Devant le nombre important de personnes qui souffrent de la prostate et qui se bousculent au quotidien devant le service d'urologie à l'ESH Transplantation des Organes et Tissus (TOT) à Blida, les responsables du secteur annoncent le lancement bientôt du projet du service d'urgence d'urologie afin de prendre en charge les malades de la wilaya qui, malheureusement, sont orientés vers les urgences de l'hôpital de Bab El-Oued a Alger pour être consultés en cas d'urgence. C'est le professeur Sid Ahmed Ould Larbi, responsable du service d'urologie au niveau du TOT qui a pris l'initiative d'interpeller le directeur général de la santé au niveau de la tutelle pour lui suggérer la nécessité d'ouvrir un service des urgences d'urologie pour pouvoir prendre en charge les malades souffrant, notamment de la prostate ou de la vessie. Selon Hicham Zekiri, directeur de la santé à la wilaya de Blida, le projet avait était accueilli favorablement par le ministère et exige de le traduire par une demande administrative. «Après délibération du Conseil de l'Ordre des médecins, l'ouverture de ce service d'urgences urologiques a été approuvée. Le directeur général a alors indiqué au professeur Ould Larbi de lui présenter un plan et une demande formelle pour réaliser cette importante structure sanitaire», a tenu a précisé Hicham Zekiri qui, selon lui, tout a été ficelé et officialisé au niveau local et il ne reste que laval officiel du ministère pour le lancement réellement de ce projet. «Moi-même, j'ai eu une discussion avec le professeur Ould Larbi sur les budgets en lui rappelant que le ministère n'a pas encore clôturé les budgets de l'année pour demander éventuellement un budget pour la construction et l'équipement de ce service d'urgence en urologie. Nous avons déjà envoyé une demande formelle au ministère l'informant sur les équipements nécessaires dont on a besoin pour cette nouvelle structure», a tenu a souligner le responsable avant de préciser que dans les hôpitaux, il y a rarement une urgence d'urologie, car selon lui, «il y a le chirurgien viscéral de juguler et de prendre en charge les cas d'urgence en orientant les malades vers les spécialistes en urologie». Le directeur de la santé publique de la wilaya de Blida a toutefois précisé que «si tout va bien, le service des urgences en urologie sera ouvert avant la fin du deuxième semestre de l'année en cours». L'autre service d'hémodialyse au niveau du TOT et qui connaît une pression suite au grand nombre de malades qui sont traités au quotidien, devra connaître un apaisement après l'ouverture d'un nouveau centre d'hémodialyse au niveau de la commune de Bougara située à l'Est du chef-lieu de la wilaya. sur ce sujet, Hicham Zekiri, a reconnu que le secteur de santé publique accuse un déficit en matière de centres d'hémodialyses. «Même si les malades sont pris en charge par la CNAS lorsqu'ils sont traités dans les centres du secteur privé, il est inconcevable qu'à Blida, le secteur de la santé publique ne compte qu'un seul centre d'hémodialyse», a indiqué le responsable avant d'annoncer la création d'un nouveau centre d'hémodialyses. «Nous avons débloqué un budget pour pouvoir effectuer des travaux d'aménagement et équiper cette nouvelle structure de santé qui accueillera les malades de la région de la wilaya. L'étude a été faite et nous allons lancer un appel d'offres pour choisir l'entreprise réalisatrice de ce projet avant la fin de ce mois», a indiqué le responsable tout en mentionnant que 30 à 40 malades qui nécessitent des séances d'hémodialyses et qui sont dans la liste d'attente pourront être pris en charge par ce nouveau centre d'hémodialyse. Evoquant le Plan d'action de sa direction, Hicham Zekiri, annonce la réalisation de nouvelles structures de santé publique. Il s'agit d'abord, d'un hôpital mère-enfant qui est en train d'être réalisé au niveau de Boufarik et dont les travaux ont atteint un taux d'avancement de 70% et la réalisation d'un pavillon des urgences au niveau de l'hôpital de Boufarik dont les travaux sont entre 30 et 40 %. «Nous avons aussi terminé trois études concernant la réalisation de trois hôpitaux mais malheureusement elles n'ont pas été enregistrées dans le budget sectoriel et nous espérons qu'elles le seront dans le budget de 2027», a indiqué le responsable avant de rappeler qu'un hôpital de 120 lits sera réalisé au niveau de la commune de Larbaa, un autre à Boufarik et le troisième à Haouch Errih (Bouinan). En préparation du nouveau site de logements AADL qui sera réalisé au niveau de la commune d'El-Affroun, Hicham Zekiri annonce la création d'un projet de réalisation d'un CHU d'une capacité de 500 lits et d'autres structures de santé dans ce nouveau pôle d'habitation. «C'est une demande qui a été faite par l'ex-wali et adressée au ministère de la Santé pour réaliser ce projet important», a tenu à rappeller Hicham Zekiri avant d'annoncer que «dix autres polycliniques ont été lancées dont une a été réceptionnée au niveau du pôle d'habitation à Haouch Errih et une autre va être bientôt réceptionnée au niveau du pôle d'habitation à Essafssaf. D'autres sont en phase de lancement», a indiqué le responsable qui, selon lui, l'entretien, le gardiennage et la sécurité de ces structures sanitaires seront, désormais pris en charge par l'APC. Pour le responsable du secteur de la santé au niveau de la wilaya de Blida, l'objectif est surtout d'humaniser les hôpitaux en permettant aux personnel du secteur d'être en formation continue dont l'objectif vise à placer le patient au cœur du système de soins, en améliorant l'accueil, la prise en charge et le confort. Rachid Lounas