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La Sonatrach se met au défi du développement énergétique
Publié dans La Nouvelle République le 09 - 12 - 2019

La compagnie nationale des hydrocarbures (Sonatrach) s'apprête à exercer son droit de préemption dans le cadre de la cessation des actifs du groupe pétrolier Anadarko au groupe français Total.
La raison est simple, tenter de gérer toutes les activités de production et surtout garder la main sur celle-ci dans le bassin de Berkine. Certains experts évoquent la volonté du ministère de la tutelle de développer réellement le secteur énergétique et surtout profiter de toutes les mesures incitatives et encourageantes inscrites dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures ainsi que le régime fiscal qui lui offre un éventail de perspectives dans l'amélioration de sa gestion de façon autonome, autant en profiter bien que ces dernières réformes législatives peuvent être une arme à double tranchant. Les prévisions et les perspectives pour 2020 dans le secteur énergétique devront être le pivot de la relance de la production pétrolière pour soutenir le tissu industriel qui peine à décoller. Actuellement, l'Algérie arrive difficilement à remonter la pente avec la multitude des problèmes économiques et politiques qui entravent toute volonté d'aller de l'avant.
Il faudrait, avant de présenter sa nouvelle stratégie et plan de développement pour l'année prochaine que la Sonatrach assainisse son environnement et approfondisse ses connaissances et savoir-faire avant d'entrer en compétition avec les géants pétroliers. La décision d'exercer son droit de péremption vis-à-vis de Total, serait un challenge et surtout une aubaine pour mettre à l'épreuve les clauses et différentes dispositions inscrites dans la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui offre la force de décision et faire valoir son droit de préemption dans une transparence totale, mais il faut aussi être vigilant pour éviter tout imbroglio qui peut réduire son action et le tout sera négocié au moindre coût. L'échéance actuelle laisse une faible marge de manœuvre au gouvernement qui devra, avant tout, se pencher sur la situation réelle de ses réserves en matières premières et ses perspectives d'avenir dans le secteur énergétique, au niveau mondial.
Sachant que la décision récente des pays producteurs de pétrole (Opep et non-Opep), est en défaveur du pays. Il s'agit en effet de réduire la production du pétrole à hauteur de 500.000 barils/jour, pour soutenir les cours du brut et éviter un nouveau contre-choc pétrolier qui menace de l'effondrement des indicateurs de la gouvernance des pays en difficulté financière, tel que l'Algérie qui a longtemps pâti de la situation. Un accord approuvé par l'Algérie qui garde les séquelles de la crise de 2014 qui l'a plongé dans une situation économique rachitique et dont les conséquences sont toujours visibles et risquent, à défaut d'alternatives, d'enfoncer le pays dans une dépression irréversible. L'une des raisons qui ont motivé, peut-être, le ministère de la tutelle à promouvoir la possibilité d'explorer davantage les richesses souterraines, à savoir le gaz de schiste afin de prévenir la périssable situation d'épuisement des réserves du pays en gaz qui, d'ici 2030, obligeront le gouvernement à importer.
L'alarme a déjà été tirée pour prévenir les citoyens d'une telle éventualité, niant toutefois, toute révision de la tarification de l'énergie sachant que la valeur de cette dernière est la plus basse au monde. Face au fléchissement des investissements et de la production dans le secteur des hydrocarbures, l'Algérie est plus que jamais obligée à revoir ses prérogatives et stratégies du développement du secteur énergétique et toute alliance avec les étrangers devra être bénéfique pour le pays qui traverse l'une des périodes les plus difficiles économiquement de son histoire. Quant au rôle de la Sonatrach, il reste indéfectible et indispensable pour relever les défis de capitalisation des investissements et surtout le recouvrement de la rente pétrolière tout en développant le domaine de la pétrochimie et les techniques d'exploitation des énergies fossiles, sans trop détériorer la nappe phréatique.
La lumière et l'intérêt devront river vers les nouvelles technologies afin d'alimenter le marché national en énergie et renforcer les réserves du pays en matières premières, mais surtout, comme l'a réitéré à moult reprises, Mohamed Arkab générer de la plus-value et de la devise. En pôle position, c'est l'objectif attendu de la vision et projections de la Sonatrach en perspective de 2020. A raison de spéculation, l'exercice 2020 s'annonce assez difficile et épineux pour le gouvernement qui devra gérer tous les anciens chantiers.


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