Un jugement de non-lieu a été remis au chef de daïra de Sidi Ali Ben Youb concernant un conflit entre un fellah et son voisin sur un accès donnant sur une parcelle de terre agricole située sur le flanc nord de la rue Bouchentouf Belhadj, octroyée dans le cadre de l'exploitation agricole individuelle (EAI) à la commune de Boukhanefis. Deux plaintes ont été déposées par l'APC de Boukhanefis sur la base d'une requête du voisin qui revendiquait avec insistance l'usage collectif de l'accès donnant uniquement à la parcelle de terre. Pour rappel, le lopin de terre a été octroyé au fellah depuis 1987. « Etrangement en 2016, après 39 ans d'exploitation, le 4e locataires revendique un droit qui n'a jamais existé», se demande intrigué le fellah. Le fellah crie tout bonnement à un harcèlement moral et physique couronné par des frais d'avocat et de justice dans une situation sociale très fragile. Dans une 1re plainte déposée en 2015, le tribunal administratif de Sidi Bel-Abbès, après étude du dossier, a rejeté la demande pour défaut de preuves dans une décision prononcée le 28/04/2015. La 2e a été déposée en 2016 pour le même motif au tribunal de Ben Badis. Une décision de non-lieu a été prononcée toujours au profit du fellah en date du 20/10/2016, le disculpant de toutes les accusations. Une copie de la décision de justice a été remise à l'ancien chef de daïra M. Meslem, qui avait instruit par téléphone le maire d'annuler l'instruction. Le nouveau chef de daïra, saisi lui aussi sans relâche par autre une requête du plaignant, remet en œuvre l'infernale, envoie à son tour une instruction de démolir la porte. Voulant mettre un terme, le fellah remet une autre copie au nouveau chef de daïra, mais, semble-t-il, que même une décision prononcée par la justice ne l'a pas convaincu de renoncer à son ordre. Le P/APC envoie un ordre référencié de la daïra au fellah le sommant d'ouvrir la porte avant l'usage d'autres moyens réglementaires. L'on se demande quels seraient ces moyens qui ne reconnaissent pas une décision de justice ou l'annulent complètement. Le premier responsable de la daïra n'a même pas pris la peine de dépêcher une enquête ni prendre en compte le côté esthétique du tissu urbain. La démolition de la porte occasionne la disponibilité d'une toilette publique sauvage à ciel ouvert et un nid pour abriter, la nuit tombée, tous les vices des fléaux sociaux d'une jeunesse déjà en perte de repère devant une absence flagrante de structures de loisir et de défoulement qu'ils soient sportives ou culturelles. L'on ne sait pas ce qu'en pense le chef de daïra de Sidi Ali Ben Youb si le wali Tahar Hacheni «n'accepte pas de donner sa main pour frapper un autre», parce que tout simplement, le principal intérêt d'une décision de justice tient au fait qu'elle vient mettre un terme définitif à un conflit et ne laisse aucun doute s'installer. Le respect de l'Etat de droit exige que tant les personnes publiques que les personnes privées se soumettent aux décisions de justice. Sinon à quoi servirait le fait de juger, si ce qui a été jugé pouvait ne pas être respecté ! Un ordre écrit doit être annulé par un autre écrit et jamais par téléphone. Sinon l'erreur peut être reprise à chaque changement d'un responsable pour concrétiser un harcèlement avancé.