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Face aux organisations du G20 et du G7, la stratégie des BRICS+ et du groupe de Shanghai
Une nouvelle reconfiguration des relations internationales
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 11 - 2025

L'Afrique qui pour la première fois réunit le G20 à travers l'Afrique du Sud, en ce mois de novembre 2025, a vu les défections, bien que représentés, des présidents américains, chinois et russe , Xi Jinping et Donald Trump et de Poutine, alors que ces trois pays représentent plus de 50% du PIB mondial et qui sont les grands pollueurs. Le classement se basant sur la valeur totale des biens et services produits par chaque pays, sans ajustement pour le pouvoir d'achat, ce qu'on appelle le PIB nominal, selon les dernières données publiées par le Fonds monétaire international (FMI) et compilées par Statista et Statistics Times, les 10 plus grandes économies mondiales sur PIB mondial estimé en 2025 à 113.800 milliards de dollars (une croissance variant entre 3,0 et 3,3%) sont les USA 30.507 milliards de dollars, la Chine 19.231, l'Allemagne 4.727, l'Inde 4.187, le Japon 4.186, le Royaume-Unis 3839, la France 3.211, l'Italie 2.422, le Canada 2.295, le Brésil 2.126 suivi de l'Iran, la Corée du Sud, de l'Australie, du Mexique et de l'Espagne. Alors que les USA et l'Europe pour moins d'un milliard d'habitants représentent plus de 40% du PIB mondial et bien que la Chine arrive deuxième en termes de PIB nominal avec 1,4 milliard d'habitants, il lui reste un long chemin pour avoir le PIB par tête d'habitant des USA ou de l'Europe. Pour les Etats-Unis, le PIB par habitant était d'environ $69 375 en 2023.
L'Union européenne a un PIB par habitant inférieur à celui des Etats-Unis, mais supérieur à celui de la Chine, avec un PIB par habitant d'environ $79 637 en 2023 et le PIB par habitant de la Chine était d'environ $12 290 en 2024. Pour l'Afrique, l'Afrique du Sud conserve en 2025 sa place de première puissance économique du continent, avec un produit intérieur brut (PIB) nominal estimé à plus de 410 milliards de dollars, suivi de l'Egypte, avec 347 milliards de dollars, de l'Algérie, avec 268 milliards de dollars. À la quatrième place figure le Nigeria 188 milliards de dollars, le Maroc avec 165 milliards de dollars de PIB, le Kenya 131 milliards, l'Ethiopie 117 milliards, l'Angola 113 milliards, la Côte d'Ivoire 94 milliards et le Ghana 88 milliards de dollars, qui ferment le top des 10. Quant à la Tunisie, elle se situe à la 13e place du classement africain, avec un PIB estimé à 55 milliards de dollars, confirmant sa position parmi les économies moyennes du continent. Globalement, l'Afrique, qui a pourtant d'importantes potentialités a un PIB d'environ 4000 milliards de dollars en 2024 pour une population de 1,4 milliards d'habitants.
Pour l'Afrique du Sud, qui assure pour la première fois la présidence du G20, l'enjeu est crucial. Pretoria entend faire de ce rendez-vous un moment clé pour renforcer la place des économies africaines dans les discussions mondiales. Reste à savoir si ces ambitions pourront s'imposer dans un sommet dont l'absence de plusieurs leaders pourrait réduire la portée politique et symbolique, bien que le président sud-africain Cyril Ramaphosa ait tenté de minimiser ces absences, cela pose un défi à l'influence diplomatique et de leurs impacts sur la feuille de route sud-africaine qui mise sur des thèmes prioritaires : soutenabilité de la dette, transition énergétique, résilience climatique des pays en développement sur la nécessité de surmonter les barrières commerciales et les risques géopolitiques qui freinent la croissance mondiale.
Rappelons que les membres du G20 sont les 19 pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie l'Union européenne et, depuis 2023, l'Union africaine mais dominé par l'Occident , excepté le poids de la Chine dont d'ailleurs ses principaux flux d'échange se font avec le couple USA/Europe, dont le G7 qui sont l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni, l'Union européenne participant également aux réunions en tant que membre non-numéroté.
