PRISON D'EL-HARRACH : Amar Ghoul rejoint ses partenaires politiques    La tombe de Kamel-Eddine Fekhar profané    Le Harak ne sera jugé que sur les terrains où s'exerce son libre arbitre    STATION REGIONALE DE PROTECTION DES VEGETAUX A MOSTAGANEM : Alerte à la mineuse de la tomate de saison    AFFAIRES SONATRACH ET KHALIFA : Chakib Khelil et Rafik Khalifa seront rejugés    VIGNETTES AUTOMOBILES : La période d'acquittement prendra fin le 31 juillet    ŒUVRES UNIVERSITAIRES DE BECHAR : 31 individus placés sous contrôle judiciaire    GHRISS (MASCARA) : Un accident fait un mort et 2 blessés graves    NAAMA : Des protestataires bloquent l'entrée du FNPOS    (En cours) Algérie 0 - Sénégal 0    22e vendredi : Mobilisation et détermination à Tizi Ouzou    Tipasa : Le peuple de Hadjout marche toujours    Alger, 22e vendredi : La révolution pacifique supplante tout    Jijel. Loin d'Alger aussi, le rêve d'un changement pacifique    LA DIGNITE ET LA FIERTE D'UN PEUPLE    Bac 2019 à Sétif : Plus de 10.000 candidats admis    En Algérie, la Coupe des passions    Liverpool : Cette question que Jurgen Klopp trouve bizarre    Algérie-Sénégal : Historiquement, c'est les Verts qui ont l'avantage    Les Verts se remettent au travail    Des tablettes remises aux quarts-de-finaliste    La Revue nationale volontaire sur la mise en œuvre des ODD présentée par l'Algérie à New York    Mesures légales pour relancer la production    Trump accusé de racisme par le Congrès    Printemps arabe et trêve estivale    A la conquête de la seconde étoile !    Vendredi particulier en Algérie et au Caire    Baccalauréat 2019 : Les résultats connus aujourd'hui    Relogement de 71 familles    Révolution populaire : mémoire, identité et avatars constitutionnels    ACTUCULT    La sonelgaz dévoile un nouveau modèle de consommation    Brèves de Boumerdès    Oran : Un vaste réseau de trafiquants de véhicules démantelé    La mise en œuvre de l'Accord d'Alger sur le Mali toujours «en cours»    Pour une nouvelle gouvernance locale autour de pôles régionaux    Concours Cheikh Abdelhamid Benbadis    Bouira retrouve son ambiance nocturne    Village Sahel (Bouzeguène) : Ouverture, demain, du Festival Raconte-arts    La footballisation des esprits ou la défaite de la pensée    Algérie : «Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir»*    L'épuration ou le crime d'« indignité nationale »    Banques : Wells Fargo accroît son bénéfice, la marge d'intérêts sous pression    Niqab en Tunisie: "Montrez-moi patte blanche ou je n'ouvrirai point"    Saisie en 2012 : L'OMC donne raison à la Chine contre les USA    Syrie : Les combats s'intensifient à Idleb aggravant la situation humanitaire    Le calvaire des usagers    Les élues démocrates répondent à Trump    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le rejet de Bensalah à l'ordre du jour
Publié dans La Nouvelle République le 09 - 04 - 2019

Après 25 jours de vacances forcées, les étudiants marquent leur retour à l'université par une nouvelle sortie observée dans les rues de la capitale Alger et dans plusieurs autres wilayas du pays.
En plus de manifester comme ils le font chaque mardi, depuis plusieurs semaines contre le système politique, les étudiants ont clamé en bloc le rejet de la désignation du président du Conseil de la nation d'Abdelkader Bensalah, chef d'Etat par intérim pour une durée de 90 jours, en attendant d'organiser les élections présidentielles. Cette mobilisation a été surtout motivée par une sensation de frustration et de déception suite à la nomination de Bensalah à la tête de l'Etat alors que le peuple s'attendait à un scénario inverse. Démission d'Abdelkader Bensalah et désignation par le mouvement populaire de représentants indépendants pour guider la période transitoire, conformément aux articles 7 et 8 de la Constitution. Ce qui n'a pas été le cas. Depuis la démission de l'ex-Président Abdelaziz Bouteflika, il y a 8 jours et la constatation de la vacance définitive du poste du président de la République, le sentiment d'incertitude et d'inquiétude hante l'esprit des Algériens qui appréhendent un scénario violent et dramatique, maquillé par l'aspect pacifique de la mobilisation, tant saluée et louée par l'opinion internationale. Engagés et déterminés à poursuivre leur lutte dans le calme, les étudiants n'ont pas manqué de motivation ni d'audace en dépit d'une présence extraordinaire des forces de la police qui a envahi les rues de la capitale pour empêcher le mouvement de prospérer. Accompagnés des enseignants et du collectif des avocats, les étudiants sont sortis en force hier à Alger et dans plusieurs régions du pays. Des dizaines de milliers d'étudiants ont investi en grandes pompes les grandes places des villes du pays, en réaction à la désignation de Bensalah et pour confirmer leur résolution à provoquer un changement dans le pays et chasser les tenants du pouvoir. Considérant la désignation de Bensalah en tant que chef d'Etat comme une atteinte et un défi aux mouvements populaires, les étudiants ont envahi les rues et ont observé des rassemblements devant les sièges des wilayas de leur région. Contrairement aux marches précédentes organisées et menées dans le calme, celle d'hier a été marquée par le recours des forces de l'ordre à l'usage des canons à eau et des bombes lacrymogène visant à disperser et réprimer le mouvement des étudiants. Sans paniquer et verser dans la violence et l'anarchie, les étudiants entassés devant la Grande-Poste, à Alger et à la place Maurice Audin, ont continué à crier au départ de Bensalah et des restes du pouvoir. « Il faut innover dans la contestation et aller vers le débat public pour trouver des solutions à la crise», a martelé Nasser, qui s'est dit «choqué» par cette désignation de Bensalah comme chef d'Etat, ignorant plus de 7 semaines de manifestations populaires. Il n'était pas le seul à exprimer sa confusion, plusieurs autres étudiants «déçus» par cette nouvelle se disent «prêts à poursuivre leur lutte jusqu'au départ du système politique». «Désormais nous allons élire la rue notre lieu de contestation qui s'étalera sur tous les jours de la semaine. Le vendredi demeurera un symbole de la révolution populaire », signe Rami, noyé et emporté par le mouvement de la foule. En attente du vendredi, les étudiants appellent à sévir et envahir quotidiennement la rue pour protester contre «le mépris envers le peuple», a balancé Sarah, avocate qui a pris part au mouvement des étudiants aussitôt dans la journée. Samira Takharboucht

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.