L'empire euro-américano-israélien est aux abois. Son système de prédilection, le libéralisme financier cher aux Reagan et Thatcher, est en faillite. Les guerres impériales s'embourbent. Le vrai visage de la «démocratie» que l'Occident moderne tente d'imposer au monde apparaît au grand jour. Elle est de plus en plus rejetée par les peuples floués. Les nouvelles puissances nouent des liens entre elles, amicaux, humanitaires, commerciaux, militaires..., et de plus en plus de pays rejoignent ces Etats émergents futurs rivaux des Etats-Unis qui prétendent, avec leurs alliés, imposer leur domination au monde. Un empire même moribond, même déconsidéré partout, même démasqué, ne rend pas les armes facilement. Son agonie est agressive, prête à transformer la planète en champ de ruines pour permettre à cette oligarchie, habituée à tout régenter, de continuer à tout contrôler et à faire des bénéfices fabuleux sur le dos des peuples. Les profiteurs de guerres sont à l'affût, prêts à rafler toutes les mises, des ressources comme de la reconstruction. Et en attendant la guerre mondiale qui est à nouveau dans l'air du temps, toutes les stratégies sont tour à tour utilisées afin de diviser ou de déstabiliser les Etats rebelles au désordre militaro-financier imposé, pour les soumettre, pour renverser leur gouvernement, pourtant démocratiquement élu, ou pour imposer un pouvoir complaisant, aux ordres, docile comme en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Géorgie, en Ukraine... Au Venezuela, par exemple, sabotages, manifestations, coups d'Etat se sont succédé, en vain. Que faire pour imposer son poulain formé dans les meilleurs centres américains et ensuite organiser le pillage des ressources via des transnationales apatrides ? Enfin, concernant l'Iran, rien n'a changé, les Etats-Unis et l'Europe veulent continuer à dominer la planète et l'Iran demeure le bouc émissaire. En prétendant œuvrer pour la conciliation, Obama et ses supporters européens ne font que poursuivre le même objectif : diaboliser et acculer l'Iran. Si ce dernier refuse la pseudo main tendue, il prouvera, une fois de plus, qu'il est le méchant, autorisant ainsi les Etats-Unis à l'attaquer pour le bien et la sécurité de tous. Pendant ce temps, Israël pourra menacer haut et fort l'Iran avec ses armes nucléaires... Par contre, Téhéran n'est pas autorisée à se défendre et à éventuellement recourir à la force. Probablement que les voies insondables de la diplomatie font la différence entre les «méchants» et les «gentils», sans espoir de rédemption pour l'Iran, condamné à brûler en enfer, quoi qu'il fasse. Toutefois, avec les récents événements, à commencer par les sorties d'Ahmadinejad lors du Sommet des non-alignés ou de la 67e session de l'ONU et sa rhétorique qui a désarçonné Netanyahu, ou encore l'affaire du drone qui a survolé Israël avant d'être intercepté, les va-t-en-guerre doivent réviser leur stratégie quoi que, pour l'instant, ils usent toujours de leurs sanctions élargies au domaine de la communication.