Le président de l'organisation dudit Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) qui s'est autoproclamé représentant de la région de la Kabylie a défié les autorités françaises qui lui ont interdit d'organiser un rassemblement en France. Ferhat Mehenni, un ex-chanteur qui vit en France en qualité de réfugié politique a lancé un discours à travers les réseaux sociaux dans lequel, il s'est adressé à ses fans, déclarant qu'il avait pris acte de l'arrêté préfectoral de la préfecture des Yvelines lui refusant de lui accorder l'autorisation de se rassembler et indiquant qu'il organisera ce rassemblement en France et dans un endroit secret et ce, quel que soit X, a-t-il fait savoir. En effet, comme on s'y attendait, les autorité françaises ont empêché la tenue d'un rassemblement que l'organisation classée terroriste par l'Algérie de se réunir en France et plus précisément dans le département des Yvelines le dimanche 14 décembre 2025. Par le biais de la préfecture de police des Yvelines, les autorités françaises ont émis un avis défavorable à la demande du président du Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK), l'autorisation à organiser un rassemblement lui permettant de déclarer selon lui «l'indépendance de la région de la Kabylie». Le refus des autorités françaises a été notifié au président du ''MAK'', la veille de ce rassemblement prévu hier 14 décembre 2025 à Versailles. Un arrêté préfectoral de trois pages, signé par le Préfet des Yvelines a été notifié au président autoproclamé du ''MAK'' lui interdisant d'organiser ce rassemblement évoquant des problèmes de sécurité. Comme nous l'avons déjà donné dans notre précédente édition (voir La Nouvelle République du jeudi 11 décembre 2025) les Algériens et la quasi-totalité des Kabyles n'adhérent pas au projet des dirigeants de ladite organisation surnommée ''MAK'' (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie), menée par un ex-chanteur en l'occurrence Ferhat Mehenni. Seules quelques poignées d'Algériens qui ont fui le pays pour des problèmes avec la justice soutiennent l'organisation créée par l'ex-chanteur Ferhat Mehenni. Ce dernier est lui-même recherché par la justice algérienne et a été condamné par contumace dans plusieurs affaires. Afin de fuir la justice de son pays, l'ex-chanteur a demandé la protection de la France et a obtenu l'asile politique par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Profitant de son statut de réfugié et abusant de l'hospitalité que lui ont accordé les autorités françaises, Ferhat Mehenni a décidé de s'attaquer à l'Algérie pour se venger de la justice qui a ouvert à son encontre plusieurs informations judiciaires relatives à plusieurs délits dont il est accusé. Plusieurs individus, des repris de justice qui ont quitté l'Algérie en raison des poursuites judiciaires, ont trouvé en l'initiative de Ferhat Mehenni une occasion pour échapper à la main de la justice. Le Mouvement de l'autonomie pour la Kabylie est présent sur le territoire français et compte à peu près un millier de personnes dont des Algériens qui n'ont pas l'identité kabyle et même des étrangers (Africains). Cette organisation a été crée le 5 août 2022, n'est pas reconnu comme parti politique mais a été inscrite officiellement au répertoire national des associations en qualité d'association. Les dirigeants des partis politiques agréés en Algérie dont le RCD et le FFS n'adhérent pas au ''MAK'' et se démarquent du projet de cette organisation qualifiée de ''terroriste'' par la justice algérienne. Ferhat Mehenni risque de perdre son statut de réfugié. Accusé de plusieurs infractions aux lois françaises, Ferhat Mehenni pourrait perdre son statut de ''Réfugié algérien en France''. Lors de sa demande déposée à l'administration française, Ferhat Mehenni a déclaré qu'il souhaitait obtenir le statut d'association. Après avoir reçu l'accord de l'administration française, Ferhat Mehenni a détourné son association, ne respectant pas les textes et les lois en vigueur relatives à la création d'association. Cet état de fait est considéré comme un délit et passible de prison pour les auteurs de cet acte. En disposition du code pénal, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende toute personne coupable de fausses déclarations administratives, les mêmes textes de loi sanctionnent les intentions de tromper les autorités publiques. Ce qui est encore grave et que Ferhat Mehenni s'est autoproclamé ''porte-parole'' des citoyens résidant dans la région de la Kabylie, partie intégrante du territoire algérien. Des milliers de citoyens et mêmes des hommes politiques, représentants de la société civile et des notables de la région kabyle envisagent de porter plainte à l'encontre de Ferhat Mehenni devant la justice française. Ces derniers accusent le leader du ''MAK'' de parler en leurs noms sans pour autant qu'il soit mandaté de le faire. En raison de ses lourdes accusations et pour avoir enfreint aux lois relatives aux bénéficiaires de la protection de l'Etat français, Ferhat Mehenni pourrait être déchu de son statut de réfugié et invité à quitter le territoire français. Son association qui a été détourné de sa vocation pourrait également être dissoute par les autorités françaises compétentes en la matière. Attendons pour voir…