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Il était une fois... Essebaghine
Publié dans La Nouvelle République le 19 - 06 - 2017

kEssebaghine, c'est un groupe d'artistes plasticiens composé de Meryam Aït Elhara, Kheïra Slimani, Nour-Eddine Ferroukhi, Ammar Bouras, Karim Sergoua, Jaoudet Gassouma, Zoubir Hellal et Adlane Djefal. Ce groupe est né dans la douleur vers la fin des années 90....
Ce groupe s'est constitué presque spontanément après l'assassinat du Directeur de l'Ecole des Beaux-arts d'Alger, Ahmed Asselah et de son fils Rabah et après la disparition d'Anissa Asselah. Nous sommes en pleine décennie noire et alors que certains préféraient se taire, ce groupe d'artistes a décidé de s'exprimer à sa manière contre l'obscurantisme et la terreur. Le groupe Essebaghine avait choisi de se rencontrer à la galerie Espace d'Art Contemporain «ESPACO» d'El Achour pour une soirée pleine d'émotions où, à tour de rôle, chacun des membres racontait aux invités son expérience au sein de ce groupe. Le premier à prendre la parole est Karim Sergoua. L'artiste peintre, la gorge nouée avait quelque mal à s'exprimer et, d'une main tremblante, (c'était certainement l'émotion) faisait dérouler à l'aide d'un datashow, sur un grand écran blanc installé face aux invités, toute la vie du groupe...ou presque. Les invités ont eu droit à des photos rares datant du tout début de la création du groupe Essebaghine, lors des terrifiantes années 90 marquées par les attentats terroristes qui endeuillèrent le monde de l'art et de la culture, un monde qui a payé un lourd tribut. De nombreux artistes avaient alors refusé de s'exiler, comme ce fut le cas pour le groupe Essebaghine qui avait décidé de résister à sa manière, tout simplement en s'exprimant par l'art...la peinture et les installations artistiques. Un véritable appel à la résistance artistique. Et en cette période-là, il fallait vraiment un sacré cran et une bonne dose de courage pour reprendre la vie artistique...Les artistes du groupe Essebaghine avaient les deux : le cran et le courage. Sur l'écran, des photos du groupe, une période où Karim Sergoua dit errougi était vraiment roux, alors qu'aujourd'hui ses cheveux ont changé de couleur. Selon Karim, le gris est tendance. Zoubir Hellal a aussi les cheveux grisonnants et quelques rides par rapport au Hellal Zoubir des photos. Ammar Bouras se retrouve avec un crâne dégarni à part quelques cheveux qui se battent en duel. Jaoudet Gassouma a pris du poids et ses abdominaux en barre de chocolat qu'il avait avant ont fondu. Par galanterie, on ne dira rien en ce qui concerne Meryam Aït Elhara et Kheïra Slimani. Adlane Djefal était absent et Noureddine Ferroukhi hospitalisé pour soins...Mais sa place était là, un fauteuil lui a été réservé, une feuille portant son nom était posée dessus. A la fin de la projection, Karim Sergoua la voix toujours grave, invita les autres membres du groupe à prendre la parole et ce fut le tour de Zoubir Hellal de faire la genèse du groupe Essebaghine, suivi de Jaoudet Gassouma, de Ammar Bouras, de Meryam Aït Elhara et de Kheïra Slimani de raconter leurs expériences respectives, de se lancer dans des récits anecdotiques, parfois drôles et parfois tristes, mais aussi de parler d'une période douloureuse. Il y avait bien un point commun dans toutes ces interventions des artistes du groupe Essebaghine, on sentait quand même une certaine nostalgie. Ce groupe avait une âme qu'il conserve à ce jour. Les artistes répondaient aussi aux nombreuses questions des invités qui tous, à l'unanimité souhaitaient que Essebaghine reprenne ses actions artistiques et se reconstitue de nouveau. Nombreux sont ceux qui félicitaient le groupe pour toutes ses actions menées dans le domaine artistique mais aussi et surtout pour toutes celles menées auprès d'une société algérienne de l'époque qui était menacée de perdre tous ses repères. Mais en fait, si ce groupe artistique n'existe plus aujourd'hui, les artistes eux sont bien là, présents et ils activent tous chacun dans son domaine, avec le même esprit, l'esprit «Essebaghine» qui, lui, existe toujours. Le groupe Essebaghine a été une école pour les jeunes talents et a marqué à tout jamais l'histoire de l'art en Algérie...Merci à vous Meryam, Kheîra, Karim, Hellal, Jaoudet, Ammar, Adlène et Noureddine à qui on souhaite un prompt rétablissement. Je ne pouvais pas conclure sans remercier ESPACO et l'ensemble de son personnel d'avoir, comme d'habitude, accepté d'accueillir les artistes et le public, et de nous avoir invité à cette si belle soirée.

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