Le Ramadhan 2026 a été un véritable pont spirituel pour de très nombreux membres de la communauté nationale établie à l'étranger pour faire le déplacement en Algérie, une circonstance religieuse pour jeûner avec les proches et leurs familles, une conjoncture nationale pour renouer avec l'ambiance d'antan et une opportunité gastronomique pour savourer les plats traditionnels algériens qui caractérisent le mois sacré. De retour au bled après de très longues années passées à l'étranger, un nombre important de la diaspora algérienne a choisi de passer le mois de Ramadhan 2026 en Algérie pour profiter du climat spirituel, unique et incomparable, qui règne durant les trente jours de carême, mais aussi pour partager l'ambiance ramadhanesque avec leurs proches et les membres de leurs familles. Rencontrés par l'APS dès leurs arrivées à l'Aéroport international d'Alger (Houari Boumediene), Saïd M., un émigré algérien résidant en banlieue parisienne, a affirmé que, par chance, les vacances scolaires coïncident cette année avec le mois de Ramadhan. A cet égard, il a déclaré : «Je n'ai pas longtemps réfléchi et j'ai décidé de ramener ma fille passer quelques jours de ce mois de Miséricorde en famille», soulignant son attachement à renforcer chez elle le sentiment d'appartenance à la patrie, à chaque occasion disponible, et à lui permettre de découvrir les coutumes et traditions ancestrales. En face, Abdelkader B., un autre émigré algérien venu également de France, a exprimé sa joie de rejoindre sa famille pendant le mois de Ramadhan, notant que l'ambiance à l'étranger se limite aux mosquées, tandis qu'en Algérie elle possède une saveur particulière et authentique, dans les quartiers et les ruelles ou au sein de la famille, où l'on peut ressentir son atmosphère partout où l'on se trouve. Pour sa part, Zahra R., une émigrée algérienne venue de Londres, n'a pas caché son plaisir de partager cette occasion bénie avec sa famille, ayant préféré profiter de ses vacances annuelles coïncidant avec le mois de la Miséricorde. Un autre émigré algérien venu de Londres pour passer le mois sacré en famille dans sa ville natale de Oued Souf, a souligné l'enthousiasme de ses enfants à découvrir l'ambiance spirituelle et à pratiquer le jeûne et les rites religieux entourés de leurs proches. Accompagné de sa mère et de ses quatre enfants, Mohamed K. compte passer une semaine de Ramadhan en Algérie avant de repartir en Angleterre. Tout comme lui, Amel L., résidant à Istanbul, a décidé de passer les dix premiers jours avec sa famille, pour la première fois depuis son installation en Turquie, il y a sept ans, insistant pour programmer ses vacances afin qu'elles coïncident avec le mois sacré, en déclarant, à ce propos, que «les coutumes entourant le Ramadhan dans mon pays m'ont beaucoup manqué, je profite de cette occasion pour renouer avec ma famille, accomplir les rites religieux et savourer nos plats traditionnels, qui n'ont de vrai goût que lorsque la famille est réunie». D'autre part, le retour en masse de la diaspora algérienne vers l'Algérie pour passer le Ramadhan a été accompagné par un ensemble de mesures prises, à cette occasion, par les responsables de l'Aéroport d'Alger, et à leurs têtes le P-dg de l'Etablissement de gestion de services aéroportuaires d'Alger (EGSA-Alger), Mokhtar Saïd Mediouni, qui, dans une déclaration faite à l'APS, a souligné que «les efforts considérables» consentis pour la prise en charge de la communauté nationale résidant à l'étranger, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, veillent à fournir toutes les facilités nécessaires à nos compatriotes et aux autres voyageurs.