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Naissance de Mustapha El-Anka
Publié dans La Nouvelle République le 06 - 04 - 2017

Interprète et comédien talentueux, Mustapha El-Anka est le fils du grand maître M'Hamed El- Anka. Il est né un 6 avril.
Mustapha El-Anka, est un artiste polyvalent qui a réussi à être sur le devant de la scène malgré sa discrétion et son comportement très humble d'homme très simple. Le plus âgé des enfants de Hadj M'hamed El-Anka, de son vrai nom Mustapha Aït Ouarab (Hallo), ne pouvait, comme tous les enfants (garçons) d'El- Anka, que suivre la voie du grand maître. Âgé de treize ans à peine, Mustapha accompagnera son père au tar en attendant d'entamer une carrière de chanteur. En pleine adolescence, Mustapha décide de s'exiler en France au début des années 1940. Après quelque temps de souffrance, il réussira à donner des concerts, dont certains aux côtés des grands chanteurs Ahmed Wahbi et Cheikh El Hasnaoui. Contaminé par l'art, l'artiste ne pourra plus se passer de la scène. Il se fait admirer par les émigrés algériens en leur chantant, en kabyle et en arabe, des sujets liés à l'exil leur rappelant leur pays d'origine. Avant de rejoindre la troupe du FLN, il enregistrera El Qvayel et passe à la salle Ibn Khaldoun où il chantera merveilleusement Ya Malik El Mlouk Rebbi, autrefois enregistrée par son père sur disque 78 tours. Il faut rappeler que, touché par le départ de son fils en France, Hadj M'hammed El-Anka lui avait lancé un appel au retour à travers une chanson en kabyle Izrin Yeghlev Lehmali. Mustapha répondra à son père, par la chanson en arabe Ya abi ya abi qui aura un grand succès. En 1963, Mustapha, rejoint le TNA qui venait d'être nationalisé. Mustapha Kateb qui connaissait bien ses qualités artistiques lui donne des rôles dans plusieurs pièces dans lesquelles, il confirmera ses dons de comédien. En 1968, il s'essaye au cinéma et c'est une vraie carrière d'acteur qui commencera pour cet artiste très doué. Au début des années 1970, il fait partie de la Troupe du théâtre populaire algérien (TTP) dirigée par Hassan El Hassani. Cette troupe, dont faisaient partie de grands comédiens tels que Tayeb Abou El Hassan, Kaci Ksentini et Hamid Nemri, avait joué un grand rôle en rapprochant le théâtre des zones les plus reculées du pays. Ceux qui avaient suivi cette troupe se souviennent du rôle de garde champêtre joué par Mustapha El-Anka dans la pièce Ti goule ou ti goule pas. Par la suite, Mustapha mettra fin à sa carrière de chanteur en décidant de se consacrer au cinéma et à la télévision. Les plus grands réalisateurs feront appel à lui. Il jouera dans le Charbonnier de Mohamed Bouamari, Prends dix mille balles et casse-toi de Mahmoud Zemmouri et La dernière image de Lakhdar Hamina. Sa carrière dans le cinéma aura été l'une des plus riches en Algérie puisqu'il jouera dans une soixantaine de films. Ses passages à la télévision ont tous été couronnés des succès, et il sera connu sous le personnage de Daïm Ellah jusqu'à sa mort qui le guettait à l'âge de 67 ans. Né le 6 avril 1926 à la Casbah d'Alger, Mustapha est le plus âgé des enfants de Hadj M'hamed El-Anka, de son vrai nom Mustapha Aït Ouarab. Il obtient son certificat d'études à l'âge de 13 ans et intègre par la suite la troupe musicale que dirige par son père pour devenir le drabki de l'orchestre. En 1947, il s'installe à Paris et apprend à jouer de la guitare, du banjo et de la mandoline. Il joue sur scène et chante en arabe et en kabyle des chansons sur l'exil, pour un public d'émigrés algériens. Douze ans plus tard, la Radio Télévision Française le recrute en tant que conseiller technique et chef de section. A ce titre, il assiste aux enregistrements des disques en arabe et en kabyle et rencontre de grands artistes tels que Mohamed Abdelwahab et Farid El Atrache.Touché par l'exil de son fils, Hadj M'hammed El- Anka lui avait lancé un appel au retour à travers une chanson en kabyle « Izrin Yeghlev Lehmali ». Mustapha répondra à son père, par la chanson en arabe « Ya abi ya abi » qui aura un grand succès. On sait que durant son exil, Mustapha se marie avec une espagnole, mais, discret, on n'en sait peu sur sa vie privée. Par contre, il rejoindra à un moment la troupe du FLN et enregistrera El Qvayel Après l'indépendance, il rentre en Algérie et rejoint le TNA tout juste nationalisé. Il devient chanteur dans l'orchestre de Haddad El-Djilali. En parallèle, il joue dans plusieurs pièces de théâtre, poussé par Mustapha Kateb. Confirmant ses dons de comédien, le fils d'El Anka essaye le cinéma en 1968 et démarre une nouvelle carrière. Début 1970, il rejoint la Troupe du théâtre populaire algérien (TTP) dirigée par Hassan El Hassani, qui avait joué un grand rôle en rapprochant le théâtre des zones les plus reculées. Il joue aux côtés de Tayeb Abou El Hassan, Kaci Ksentini et Hamid Nemri, notamment comme garde champêtre dans « Ti goule ou ti goule pas ». Mustapha El Anka finit par abandonner la chanson pour se consacrer à la comédie sur le petit et le grand écran. Les plus grands réalisateurs feront appel à lui et jouera dans « Le Charbonnier » de Mohamed Bouamari, « Prends dix mille balles et casse-toi » et « Les Folles Années du twist » de Mahmoud Zemmouri, « La dernière image » de Lakhdar Hamina et bien d'autres. En tout, il jouera dans une soixantaine de films. Son dernier rôle sera dans « El Ouelf saïb » de Mohamed Hilmi, sorti en 1993, et qu'il ne verra pas. Mustapha El Anka décède le 3 novembre 1993 à Alger. Il est au cimetière d'EI-Kettar. Le comédien, chanteur et acteur Mustapha El-Anka, fils du célèbre cheikh, El Hadj M'hamed El-Anka, s'est éteint à l'age de 67 ans, dans la nuit du 3 au 4 novembre. Mustapha El-Anka, est un artiste polyvalent qui a réussi à être sur le devant de la scène malgré sa discrétion et son comportement très humble d'homme très simple. En 1968, il s'essaye au cinéma et c'est une vraie carrière d'acteur qui commencera pour cet artiste très doué. Au début des années 1970, il fait partie de la troupe du Théâtre populaire algérien (TTP) dirigée par Hassan El Hassani. Cette troupe, dont faisaient partie de grands comédiens tels que Tayeb Abou El Hassan, Kaci Ksentini et Hamid Nemri, avait joué un grand rôle en rapprochant le théâtre des zones les plus reculées du pays. Ceux qui avaient suivi cette troupe se souviennent du rôle de garde-champêtre joué par Mustapha El Anka dans la pièce «Ti goule ou ti goule pas». Sa carrière dans le cinéma aura été l'une des plus riches en Algérie puisqu'il jouera dans une soixantaine de films.

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