Lors d'une conférence de presse qu'elle a animée le 28 novembre 2025 au siège du parti des Travailleurs (PT), rapporte la « colère » du président de la République face aux « chiffres et données non factuelles et fausses » qui lui sont transmis, dans la plupart des cas non fiables de la majorité des différents départements ministériels. Une situation qui gâche la lisibilité des situations et n'autorise pas le traitement des problèmes, ni en général, ni dans les délais requis au point de constituer un véritable obstacle à l'atteinte des objectifs ». Combien de fois n'avons-nous pas attiré depuis de longues années l'attention des plus hautes autorités du pays sur l'urgence d'un système d'information rénovés, fondement de la sécurité nationale et d'un développement fiable, et ce face aux experts organiques qui, hélas, eux mêmes commentaient positivement ces fausses données, animés par l'octroi d'une rente et non par les intérêts supérieurs du pays. Je rappelle que dans l'ouvrage sous ma direction, paru en deux tomes (520 pages), à Casbah Editions (Alger-2005), auquel ont participé des politologues, sociologues, anthropologues, juristes et économistes, j'avais plaidé pour un système de communication transparent, adapté à la réalité de la société et au nouveau monde en mutation avec pour objectif redonner confiance afin de mobiliser les citoyens en faveur des réformes. Or, en ce mois d'octobre 2025, force est de constater, comme vient le souligner, fin septembre 2025, le président de la République lui-même, rejoint par le ministre de l'Agriculture, le manque de transparence dans les données fournies par plusieurs départements ministériels, confondant souvent dépôt de projets avec réalisation, lettres d'intention des opérateurs étrangers avec contrat définitif. Sans un système d'information fiable, il est impossible de gérer un pays agissant sous la pression de la conjoncture, comme un aveugle par tâtonnement avec des pertes se chiffrant à des dizaines de milliards de dollars. Cette présente contribution sur les nouvelles mutations informationnelles qui interpelle pas seulement les dirigeants algériens mais l'ensemble des dirigeants du continent africain, est une synthèse de plusieurs de mes contributions depuis de longues années, notamment : dans l'American Herald Tribune du 11 août 2018 (USA) «Dr Abderrahmane Mebtoul : «Algeria Still Faces Significant Challenges» et le 19 octobre 2019 dans l'interview à American Herald Tribune Prof. Abderrahmane Mebtoul : «The Widespread Financial scandals affecting most sectors of national activity threaten the foundations of the algerian state», notre intervention (ministère de la Défense nationale – Institut miliaire – colloque international – 28 janvier 2020. Cercle national de l'Armée, Beni Messous – Alger), sur les réseaux sociaux au Maghreb et au Moyen-Orient : quel impact sur les transitions politiques dans la région et récemment Magazine international New African London février 2025 la maitrise de l'intelligence artificielle un enjeu stratégique pour l'Afrique. Le rôle de l'intellectuel, ou de tout cadre de la nation, n'est pas de faire des louanges en contrepartie d'une rente contre-productive pour le pouvoir lui-même, mais d'émettre des propositions opérationnelles privilégiant les intérêts supérieurs de la nation. Dans le contexte d'aujourd'hui, avec le nouveau système de communication où tout est enregistré, un politique doit être réservée, ne jamais s'aventurer à faire des promesses qu'il ne pourra pas tenir, s'il veut conserver sa crédibilité auprès de la population qui a une mémoire. La confiance, fondée sur une communication crédible, transparente est fondamentale pour le redressement national et la mobilisation de la société. Durant la période contemporaine, il y a lieu de tenir compte de l'émergence des nouvelles technologie de l'information à travers les réseaux sociaux qui tendent de façonner les comportements à travers la manipulation et des rumeurs, conséquence du manque de transparence dans la communication, qui peuvent être dévastatrices à des fins de déstabilisation. La communication reste une affaire de terrain et non de bureaux feutrés, sa sémantique, sa sémiologie, sa stratégie et ses cibles ne pouvant relever de l'amateurisme, devant être élaborées à partir de travaux d'enquêtes ciblées. La communication politique doit éviter l'essoufflement et la monotonie, et que les déclarations et les gestes de responsables ne soient un objet de caricatures ou de plaisanteries, tant dans la presse que dans les espaces publics. Les citoyens souhaitent que leurs responsables leur ressemblent, ces derniers doivent éviter d'essayer que ce soit au peuple de leur ressembler. Professeur des universités, Docteur d'Etat, Abderrahmane Mebtoul