Le ministre du Commerce extérieur et de la promotion des exportations, Kamel Rezig, a salué, avant-hier jeudi, le rôle du Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE) qui constitue, a-t-il dit, un des principaux mécanismes de soutien et d'accompagnement, puisqu'il prend en charge une partie considérable des coûts du transport international, ainsi que les dépenses liées à la participation aux foires et salons internationaux, que ce soit dans le cadre de participations officielles ou individuelles. «Le nombre de dossiers enregistrés via la plate-forme numérique pour bénéficier de ce fonds et ayant donné lieu à un remboursement s'élève à près de 1.800 dossiers au titre de l'année 2025», a-t-il indiqué. S'exprimant devant la commission des affaires économiques, du développement, de l'industrie, du commerce et de la planification de l'Assemblée populaire nationale (APN), présidée par Mme Samira Barhoum, le ministre a fait état de l'adoption de plusieurs mesures dans la loi de Finances 2026 pour diversifier les sources de financement de ce fonds aux fins de prendre en charge l'ensemble des dossiers déposés. Assurant que ses services attendent une autorisation du ministère des Finances pour procéder au remboursement des créances des opérateurs économiques enregistrées au titre des trois dernières années (2022, 2023, 2024). Evoquant les deux organismes nationaux spécialisés dans la promotion des exportations hors hydrocarbures et dans le suivi et l'encadrement des importations, dont la création a été ordonnée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le ministre a affirmé que la définition du règlement intérieur est entrée dans sa phase finale, en prélude à son adoption. «La création de ces deux organismes intervient en application des instructions du président de la République, qui a ordonné la dissolution de l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex) et la création de deux organismes: le premier chargé d'appuyer et d'encourager les exportations, et le second spécialisé dans l'organisation et l'encadrement des importations», a-t-il fait savoir. Soulignant l'importance de cette mesure, qui s'inscrit dans le cadre de la restructuration du système du commerce extérieur, en vue de renforcer la gouvernance et l'efficacité et d'adopter une nouvelle approche loin des solutions conjoncturelles et des mesures isolées, de manière à donner un véritable élan à la hausse des exportations hors hydrocarbures, à valoriser les capacités de production nationales et à créer une valeur ajoutée durable, le ministre a révélé que son département avait finalisé l'élaboration du projet de loi sur le commerce extérieur, qui est actuellement au niveau du Secrétariat général du Gouvernement (SGG). Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, a encore indiqué Kamel Rezig, prépare le lancement d'un guichet unique numérique pour les exportateurs, afin de faciliter les procédures et de réduire les délais de traitement. «Nos services œuvrent à la préparation du lancement d'un guichet unique numérique pour les exportateurs activant dans les différents secteurs, qui permettra de simplifier les procédures, de renforcer la transparence et d'accélérer la cadence du traitement des dossiers», a-t-il dit. Faisant remarquer que grâce à ce nouvel outil numérique, les opérateurs pourront obtenir les documents nécessaires à leurs opérations d'exportation dans les meilleurs délais, sans avoir à se déplacer à Alger, et pourront également prendre les rendez-vous en ligne afin de faciliter l'examen de leurs préoccupations.