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Le commerce d'importation en question
Publié dans La Nouvelle République le 16 - 09 - 2013

Le commerce d'importation est au centre d'une préoccupation majeure du gouvernement. En effet, tout dernièrement, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, avait demandé au ministre des Finances de prendre toutes les mesures nécessaires devant la gravité de la hausse de la facture des importations et la fuite des capitaux, et fait état d'un record des transferts de devises de l'Algérie vers l'étranger, s'expliquant par sa volonté de réduire la facture des importations qui peut atteindre le cap des 60 milliards de dollars en 2013, soit près de 80% de nos recettes des hydrocarbures.
Pour rappel, l'évolution de nos importations passant de 6 milliards de dollars en 1970 à 14 milliards de dollars en 1990 pour atteindre 50 milliards de dollars en 2012. D'où on parle du retour de l'autorisation d'importation envisagé, selon la presse, par les pouvoirs publics en vue de réduire le niveau des importations et le transfert des capitaux vers l'étranger devrait normalement inciter à ouvrir un débat de spécialistes à l'imagination féconde, car recourir à cette procédure dite AGI (autorisation globale d'importation), qui a été instaurée pour rappel au cours des années 1970, est du ressort exclusif de l'Etat ; elle est délivrée par le ministère du Commerce pour ouvrir droit à un transfert domicilié auprès d'une banque publique dans le cadre d'une économie planifiée, alors qu' aujourd'hui, nous sommes dans une économie de marché où on doit reconnaître que l'économie est d'abord une stratégie d'entreprise où chaque entreprise a ses spécificités et doit par conséquent développer son mode de stratégie de développement économique, orienté par les règles et les mécanismes du marché. Dans cette mission particulière de l'Etat d'apporter les changements, on s'interroge du rôle et de la place de nos banques dans le financement de l'économie : sont-t-elles à bout de souffle devant la gravité de l'expansion du commerce de l'importation lorsque l'on sait que près de 45% de la masse monétaire est dans les circuits du commerce de l'informel et par conséquent échappe à nos banques ? Elles sont censées s'adapter avec les outils du management moderne tels que les techniques bancaires, l'ingénierie financière et l'intelligence économique de manière à surveiller le niveau de confiance et à maîtriser l'évolution économique et financière des agents économiques, dont notamment les importateurs, et ce, afin d'évaluer tout risque et par voie de conséquence le développement du commerce extérieur dans la croissance et le contrôle des flux financiers vers l'étranger en relation avec les exportations et les importations. En effet, la bonne gouvernance des banques ne peut se concevoir sans cela et mérite d'être soulignée pour l'intérêt qu'on doit accorder au nouveau cadre réglementaire portant sur le crédit documentaire (Credoc) comme unique mode de paiement des importations. Il semble désormais établi si le crédit via les banques publiques échoue, on peut craindre la grande crise économique et sociale du pays. Il y a, donc, la nécessité de s'interroger pour une meilleure appréhension de cette nouvelle mesure sur le commerce extérieur afin d'améliorer et fructifier les réserves de change, au moment nos importateurs ne jouent aucun rôle à l'international, pour que les importations soient un relais de croissance et d'être également des acteurs dans l'exportation et le développement économique. Voilà un signe qui s'annonce révélateur d'une situation qui soulève un problème sérieux dans la gestion économique et financière du pays où l'Etat semble vouloir cerner ce problème à travers la réduction des importations. Alors que nous n'avons, à cet effet, ni économie politique ni de stratégies d'entreprises en puissance. C'est à ce niveau-là que réside la véritable problématique du recours au commerce de l'importation et à la rente pétrolière au détriment des valeurs du travail et des compétences (VH). Nous sommes bien obligés de constater, une nouvelle fois, qu'on n'a pas réussi à faire émerger une économie de production et ce, malgré après avoir institué le Credoc, rappelons-le par la loi de finances complémentaire 2009 ferme et non révisable, avec comme objectif de promouvoir la production nationale. En somme, rien d'extraordinaire pour libérer