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Société civile et organisations des droits de l'Homme tirent la sonnette d'alarme Les personnes sans-abris vivent le calvaire en cette période hivernale
La mort d'un malade mental dans un jardin a suscité la colère et l'indignation des représentants de la société civile des organisations des droits de l'Homme. Ces derniers qui se sont exprimés devant la presse et à travers les réseaux sociaux ont indiqué que le décès de cet homme qui souffre de troubles psychiques ne peut être qualifier que de « négligence et de non-assistance à personne en danger ».En effet, la situation des personnes sans-domicile fixes (SDF) est plus qu'alarmante ont indiqué des militants des droits de l'Homme et des représentants de la société civile. Ces derniers ont indiqué que les autorités locales, dans certaines régions, n'ont pris aucune mesure pour mettre à l'abri les personnes sans domiciles fixes, notamment en période hivernale. Selon nos interlocuteurs, des centaines d'enfants, femmes, vieillards et des malades mentaux vivent dans la rue à la merci du froid glacial, pluies torrentielles et les chutes de neige. La mort d'un malade mental dans un jardin situé au centre-ville dans la wilaya de Khenchela a relancé le débat sur la situation des sans domiciles fixes, notamment dans les villes et villages dépourvues des structures d'accueils et d'hébergements pour ces catégories de personnes. A ce sujet, il est impérativement nécessaire de ne pas confondre entre les centres pour les mineurs, les centre d'hébergements et d'accueils pour les adultes et les foyers des personnes âgées. Dans ce contexte, la majorité des wilayas disposent uniquement des foyers destinés aux personnes âgées et l'absence total des infrastructures d'accueils pour les autres catégories de personnes adultes n'ayant pas des domiciles fixes. C'est le cas de la wilaya de Khenchela qui est dépourvue de structures d'hébergement que ce soit pour les hommes ou pour les femmes. Exemple : Si une femme quitte son domicile conjugal ou en est «chassée» par son mari, elle se retrouvera à la rue si elle n'a pas de famille. Ce sont ces raisons que les organisations des droits de la femme ont demandé la construction des bâtisses d'hébergements destinées aux femmes battues ou n'ayant pas de domiciles fixes. Ces structures d'hébergements qui seront gérées par les directions de l'Action sociale, accueilleront provisoirement les catégories de ces femmes pour éviter qu'elles restent dans la rue. En collaboration avec les autorités locales, les services sociaux prennent en charge les dossiers des femmes résidentes et traitent leurs problèmes afin de faciliter leur intégration dans la société. Revenons au décès de cet homme dans la wilaya de Khenchela pour dire que l'information est tombée tel un couperet sur la population du chef-lieu de la wilaya. Selon des sources dignes de foi, ce sont des citoyens qui ont découvert le corps sans vie de cet homme très connu par les habitants de cette ville. «Des citoyens venus le matin pour lui donner à manger, ont constaté son décès», nous a indiqué, un représentant de la société civile. Ce dernier a laissé éclater sa colère son indignation expliquant que le défunt est mort dans l'indifférence totale et dans des conditions inhumaines. Notre interlocuteur a ajouté à ce sujet : «On est en colère de l'inaction des services concernés qui n'ont pas porté assistance à un être humain en danger. La place de cet homme est normalement dans un hôpital psychiatrique et non pas dans la rue ; il représente non seulement un danger pour lui-même mais également pour le public». C'est le même avis d'une autre personne qui s'est présentée comme étant un représentant d'une organisation des droits de l'Homme dans la wilaya de Khenchela. Ce dernier a donné le même constat que son prédécesseur, indiquant qu'un malade qui souffre de troubles psychiques est irresponsable de ses actes et ne peut être abandonné à son sort. «On exige l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités de la mort de cet homme. Les autorités concernées auraient dû établir une réquisition afin que ce malheureux soit transféré dans un centre psychiatrique de Batna ou de Constantine. Malheureusement, rien n'a été fait et en voici les conséquences de la négligence qui a coûté la vie à un être humain», a-t-il martelé. A ce sujet, nous avons appris que le défunt a été admis à plusieurs reprises par les agents de la Protection civile dans une bâtisse située au centre-ville. Cette bâtisse connue par les habitants de Khenchela porte le nom de son premier propriétaire ''Dar Merkiche''. Elle est gérée par le fils du propriétaire et reçoit les personnes sans abri et parfois les individus qui souffrent des maladies psychiatriques. Ce lieu n'est pas encadré par des infirmiers ou par des médecins mais parfois par le Croissant-Rouge et par des bénévoles. Au sujet des sans domiciles fixes, nous avons appris que la direction de l'Action sociale de la wilaya de Khenchela a procédé à l'hébergement de plusieurs sans-abris. Les mêmes sources indiquent que la personne décédée n'a pas été prise en charge par les services sociaux afin qu'elle soit admise dans le foyer des personnes âgées en raison de sa santé mentale. Pour en savoir plus à ce sujet, nous avons tenté à maintes reprises de joindre un responsable de la wilaya ou le directeur de la Santé publique mais sans résultat. En somme, cet homme aurait dû être sauvé s'il avait été transféré vers un hôpital psychiatrique mais en vain. Qui en est responsable ?