Le pont tout juste à quelques mètres du passage à niveau est sévèrement endommagé, ses rives commencent à prendre de sérieux coups par les crues alternées des pluies qui engorgent Oued Mekkera. Le pont risque de s'effondrer à chaque moment surtout que la saison des pluies favorise le phénomène de l'érosion dans un terrain sableux d'une faible résistance. L'on a appris que depuis 2010, le projet fut attribué à une entreprise qui n'a jamais entamé le travail. Depuis, le pont résiste miraculeusement à de fortes alternances des crues de la rivière renforcées par des pluies qui descendent des glacis avoisinantes. Le passage du transport lourd est interdit par décision du P/APC et des services de sécurité qui craignent de l'adynamie du pont. La peur ronge le maire de la commune de voir le site l'autre rive s'isoler par une destruction très probable du pont. «Il suffit d'une inondation comme celle de 2007 et le douar d'El Guitna sera totalement isolé pénalisant ainsi sévèrement cette petite population», lâcha-t-il avec dépit. En 2013, le projet fut attribué à une entreprise qui l'avait entamé depuis plus de 3 mois, mais semble prendre un arrêt injustifié bien tôt d'après le président de l'APC que l'on a rencontré dans un regroupement avec le wali, ce mois décembre abordant le sujet de la relance dans la réforme du service public. La priorité demeurant dans la sécurité du citoyen semble être au dernier rang des soucis d'une réelle transition. La dégradation du pont avance, les riverains du douar E lGuitna côtoient la peur, et les enfants qui doivent traverser le pont pour aller étudier sont confrontés à des dangers quotidiens jusqu'à ce que justice soit rendue.