le pays de la forte dépendance d'un système économique et budgétaire par rapport aux hydrocarbures. Cela met en avant trois grandes questions de l'apport du commerce de l'importation dans la vie économique et sociale du pays. Que doit-on financer l'usine ou le kiwi ? Où sont passés ces importateurs dont des milliers ont été créés avec la plus sûre manière d'assurer l'équilibre import/export au service de l'économie nationale ? Existe- t-il réellement une offre nationale de substitution qui pourrait faire face aujourd'hui à la réduction des importations ou la dépendance vis-à-vis de l'extérieur ? C'est dans ce cadre-là que s'inscrit la priorité de ces questions s'imposant avec force pour notre transition à l'économie de marché et la mise de l'ordre dans les fonctions bancaires, afin de donner la garantie d'un meilleur rôle économique de nos banques pour une stratégie productive qui répond aux attentes et aux objectives de l'économie nationale dans le cadre de la diversification, de la lutte contre la récession, voire pour servir une politique anti-inflationniste ou sociale en matière de pouvoir d'achat et d'emploi qui sont sérieusement posés aujourd'hui. Cela dit, le crédit bancaire, ce n'est pas faire des affaires pour gagner de l'argent au sens de la consommation (import/import), mais dans la transformation des ressources financières en actifs générateurs de richesse. D'autant plus que la banque crée la monnaie par le biais du crédit et l'entreprise est la structure de base de la vie socioéconomique qui crée en contre-partie la richesse ; l'emploi et le progrès sont dans l'économie liés étroitement par le profit, le risque de gestion et le risque de responsabilité juridique. Désormais, place à l'action ; il faudra agir vite et énergiquement sur l'efficacité du crédit qui prendra une position prioritaire sur l'échiquier de l'économie d'entreprise. En effet, qu'après cinquante ans d'indépendance, la structure de l'économie algérienne reste fort dominée par les personnes physiques qui représentent 95%(commerces et services). Ce qui peut inquiéter l'équilibre socioéconomique présent et futur du pays. On peut néanmoins retenir de ce qui précède que ces instructions du Premier ministre relèvent d'un caractère volontaire, mais de bons sens dans la mesure où d'une part, nos banques ne jouent pas encore le jeu en ce qui concerne surtout les impératifs du commerce extérieur pour espérer construire une économie moins dépendante de la rente pétrolière, et d'autre part, nos importateurs ne jouent aucun rôle à l'international pour que les importations soient un relais de croissance et d'être également des acteurs dans le développement durable dans la mesure où ces derniers restent à la marge à savoir sans une structure économique active et créative. Cela ne facilite pas le financement des importations puisque les ressources financières de l'Etat ne sont plus comme par le passé dans une option d'économie planifiée. D'où la nécessité, aujourd'hui, pour les agents économiques d'utiliser rationnellement et efficacement leurs ressources. Un des problèmes-clés de l'économie algérienne qui entravent son développement et son ouverture : nos banques préfèrent financer le commerce que l'investissement productif. On note l'avènement de milliers d'importateurs sur la base d'un simple registre du commerce aux dépens des règles du jeu de l'économie de marché et d'une économie diversifiée, ce qui a valu la suppression du ministère du Plan. D'où la gestion reste problématique ; depuis, nous n'avons pas élaboré une réelle stratégie de développement dont on connaît aujourd'hui les répercussions négatives, à savoir que les capacités industrielles de notre pays se sont gravement détériorées passant de 20% à 5% du PIB. L'économie algérienne, contournée de ses objectifs initiaux notamment, fonctionne par la demande davantage soutenue par la rente et non par les incitations à l'investissement productif où l'augmentation de l'offre qui reste plus faible de manière permanente dans la mesure où il est toujours difficile de créer l'emploi durable et générer la richesse. On exporte 2 milliards de dollars hors hydrocarbures contre 50 milliards de dollars en importation, soit près de 75% environ de nos besoins. Cette situation s'explique par le fait que le processus d'industrialisation du pays dans les années 1970 a été bloqué au milieu des années 1980. (Suite de la page 7) Le commerce