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Le contenu du nouveau modèle de croissance économique au centre de la réunion
Publié dans La Nouvelle République le 04 - 06 - 2016

Présidée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, la 19e rencontre tripartite se réunit aujourd'hui à Alger, les membres du gouvernement, les dirigeants de l'UGTA, les responsables pour débattre sur le contenu détaillé du nouveau modèle de croissance économique.
Selon un communiqué des services du Premier ministre, le contenu du nouveau modèle de croissance économique devra être dévoilé lors de cette rencontre du gouvernement, patronat et syndicat, mais également des nécessaires réajustements à apporter au système national de retraite. D'autre part, et conformément aux orientations du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, relatives au Pacte économique et social signé en 2014, il sera procédé à l'évaluation de la mise en œuvre de ce Pacte, selon la même source. Le même communiqué a indiqué que «les participants à la tripartite devront ainsi examiner les voies et moyens pour consolider l'investissement, le développement de l'entreprise nationale et la promotion de l'emploi». Un nouveau modèle de croissance pour sortir de la rente des hydrocarbures A propos de ce nouveau modèle de croissance économique, l'expert économique et vice-président du Cnes, Mustapha Mekideche, a expliqué à l'APS que «le concept d'un modèle économique avait été introduit en 2012 par le Conseil national économique et social (Cnes) avant même la baisse des prix du pétrole qui s'était déclenchée à la mi-2014». Le modèle tel qu'il avait été perçu par le Cnes, précise-t-il, est basé sur six fondamentaux : la ré-industrialisation, la rigueur budgétaire, la liquidation progressive des rentes et des activités informelles, la mise à plat du système des subventions, l'amélioration du climat des affaires et l'émergence d'un secteur privé national productif. Selon lui, l'essentiel de ces fondamentaux a été pris en considération par le comité de rédaction du texte portant sur le modèle économique de croissance et endossé par les pouvoirs publics. Toutefois, il a avisé que «nous voyons bien que la résilience dont a fait preuve l'économie algérienne sous l'empire de l'ancien modèle économique arrive, progressivement, à son extinction. L'essentiel, à présent, est dans la mise en œuvre effective de ce nouveau modèle car le temps nous est compté». En effet, prévient cet expert, «les enjeux de la prochaine tripartite sont existentiels pour le pays et que toute sous-estimation de l'ampleur et de la durée de la crise relève de l'irresponsabilité» surtout que les prévisions d'une remontée des cours autour de 70 à 80 dollars pour la fin 2016 ne relèvent, pour sa part, que de spéculations non fondées». Pour plus de flexibilité dans le marché de l'emploi Toujours sur le nouveau modèle de croissance économique débattu lors de cette tripartite, l'économiste Mohamed Chérif Belmihoub propose d'articuler le nouveau modèle économique autour de deux grands objectifs. Dans ce sillage, il a indiqué que «nous sommes dans une situation de crise, et dans une telle situation, un modèle économique, ou plutôt une politique économique, doit viser deux objectifs principaux: une stabilisation financière par la rationalisation des dépenses et la maîtrise de la dérive du taux de change du dinar, et une dynamisation de la production nationale». Il préconise, à ce titre, des propositions qui devraient former, selon lui, les grandes lignes d'une politique économique de sortie de crise. Il prône, tout d'abord, la limitation du déficit budgétaire à un certain niveau en rationalisant la dépense et en cherchant d'autres sources de financement, tout en maîtrisant l'inflation et en évitant une détérioration continue de la balance commerciale. Si les dépenses destinées à garantir le service public de l'Etat doivent être maintenues, cet universitaire suggère, en même temps, de contenir «les dépenses de prestige». Sur le plan monétaire, il a relevé la nécessité de freiner la dévaluation continue de la monnaie nationale : «Notre économie n'est pas compétitive, et si nous poursuivons cette dévaluation du dinar, nous allons encore réduire cette compétitivité car notre production, qui dépend des matières premières importées, sera plus chère.» Quant à la mise en place d'une industrie performante, elle devrait passer par une liberté totale de l'investissement productif mais accompagnée de contrats de performance exigeant de l'investisseur la réalisation d'un certain nombre d'objectifs en contrepartie des facilitations accordées, a-t-il insisté. Tout en recommandant une flexibilisation du marché de l'emploi : «Il faut permettre aux entreprises de recruter pour trois mois, pour six mois, une année. Car si l'on continue à leur imposer des contrats indéterminés, elles iront vers l'informel et c'est l'économie qui en sera la perdante».

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