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Le mouvement de contestation rejette tout dialogue avec l'armée
Publié dans La Nouvelle République le 08 - 06 - 2019

Le mouvement de contestation au Soudan a rejeté l'offre de dialogue du Conseil militaire de transition, alors que le pays est plongé dans l'instabilité et une sanglante répression qui aurait fait plus de 100 morts depuis lundi selon des sources médicales et 46 morts selon les autorités.
Le Conseil militaire de transition au pouvoir s'est dit mercredi ouvert aux négociations «sans restriction», après les avoir totalement rejetées la veille, dans un contexte de répression de la contestation populaire qui a fait des dizaines de morts depuis lundi. «Nous ouvrons nos bras aux négociations sans restriction, sinon celle de l'intérêt national, pour fonder un pouvoir légitime qui reflète les aspirations des Soudanais», a déclaré mercredi le chef du Conseil militaire de transition, Abdel Fattah al-Burhan. En réponse à cet appel, une alliance de l'opposition et des manifestants ont rejeté l'offre des généraux. «Nous n'acceptons pas l'invitation du Conseil militaire de transition», a déclaré un des dirigeants de l'Alliance des Forces de la liberté et du changement (ALC) -fer de lance du mouvement de contestation du pouvoir en place. L'alliance, a-t-il ajouté, n'a plus confiance en le Conseil militaire de transition qui, dit-il, «impose la peur aux habitants dans les rues». Face à cette impasse, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et deux organisations soudanaises des droits humains ont appelé à une «action urgente» de la communauté internationale au Soudan, après l'intervention de l'armée pour disperser un sit-in ayant fait au moins 100 morts à Khartoum alors que le bilan fourni par le gouvernement soudanais fait état d'une quarantaine de morts. Selon le comité des médecins, 109 personnes sont mortes dans la répression de la contestation soudanaise. Il s'agit du dernier bilan provisoire fourni par ce comité proche de la contestation, qui a annoncé mercredi que 40 corps ont été repêchés dans le Nil. Inquiétude et condamnations à l'étranger L'opération de dispersion de ce rassemblement emblématique de milliers de manifestants, qui réclamaient depuis des semaines le transfert du pouvoir aux civils, a été vivement condamné à l'étranger, notamment par l'ONU, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. L'ONU a fait sortir du pays des employés non essentiels, a indiqué mercredi une porte-parole de l'Organisation. «Nous avons relocalisé temporairement des personnels de l'ONU non essentiels, bien que toutes les opérations de l'Organisation se poursuivent au Soudan», a indiqué cette porte-parole, Eri Kaneko. Aucune indication n'a été donnée sur le nombre d'employés évacués ni vers où ils ont été relocalisés. L'ONU dispose d'une large présence au Soudan avec des employés issus de 27 organismes, la plupart étant focalisés sur une aide humanitaire à la population. Les autorités des Emirats arabes unis ont, pour leur part, déclaré jeudi suivre avec «beaucoup d'inquiétude» la situation au Soudan, appelant à un «dialogue constructif" entre les "différentes forces» locales pour préserver à tout prix «la stabilité». Dans une déclaration relayée par l'agence de presse WAM, le ministère émirati des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a «espéré» que «la sagesse» et «la voix de la raison» prévaudront pour «garantir la sécurité et la stabilité du Soudan, épargner à son peuple le fléau du mal, préserver ses acquis et assurer son unité». Abou Dhabi a «souligné l'importance de la reprise des pourparlers entre les différentes forces soudanaises pour réaliser les aspirations du peuple frère du Soudan». L'Arabie saoudite avait publié une déclaration similaire mercredi, appelant à la «reprise du dialogue entre les différentes forces politiques» au Soudan et espérant voir ce pays «surmonter rapidement les difficultés qu'il traverse». Le Soudan est secoué depuis décembre 2018 par un mouvement contestataire qui a entraîné la destitution du président Omar el-Béchir le 11 avril et la désignation d'un Conseil militaire de transition pour gérer les affaires du pays pour une durée déterminée, alors que des mouvements contestataires exigent le transfère du pouvoir aux civils.

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