extérieur constitue un atout de taille pour notre pays où on aura tout à gagner d'une bonne politique de croissance externe, car nous demeurons toujours une petite économie car nos exportations hors hydrocarbures ne dépassent pas 2%. Dans cette perspective d'une bonne politique de croissance externe, il serait judicieux d'engager la réflexion à permettre à nos entreprises de s'insérer dans la division du travail à l'échelle internationale et dans laquelle doivent percer des domaines nouveaux, notamment se constituer une force en matière d'intelligence économique, des techniques de négociation et de stratégie La réalité est là, à savoir près de 70% de nos revenus provenant de la rente pétrolière financent les importations dont un peu plus de 50%, composées de matières premières et d'équipements industrielles, sont destinés pour le fonctionnement de nos entreprises. De là, se pose un droit de regard de l'Etat sur le financement de l'économie nationale. C'est un préalable nécessaire et indispensable pour donner tout le sens de l'enjeu de cette mesure dans le commerce extérieur où une économie mondiale en puissance est en train de se mettre en place. On laisse imaginer, donc, les conséquences économiques, financières et sociales de l'Algérie après pétrole. Cela souligne l'urgente nécessité à l'Algérie de se doter d'un nouveau système de gouvernance et de gestion des entreprises et des banques qui développe de nouveaux mécanismes de la micro-économique et ce, au plus tôt possible comme étant l'une des mesures avec laquelle nos entreprises peuvent s'ouvrir sur le monde de l'économie et par voie de conséquence ouvrir le marché aux investisseurs pour développer et attirer une croissance externe de soutien à la production nationale. Car il faut le dire, et c'est très important, ce n'est pas normal dans une économie de marché qu'on fasse appel aux fonds publics pour
financer le commerce, les entreprises à caractère industriel et commercial, voire les clubs sportifs professionnels de droit privé. C'est bien l'heure de marquer une nouvelle phase de reformes économiques et financières qui va permettre aux banques et aux entreprises de jouer pleinement un rôle plus responsable dans la vie économique avec plus d'ouverture. Gérer une entreprise, c'est surtout créer, innover et développer en plus de l'acte de produire. Pour cela, la réforme de l'entreprise s'impose en conformité du droit commercial. L'aspect pénal de l'acte de gestion est encore contraignant et ouvre la porte à toutes les interprétations possibles, notamment le deux poids et deux mesures (code de commerce/code des marchés publics/circulaires). Il en résulte que, dans un objectif bien compris, le rôle du gouvernement est nécessairement de jouer un rôle central dans le bon fonctionnement des rouages de l'économie pour faire progresser l'esprit d'entreprise pour une économie en action : le climat des affaires et l'environnement dans lesquels les banques, la bourse des valeurs et les entreprises doivent évoluer avec l'efficacité économique. On ne doit soumettre l'entreprise et son environnement à une instrumentation juridique ou procédurale de droit public trop forte. L'économie ne se décrète pas, elle se fait et se développe avec l'action. Plus on accélère les commerces et les services, plus on donne aux entreprises et aux banques les grandes possibilités d'évoluer en croissance, en investissement et en partenariats. Aujourd'hui, les exportations hors hydrocarbures restent trop faibles, ce qui aggravent justement le déséquilibre de notre balance commerciale et notre balance de paiement, et donc susceptibles de surévaluer davantage nos importations et le coût des investissements sans rentabilité économique, notamment pour un meilleur rapport entre importations et croissance, puisque l'entreprise en économie de marché doit exporter plus et produire au moindre coût possible. Faut-il alors parler d'importations mal contrôlées, mal maîtrisées, surévaluées ou secondaires ? Quel bénéfice peut-on en tirer ? En partageant, ainsi, les raisons et les préoccupations, les importations doivent être considérées comme un enjeu d'ouverture économique et non une fatalité dans la mesure où il s'agit de s'insérer dans l'économie du marché et, dès lors, elles seront, à notre humble avis, un transfert de richesses liées à la production de biens et de services dans notre pays, amenant une prospérité matérielle au profit