En 2024, le poids économique du G7 dans le PIB mondial étant en baisse à environ 29 %. Les Etats-Unis représentant la plus grande part avec près de 60 % du poids économique total du G7. Quant au poids économique du G20 incluant bon nombre de pays émergents, il est estimé à environ 80,4 % du PIB mondial, représentant 79,3 % de la population et 79 % du commerce mondial, étant le principal forum de coopération économique internationale, regroupant les principales économies développées et émergentes du monde. Face au Brics+ afin de s'affranchir de la domination et notamment des USA, de l'Occident, nous assistons à la naissance d'autres organisations, notamment les Brics composé de la Russie, de l'Inde, de la Chine, de l'Afrique du Sud du Brésil, avec six nouveaux membres depuis au Brics+, (entre temps, l'Argentine s'étant retirée), dont l'Arabie Saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis, de l'Ethiopie, de l'Iran. Le groupe des 10 devenant les Brics+ qui s'étaient réunis se réunira à Kazan en Russie du 22 au 24 octobre 2024 a créé un groupe de partenaires, comprenant 13 pays, dont l'Algérie, la Biélorussie, la Bolivie, Cuba, l'Indonésie, le Kazakhstan, la Malaisie, le Nigeria, l'Ouganda, la Serbie, la Thaïlande, la Turquie et l'Ouzbékistan. Ses membres et les observateurs ont discuté des questions stratégiques dont la réforme de la gouvernance du Fonds monétaire international (FMI), la reconnaissance de la multipolarité des équilibres économiques et politiques mondiaux, en rupture avec les organisations héritées de l'après Seconde guerre mondiale. Le président russe a même proposé un Parlement des Brics qui est une alliance économique afin d'en faire une alliance politique plus organisée afin de peser dans les discussions internationales et contre les éventuelles sanctions unilatérales, mais cette proposition n' a pas fait l'unanimité. La Chine est pour l'instant le moteur de cette organisation, la deuxième économie au monde, le plus grand exportateur et un investisseur de plus en plus important et pour alimenter ses exportations et sa consommation intérieure, important monde entier des volumes considérables de matières premières et de produits semi-finis. Des accords commerciaux de libre échange ont été conclus, notamment entre la Chine et l'Afrique du Sud, et encore entre le Brésil et la Russie visant à réduire les barrières commerciales, à harmoniser les normes et à faciliter les transactions étant prévu une réduction des tarifs douaniers entre les pays membres, facilitant ainsi la circulation des biens et services. Pour l'instant, les résultats sont mitigés, l'intensification du commerce intra-Brics, des infrastructures économiques et logistiques étant nécessaires pour garantir que les flux commerciaux où selon certaines données internationales au moins 80% de l'accroissement des échanges entre les différents Brics impliquent la Chine avec un accroissement entre Inde et Russie. Pour les organisateurs lors de la dernière réunion Kaza en Russie, le PIB des Brics+ s'élèverait « à plus de 60 000 milliards de dollars, et sa part totale dans le produit mondial brut dépasse les indicateurs correspondants du groupe dit du G7 et continue de croître ».
Afin d'essayer de s'affranchir des institutions de Bretton Woods mises en place après la Seconde Guerre mondiale (Fonds monétaire international et Banque mondiale) a été créé la Banque de développement des Brics qui a été inaugurée le 15 juillet 2014 à l'occasion du 6e sommet qui s'est tenu à Fortaleza au Brésil, le Bangladesh les Emirats arabes unis devenant membres en 2021, l'Egypte en 2023 et l'Algérie en 2024 (voir interview du professeur Abderrahmane Mebtoul le 18 octobre 2024 à la Télévision internationale chinoise CGTN) et actuellement présidé par Dilma Rousseff, présidente actuelle de la NDB et ancienne présidente de l'Etat du Brésil, Un décret présidentiel a été publié au Journal officiel (JO) N°38, autorisant la souscription de l'Algérie au capital de la Nouvelle Banque de développement (NBD) à concurrence de 6.140 actions, au titre de son adhésion à cette institution financière pour un montant d'environ 1,5 milliard de dollars. L'objectif de cette banque vise à s'affranchir des institutions de Bretton Woods mises en place après la Seconde Guerre mondiale (Fonds monétaire international et Banque mondiale), établi autour des systèmes Swift (Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication) et Chips (Clearing House Interbank Payments System), en tentant d'utiliser d'autres devises que le dollar américain dans les échanges commerciaux entre Brics+.
Les avantages de la Nouvelle Banque de développement, serait la promotion de l'usage des monnaies nationales des pays membres, ce qui pourrait promouvoir le commerce intérieur et l'investissement réciproque de ces pays, réduisant ainsi la dépendance au dollar et la mise en place d'un mécanisme de paiement durable pour le commerce bilatéral des pays BRICS et l'objectif à moyen et long terme serait la création d'une monnaie commune adossée au niveau des réserves de change et l'or. Mais trois conditions s'imposent et devant tenir compte de stratégies divergentes notamment entre deux poids lourds la Chine et l'Inde proche idéologiquement des USA : premièrement, des réserves de change importantes des pays membres pour alimenter cette Banque fonction de l'accroissement de leur PIB sachant qu'en 2023 pour environ un milliard d'habitants (Europe plus USA) accaparent plus de 40% du PIB mondial estimé à 103.000 milliards de dollars. Or, fonction de leur situation budgétaire, seul la Chine, la Russie, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis peuvent y contribuer substantiellement.
Abderrahmane Mebtoul
Professeur des universités,


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