Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, qui présidait les travaux d'une journée d'étude sur la greffe d'organes, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la greffe du rein, a assuré que l'Etat prendra en charge tout malade qui trouvera un donneur d'organe, exprimant ainsi le souhait de voir l'opération de don d'organe se développer dans le futur «entre vivants» et à partir de cadavres. En effet, M. Boudiaf avait déclaré à la presse que les autorités publiques accordaient un intérêt particulier à cette spécialité qui est l'unique moyen pour le traitement de l'insuffisance rénale, notamment au dernier stade. Ainsi, M. Boudiaf a appelé les malades à trouver un donneur d'organe comme étant la seule solution pour mettre fin à leurs souffrances. Il a indiqué par ailleurs que quatre autres établissements hospitaliers souffrent d'«insuffisances qui seront rattrapées dans le futur en vue de les habiliter à pratiquer ce genre d'interventions chirurgicales». Lors de la rencontre organisée à l'Institut national du rein et de greffe d'organes, à l'hôpital Frantz Fanon à laquelle ont pris part des médecins spécialistes de différentes wilayas du pays, le ministre a écouté un exposé sur le bilan de plusieurs établissements hospitaliers spécialisés dans la transplantation rénale, à l'instar de ceux d'Oran, Tlemcen, Annaba, Alger et Blida. Ainsi, 166 transplantations rénales ont été pratiquées en 2014 et 257 autres l'année dernière. L'année 2016 a connu un «léger retard» avec 244 opérations. L'Institut national du rein et de greffe d'organes mise en service en 2017 Entre autres mesures, le ministre de la Santé, a affirmé que l'Institut national du rein et de greffe d'organes situé à l'hôpital Frantz Fanon, sera mis en service durant le premier semestre 2017. «Toutes les mesures nécessaires pour garantir la mise en service de ce projet, dont la première pierre avait été posée par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika en 2006, seront prises pour garantir sa mise ne service au plus tard durant le premier semestre 2017», a indiqué Boudiaf à la presse en marge des travaux d'une journée d'étude sur la greffe d'organes qu'il présidait à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la greffe du rein. Ce projet, le premier de son genre au niveau national, compte un hôpital spécialisé dans la greffe d'organes composé de 10 services à l'instar d'un service spécialisé dans la greffe d'organes pour les enfants et un institut de recherches, de conférences et de colloques scientifiques. Boudiaf dément l'hospitalisation d'un élève ayant été vacciné au R-R Par ailleurs, Boudiaf a démenti l'hospitalisation d'un élève ayant été vacciné au R-R, inscrit dans le calendrier vaccinal national. Le ministère de la Santé «n'a enregistré depuis le lancement de la campagne de vaccination contre la rougeole et la rubéole, aucune admission, d'un ou d'une élève, à l'hôpital après avoir reçu une dose du vaccin R-R qui permet de les prémunir contre ces maladies à l'avenir», a déclaré M. Boudiaf. Il a tenu à rassurer, à cette occasion, les parents d'élèves concernant la qualité et l'innocuité des vaccins inscrits dans le calendrier vaccinal national, précisant que l' «Etat ne peut en aucune manière, acheter un médicament pouvant représenter un danger pour la santé publique». Il a dénoncé également les auteurs de ces rumeurs. D'autre part, M. Boudiaf a appelé tous les parents d'élèves à ne pas être influencés par ces rumeurs «qui seront abandonnées dans les tous prochains jours» et à permettre à leurs enfants de se faire vacciner. A noter enfin que ce vaccin est destiné aux élèves ages de 6 à 14 ans. Ainsi, près de 500 000 élèves avaient bénéficié de ce vaccin à ce jour.