des agents économiques et des ménages visant également à rapprocher davantage nos agents économiques du monde de l'économie avec comme objectif l'apprentissage aux règles et mécanismes universelles. Il est bien évident qu'elles jouent un rôle important dans la diversification des activités et de production nationale, et doivent être au cœur d'une nouvelle politique de commerce extérieur, notamment instaurer une nouvelle conscience d'ouverture économique pour un projet d'un modèle fondé sur une croissance externe. A une époque, le Japon importait des voitures russes reconnues pour leur qualité supérieure en tôle, non pas pour les besoins de leur marché en revente en l'état, mais tout simplement destinées pour la retransformation, et l'entreprise japonaise produisait l'équivalent de deux à trois véhicules. On voit bien l'impact et la nécessité de développer une stratégie du commerce extérieur en appui à la promotion de la production nationale et son développement au plan technologique D'où l'urgence d'une réflexion en guise de proposition sur «l'importation sans paiement», ce qui veut tout simplement dire n'ouvre pas droit au transfert vers l'étranger dont l'impact est éminemment de souveraineté économique et monétaire quand on sait que les réserves de change provenant en totalité de la rente des hydrocarbures et nos importateurs ne sont pas encore exportateurs, par conséquent, ils n'assurent pas de revenus en devises au pays et ne disposent pas également de budgets ou de comptes devises à caractère commercial. L'idée est discutable surtout si elle s'applique aux produits spéculatifs ou secondaires. Par ailleurs, elle s'avère d'une mesure compatible avec la liberté du commerce et la démocratie économique et plus important encore fait réduire la facture des importations et par conséquent s'assurer d'un gain en devises supplémentaire sur nos réserves de change. Néanmoins, il y a un certain ordre à mettre en place dont un schéma institutionnel qui doit être couronné par la création d'un ministère ou un secrétariat d'Etat qui vise l'accompagnement et l'encadrement de l'ouverture de notre commerce extérieur. L'amélioration du climat des affaires pour l'accès au commerce extérieur commandera le traitement des importations et des importateurs qui relèvera de l'organisation structurelle commerciale et de contrôle sur lequel reposera notre système des échanges internationaux, des transferts et d'orientation import/export au sens d'une balance commerciale et de paiement, ce qui contribuera au contrôle de l'informel lié au trabendo lié au commerce extérieur, à la promotion des exportations, à initier des budgets devises et à réduire les distorsions dans le système bancaire. En plus de l'exonération des droits et taxes sur les produits subventionnés et l'accès au financement de leurs importations sur les réserves de change constituées de la rente pétrolière dont nos importateurs bénéficient en Algérie. Il y a lieu, également, de s'interroger sur les trois R obtenus (rabais, remises et ristournes) sur les transactions commerciales dont les importateurs doivent normalement bénéficier de la part de leurs fournisseurs étrangers : sont-ils comptabilisés et figurant en déduction sur les factures commerciales lors de la domiciliation bancaire ? Mettre à contribution les importateurs, c'est un pas important dans la construction de notre économie dans une vision mondiale de l'économie notamment dans la mise en œuvre d'une stratégie par croissance externe, car ces derniers restent marqués par un état d'esprit import/import acquis de l'économie administrée qui exclut toute perspective d'investir dans la production ou dans l'économie des entreprises et, par conséquent, se voient toujours dans un système d'Etat où l'argent des hydrocarbures apparaît comme seul instrument de politique financière en matière de financement de l'économie. Alors que dans une économie de marché, les entreprises sont orientées par les règles et les mécanismes du marché. Cette conception voulait que l'Etat n'intervienne pas et que l'activité économique et commerciale soit entièrement dirigée par la loi de l'offre et de la demande. L'Etat doit donc se préoccuper des fonctions et des missions économiques des importateurs dans le financement de l'économie nationale en conformité de leur statut juridique actuel «import/export». La course au profit maximum n'est justifiée que si en même temps