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Les représentants de la société civile de la wilaya de Batna interpellent le président de la République Trois familles des ex-membres des services de sécurité exclues du logement social :
Les trois familles des ex-membres des services de sécurité qui attendaient impatiemment l'affichage des listes des bénéficiaires des logements sociaux sont sous le choc, ont indiqué les représentants de la société civile de la wilaya de Batna. Leurs noms ne figuraient pas parmi les nouveaux bénéficiaires des logements sociaux de Batna, Merouane et Oued El Ma. Selon les représentants de la société civile qui accompagnaient ces familles dans leurs démarches, les veuves des trois ex-membres des forces de sécurité se trouvent dans un état psychologique lamentable en raison du traumatisme psychologique dont elles avaient fait l'objet. En effet, les représentants de la société civile de la wilaya de Batna qui ont pris attache avec le journal n'ont pas caché également leur amertume, allant jusqu'à laisser éclater leur colère. « C'est avec une grande déception que nous avons appris que les trois familles des ex-membres des forces de sécurité ont été exclues de l'octroi du logement social. En raison de leur situation extrêmement délicate, ces trois familles des ex-membres des services de sécurité devaient normalement passer en priorité, mais finalement, elles ont été exclues ... ». Nous avons donné ici, les déclarations d'un membre des représentants de la société civile de la wilaya de Batna. Nos interlocuteurs ont ajouté que deux familles de deux ex-gendarmes sont harcelées par les propriétaires de logement privés pour quitter les lieux et risquent de se retrouver à la rue à tout moment. Il en est de même pour la famille d'un ex-policier qui occupe un logement de fonction de la Sûreté nationale et qui doit le libérer en raison du décès du chef de famille. Pour rappel, La Nouvelle République est le premier organe de presse qui a alerté l'opinion publique sur la situation désastreuse de ces trois familles des ex-membres des services de sécurité. La première famille est composée de la veuve d'un ex-gendarme (S. Athman) et de ses quatre filles. Cette famille a été expulsée du logement privé où elle résidait la première semaine du décès de l'époux et père de ses quatre filles. Aidée par des bénévoles et des représentants de la société civile, cette famille a déposé un dossier pour l'octroi d'un logement social, le 12 novembre 2023 sous le Numéro de quittance «58420». Au moment du dépôt du dossier, cette famille remplissait l'ensemble des conditions pour l'octroi d'un logement. A cette date, la famille en question est composée de cinq membres sans emplois et sans aucune ressource. « Normalement cette famille devrait être logée, car elle replissait toutes les conditions requises pour l'octroi d'un logement social. La commission de wilaya qui s'est rendue au chevet de cette famille grâce à l'intervention du chef du cabinet de la wilaya ont constaté sur place les conditions désastreuses et la situation dramatique dans lesquelles vivent les membres de cette famille », ont expliqué les représentants de la société civile. Ces deniers ont ajouté que malgré son âge et les différentes maladies dont elle souffrait, la veuve de l'ex-gendarme a tenu à se rendre au siège de la wilaya pour y rencontrer le chef de cabinet. Selon les témoignages des proches de la famille, au moment où la veuve de l'ex-gendarme attendait avec sa fille pour entrer au bureau du chef de cabinet, des agents sont venus lui demander de sortir et de revenir le jour de réception. Selon les mêmes témoignages, la veuve de l'ex-gendarme a tenté d'expliquer aux agents en question qu'elle avait rendez-vous aujourd'hui même avec le chef de cabinet, qu'elle est malade et qu'elle ne pouvait pas revenir un autre jour mais en vain. Durant les palabres, la veuve a été bousculé et a failli tomber dans les escaliers mais a réussi à s'accrocher à sa fille. Cet incident a failli mettre le feu aux poudres sans l'intervention de certains médiateurs qui ont réussi à calmer les choses. Alerté au sujet de cet regrettable incident, l'ex-wali, actuellement en poste dans la wilaya de Laghouat a réussi également a calmer les choses et a rassuré les membres de la famille de l'ex-gendarme en leur promettant que leur cas est pris en charge (voir La Nouvelle république du 25 juin 2025 – n° 8298). « Depuis 2023, la famille n'a pas bénéficié d'un logement social, alors qu'elle remplissait l'ensemble des conditions. Les concernés ont attendu la régularisation du dossier de la pension de la veuve du gendarme en fin 2025, pour rejeter le dossier, a indiqué un représentant de la société civile. Cet état de fait a été confirmé par les membres de la famille du gendarme indiquant que «c'est l'excuse recherché depuis le premier jour du dépôt de la demande afin de nous exclure d'un logement social». C'est le même cas pour la seconde famille de l'ex-gendarme, en l'occurrence Mme Oulmi H. Cette dernière qui réside actuellement dans la daïra de Merouna dans un logement loué chez un privé, s'est vue exclue du logement social en raison de la pension de son défunt époux qui dépassait le plafond de revenu familial, ouvrant droit à ce type de logement. Dans une récente vidéo postée sur les réseaux sociaux, la veuve de l'ex- gendarme a interpellé le président de la République et les hautes autorités du pays sur son cas. « La pension actuelle ne me permet même pas pour vivre et pour subvenir aux besoins de mes quatre enfants », a-t-elle fait savoir. Le troisième cas concernant la famille d'un ex-policier est vraiment très grave, ont indiqué les représentants de la société civile. Selon la version de ces derniers, la veuve de l'ex-policier aurait reçu les promesses de l'ex-wali, lui promettant de lui octroyer un logement social. Cette version nous a été confirmée par des services qui ont tenu à garder l'anonymat. « Effectivement, l'ex- wali de Batna a promis à la famille l'octroi d'un logement social et leur a demandé de déposer un dossier le plus rapidement possible », nous a-t-il a expliqué. Les mêmes services ont ajouté que lors du dépôt du logement social, les services de la daïra aurait constaté qu'un dossier pour l'obtention d'un appartement « ADL » a été déposé par la famille de l'ex-policier. Toujours et selon cette source qui reste à confirmer, la veuve de l'ex-policier a été contrainte de se désister du premier dossier déposé à ADL afin que la demande du logement social soit acceptée. Comme un malheur n'arrive jamais seul, la famille de l'ex-gendarme qui ne pourrait pas prétendre à un logement ADL en raison du désistement, elle fut exclue du logement social en raison de la pension de son ex-époux. En somme, les représentants de la société civile de la wilaya de Batna interpellent le président de la République lui demandant d'intervenir afin que les trois cas de ces ex-membres des services de sécurité soient régularisés.