Hier, après l'annonce de la mort de l'Ayatollah Ali Khamenei, tombé en martyr dans les attaques menées samedi par l'entité sioniste et les Etats-Unis, les forces armées iraniennes ont annoncé « le lancement des septième et huitième salves de missiles contre l'ennemi dans le cadre de l'opération Sadiq 4 ». La Télévision iranienne, citant des sources bien informées, a révélé que le lancement de cette nouvelle salve de missiles a été accompagné de drones. L'Iran a ciblé Tel Aviv, ce qui coïncide avec des informations faisant état d'explosions dans le centre-ville et dans les villes occupées de Haïfa et d'Al Qods. Les médias sionistes ont confirmé qu'un bâtiment dans le centre de l'entité sioniste et un autre près d'Al Qods ont été touchés. Les médias sionistes ont rapporté qu'une roquette a frappé Beit Shemesh, près d'Al Qods, tuant huit colons et en blessant au moins vingt autres, en plus de détruire complètement plusieurs maisons. La chaîne sioniste 12 a confirmé que la roquette à Beit Shemesh a touché directement un abri anti-bombes. Elle a également signalé un impact direct dans la région de Yarkon, au Nord de Tel Aviv, et des roquettes tombant dans plusieurs autres zones, les équipes d'ambulanciers se précipitant sur les lieux. Les médias israéliens sionistes ont constaté que le dernier bombardement iranien était exceptionnel. Les sirènes ont retenti sur toute la côte de la Palestine occupée, d'Acre au Nord à Ashdod au Sud, et ont couvert l'ensemble du territoire palestinien occupé. Des sirènes ont également retenti dans la région de la mer Morte par crainte d'infiltrations de drones. Parallèlement, des explosions ont été entendues à l'Est de Riyad, en Arabie saoudite, ainsi que de nouvelles explosions à Dubaï, Abou Dabi (Emirats arabes unis) et Doha (Qatar). Des bases américaines au Bahreïn ont été la cible d'une nouvelle vague de tirs de missiles balistiques et de drones iraniens, tandis que le ministère bahreïni de l'Intérieur a annoncé que l'hôtel Crowne Plaza de Manama, la capitale, avait été visé. Les médias locaux ont rapporté que quatre explosions près de la base aérienne de Harir, au Kurdistan irakien, à Erbil ont été entendues. Le ministre britannique de la Défense a annoncé que deux missiles avaient été tirés en direction de Chypre, où sont stationnés des milliers de soldats britanniques. Hier, la télévision iranienne a diffusé des images d'un pétrolier en flammes qui a été attaqué alors qu'il tentait de franchir illégalement le détroit d'Ormuz. L'Agence de presse iranienne Fars a cité un responsable iranien qui a déclaré que « les navires américains ne seront plus autorisés à entrer dans le Golfe.» De son côté, l'Agence Reuters a rapporté que des dizaines de cargos étaient ancrés au large des côtes iraniennes, irakiennes, koweïtiennes et émiriennes, évitant le détroit d'Ormuz. L'Agence a également noté qu'au moins une centaine d'autres pétroliers étaient ancrés au large des Emirats arabes unis et d'Oman, hors du détroit d'Ormuz. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait averti il y a plusieurs mois que même une fermeture de courte durée du détroit aurait un impact majeur sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. Les spécialistes ont noté que l'Iran n'aurait pas besoin d'envoyer des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz pour le fermer. Il pourrait perturber le trafic maritime en déployant de petits patrouilleurs rapides. Il pourrait également lancer des drones et des missiles depuis ses côtes ou depuis des îles de l'intérieur. Dans le même sens, l'AIEA tiendra, aujourd'hui lundi, une réunion extraordinaire, à la demande de la Russie, suite à l'escalade militaire dans le Golfe. La mission permanente de la Russie a demandé à convoquer une session spéciale du Conseil des gouverneurs de l'AIEA sur des questions liées aux frappes des Etats-Unis et de l'entité sioniste contre le territoire de la République islamique d'Iran, a indiqué un communiqué de l'AIEA. Le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, Mikhaïl Oulianov, a confirmé cette requête sur les réseaux sociaux. Plus tôt samedi, la représentation iranienne de l'ONU avait adressé la même demande par lettre au directeur de cette agence basée à Vienne, Raphael Grossi. Cette réunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs, qui représente 35 pays, précédera une session ordinaire déjà prévue, précise le communiqué. Samedi, l'AIEA a appelé à la « retenue » afin d' »éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations » au Moyen-Orient.