l'activité économique de l'entreprise ou de l'importateur s'intègre dans une approche sociale. En somme, l'évolution du commerce d'importation et de l'économie en général doit être cernée dans une démarche autocritique positive. Une nouvelle fois, nos banques, nos entreprises et nos importateurs viennent de montrer qu'ils sont mal gouvernés et par voie de conséquence ils mettent le pays devant des situations difficiles et complexes que l'Etat a dû assumer en matière de financement de l'économie, afin de répondre aux besoins essentiels des ménages, d'emploi, de croissance et de la population en général. Nous estimons que l'Etat doit composer aujourd'hui avec son élite, l'heure est aux hommes du devoir capables de redresser l'économie, créer la richesse et de former les jeunes à l'approche de l'accession de l'Algérie à l'OMC où notre économie ne sera plus protégée par une politique protectionniste. C'est généralement là que la nécessité doit s'instaurer et se manifester pour une meilleure perception des ressources humaines dans la nouvelle économie. Tout processus de progrès et de développement durable impose la nécessité d'une politique de gestion rigoureuse et transparente ayant pour critères : le professionnalisme, le talent, la compétence, l'intégrité morale, enfin l'homme de la vision et du terrain. Aujourd'hui, le cadre de valeur est celui qui accomplit ses devoirs et ses obligations sur le terrain et dans l'environnement de sa vie socioprofessionnelle. Il s'agit de construire un modèle de croissance articulé sur les valeurs humaines incontournables pour notre insertion à la mondialisation. Et parmi ceux qui jouent le rôle essentiel dans les relations du commerce extérieur et intérieur, on trouve les acteurs à l'exportation et à l'importation, appelés à participer effectivement et efficacement dans la production nationale et prendre des initiatives. L'important est donc de convertir nos importations dans le sens des parts de marché et créer de nouvelles valeurs d'activités économiques et commerciales à l'économie nationale, sachant que le taux d'utilisation des capacités industrielles est relativement faible, moins de 55%, lui qui a toute son importance et mérite qu'on s'y intéresse pour mettre en évidence les conditions à souscrire aux agents économiques de gérer et développer activement les importations dans l'esprit et la culture d'entreprise qui pourraient parfaitement générer une croissance externe associée à une croissance interne soutenue. L'argent doit être utilisé dans les circuits de l'économie des entreprises pour développer des affaires et concrétiser des idées porteuses de projets économiques l'apport des importations dans la vie économique et sociale du pays. Les importateurs doivent adopter une approche de gestion moderne Dans toute économie de marché, le commerce d'importation est l'un des axes dont dépend la croissance économique Le commerce d'importation en soi n'est pas problématique, mais ce sont les conditions d'accès aux crédits et la relation entre la banque et
l'importateur qui posent problème. D'une manière générale Dans l'importation des biens, fournitures et services, nos importateurs ne jouent aucun rôle pour que ces importations soient un relais de croissance ; ces derniers restent à la marge, sans une structure économique active et créative. Cela ne facilite pas le financement des importations, puisque les ressources financières de l'Etat ne sont plus comme par le passé dans une option d'économie planifiée. D'où la nécessité, aujourd'hui, pour les agents économiques d'utiliser rationnellement et efficacement leurs ressources. Cela mérite, encore une fois, l'organisation de grands débats sur la situation de l'entreprise en Algérie sous le thème : quel modèle de gouvernance et de financement pour promouvoir une économie d'entreprise orientée vers les stratégies de croissances et des technologies dans un contexte mondialisé et globalisé. En outre, il y a la nécessité de la création d'un cercle d'experts indépendants en économie, finance et droit des affaires autour de l'économie d'entreprise afin de pouvoir agir en tant que force de propositions et de solutions en matière de stratégies d'entreprises et de préparer les meilleures conditions possibles de passage à une économie durable hors de la rente des hydrocarbures, peu efficace, peu moderne et dépendant d'un système financier rentier, alors que nous sommes dans une