On parle beaucoup dans les pays riches et industriels de la structuration de leur champ politique en centre, gauche et droite, avec tout ce qui en découle sur les visions économiques et sociales. Mais malgré le fait que le modèle du libéralisme économique (et politique) se généralise dans le monde, cette sédimentation n'est pas adoptée partout dans le monde, y compris surtout dans les pays arabes. Serait-il possible d'aller vers le libéralisme économique en ignorant le libéralisme politique ? Le libéralisme économique libère l'individu et fait l'apologie de l'initiative privée et individuelle et cela est aussi valable pour ce qui concerne le champ politique. C'est la confusion qui en résulte pour les pays arabes qui acceptent de s'engager sur la voie du libéralisme économique sans en faire de même par l'emprunt de la voie de la concurrence politique. Il était encore possible immédiatement après le 5 octobre de l'année 1988 de se revendiquer de forces progressistes avec tout ce qui sert d'accompagnement sur le plan économique. Qui se revendique encore du socialisme tant sur le plan économique que politique ? Il serait intéressant d'effectuer un sondage pour voir s'il y en a encore qui s'en revendiquent, s'il y en a qui en ont entendu parler car il semble qu'il ne s'était pas agi de convictions mais d'une adhésion «intéressée» à un courant porté sur le plan des slogans et qui était pris en charge par le pouvoir pour ses références au social et à la justice sociale qui étaient les composantes principales du discours dominant. Y a-t-il une droite et une gauche dans le champ politico-économique de l'Algérie ? On n'en parle ainsi en ces termes ni dans le champ politique, ni dans le champ économique. On ne sait pas du tout ce que c'est d'autant qu'on ne parle plus de promouvoir le socialisme ni de rejeter le capitalisme. On parle bien de la mondialisation, qui nous a été imposée.