi Bali, Saïdi Mokhtar. Ces anciens artistes chantaient des qassayed de longue durée à l'époque des années 1930. Après l'indépendance en 1962, les réfugiés algériens sont rentrés du Maroc. Belghanami Ahmed (B.A.) est rentré à Kenadsa. Avec Bachir El-Aslaoui, ils ont formé un groupe musical qui se compose de Kada Bouzid, Chafi Belhadj, Gourari Belal, Omar Chekribi, Benchergui Abdelkader, Djemaï Larbi, Bensafi Saïd et Benrabah. Ces artistes représentaient les virtuoses de la musique locale, maghrébine et de la musique arabe avec toutes ses couleurs et maqamate (modes). Certains parmi ce groupe sont encore en vie. Belghanami Ahmed avait enregistré de nombreuses chansons sur disque de microsillon de 45 tours. B.A. joue de la musique jusqu'à ce jour. Au fait, M'hamed Zighem (M.Z.) et sa génération de jeunes musiciens, tels que Wahabi Mohamed dit Habachi, Rabhi Ahmed et son frère Mohamed, El-Hadj Bihi, Lahdeb Tahar, Ben Adda Ahmed, Djemaï Houcine. Kada Belmahdi, Bakhati Nouy, Alaoui M'hamed et Benaadi Mustapha. Ces musiciens ont commencé à apparaître et à bourgeonner dans la culture de la musique locale et du chant en général. M'hamed Z. a chanté de nombreux chants révolutionnaires avec Rabah Deriassa à Adrar, lors de la fête de la tomate dans les années 1970. M.Z. chante aussi les chansons du défunt Khlifi Ahmed, El-Hadi Radjeb, Djahida et Souad Bouali. Le chanteur populaire de la vallée de la Saoura, M.Z., a animé de très nombreuses festivités sur scène à l'occasion des fêtes nationales et religieuses. Ces chansons envoûtaient le public sur les podiums par les chansons traditionnelles rapides qui exigent de la vélocité en chantant, telle que la chanson titrée Malika Dziriya. M. Z. est très convoité par la population des trois wilayas de Tindouf, d'Adrar et celle de Bechar. Les chansons merveilleuses de son album portent les titres suivants : Zine Laâmama (sur notre prophète), Ya Djenna Ya Naïma, (Paradis), Salam Ya Salam, Ouled El-Dzaïr, Zine Etebsima ( le beau sourir ), Wah Ya Chir (Hé Garçon), Ajit N'barek Ou Ndir Nzaha (Je suis venu féliciter et faire de la joie) et Herbabèch (l'épouvantail). Ces chansons portent beaucoup de sens philosophique car elles sont propres en vocabulaire de valeurs poétiques. M'hamed Zighem a collaboré avec ses chansons en échange avec les Zeffanates de Kenadsa. Les Zeffanates sont un groupe formé de femmes respectables qui chantent dans les fêtes de mariage. Le chant n'était pas suffisant pour lui. Alors, le travail est primordial et passe en priorité. Parce que certains chanteurs se retrouvent comme la cigale ayant chanté tout l'été et certains chanteurs ont chanté toute leur vie sans aucun sou. M. Z. a commencé à travailler à la commune de Kenadsa en qualité d'agent polyvalent à l'âge de 15 ans, ensuite au barrage de Djorf-Torba comme aide-plombier avec son chef Tsouria. Après un temps, il a changé de métier et devient un chef de cuisine dans un restaurant. En 1980, il a été recruté en qualité de cuisinier à l'hopitâl de Béchar jusqu'à 1982. Après cette expérience, M. Z. ouvre son propre restaurant durant 8 ans. Son parcours professionnel s'est poursuivi en qualité d'agent de sécurité à la radio locale de Béchar jusqu'à sa retraite, où il est honoré en tant qu'artiste et chanteur populaire. Aujourd'hui, il est handicapé, car amputé d'une jambe jusqu'au genou. Il se déplace sur une chaise roulante. M. Z. continue sa prouesse artistique avec les compositeurs locaux de Bechar, Moueddene Djilali, Amar Amroun et Lalou, Moulay Sambili, Youcef Kalloum et Ouled Hammouda de la wilaya d'Adrar. M'hamed Zighem lance un appel au ministre de la Culture de le doter d'une moto pour handicapé, afin de lui faciliter ses déplacements pour faire ses courses et répondre à ses besoins pour son quotidien en tant qu'artiste pour l'encourager et valoriser son long parcours avec quelques chansons de plus.

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