économie de marché. Ce qui a d'ailleurs développé la notion de houkouma (Etat). Plutôt développer une économie basée sur le marché dont la banque est l'un des aspects le plus important. Cela dénote, une fois de plus, l'absence d'une culture bancaire fondée sur la micro-économique porteuse d'un projet économique national devant concourir à la constitution d'entreprises, d'un marché intérieur dynamique et solidement organisé, si l'on sait que l'Algérie est une nation de richesses dont nos banques devraient impérativement trouver leur rôle dans l'économie des entreprises et d'intermédiaire financier. A l'effet de contribuer pour un début de solution d'une réorientation économique qui prône l'économie d'entreprise qui permet de mettre en œuvre sur le terrain la réactivation du rôle de la banque dans l'économie et la relance des activités des entreprises qui suscitent encore des inquiétudes et des préoccupations. On peut également constater que nos entreprises n'ont pas pu fournir plus d'efforts et de changement de leur image pour qu'elles s'inscrivent dans cet objectif de haute teneur politico-économique de substitution aux importations, voire dans la nouvelle réorientation économique du pays visant à hisser les entreprises algériennes au niveau des exigences de l'économie de production. Cela dit, il reste que la situation de l'économie d'entreprise dans le pays reste préoccupante, l'économie demeurant liée à plus d'Etat que de marché. Cette situation est la conséquence directe de la persistance sans cesse des importations. L'après-pétrole impose l'impérieuse nécessité de s'inscrire résolument vers l'option de l'économie de marché et les connaissances. Les dirigeants de nos banques ne se mettent-ils pas en chasse des entreprises afin d'épargner, d'investir ou de contracter des financements par souscription d'actions ? Quel bénéfice peut-on en tirer ? Sincèrement, l'autorité économique n'est pas un pouvoir suprême, mais un service à fournir à la collectivité nationale avec l'obligation de résultats pour une sortie de crise et préparer l'avenir. Les idées sont plus importantes que l'argent, en effet, la construction d'un pays moderne et développé s'apparente sur l'émergence des valeurs humaines (V H) et des valeurs du travail, hélas !, jusqu'ici rien n'a été fait au niveau de l'organisation scientifique ou dans le processus des mutations économiques. L'économie d'entreprise reste toujours dominée par les enjeux de l'économie administrée et otage des idéologies politiques partisanes. Car on ne peut avoir une économie forte sans entreprises en puissance dans l'exercice de l'économie de marché et sans l'évolution d'un système bancaire dans la financiarisation de l'économie qui pourrait corriger les effets de la dépréciation de la monnaie et de l'expansion monétaire avec le développement économique en termes de croissance et d'exportation hors hydrocarbures. C'est une procédure de paiement qui n'est pas toujours facile à faire face dans le temps et l'espace, notamment constituer des stocks de sécurité, augmenter la production et améliorer la productivité. Selon nos experts en économie, on injecte environ entre 15% et 17% du PIB pour ne réaliser que 2% à 3% de croissance. Cela est d'un intérêt certain dans la conjoncture actuelle et doit être abordé avec les banques pour trouver des solutions qui apporteraient la stabilité aux entreprises, surtout celles qui sont pérennes et créatrices de biens et services. Dans cette nouvelle impulsion, la question que l'on se pose surtout est : ce nouveau départ, est-ce le bon cette fois-ci ? Sachant que, d'un côté, nos réformes économiques ont peu évolué dans le contexte des lois de l'économie de marché mondial, l'Algérie reste aujourd'hui un pays avec une législation économique et financière instable, tantôt de droit public, tantôt de droit privé, avec une monnaie fortement dévaluée, une bourse des valeurs à l'état squelettique et une structure actuelle de notre système financier se caractérisant par la prédominance du trésor. De l'autre, nos banques sont moins implantées, moins impliquées sur le marché financier, peu efficaces, peu modernes et dépendantes d'un système financier rentier, alors que nous sommes dans une économie de marché. Abaci Mhamed, financier et auteur de deux ouvrages : Comptabilité des sociétés et Gouvernance des entreprises [email protected]


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